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Bonnes pratiques pour bien construire vos formulaires sur internet

Posté dans Formulaire & collecte de données par Thomas Faivre-Duboz

FredCavazza nous a déniché une très bonne présentation (3,9Mo) de la part de Luke Wroblewski sur l’état de l’art et les meilleures pratiques pour la conception de formulaires en ligne.

Une belle présentation, avec de très nombreux exemples, dont on peut tirer les principaux enseignements intéressants:

  • Eviter les champs optionnels
  • Adapter la taille du champ à la taille de l’info (ni trop, ni trop peu)
  • Grouper les éléments demandés par thèmes
  • Bien distinguer les actions principales (étape suivante) et les actions secondaires (retour, aide, annulation…)
  • Utiliser les aides contextuelles pour les champs compliqués (Région, Pays…)
  • Eviter les longueurs !! Pour les longs formulaires, diviser en plusieurs étapes et montrer l’avancement (en pourcentage par exemple)
  • Ne pas oublier de prendre en compte le « tabbing»  (le besoin pour de nombreux clients de remplir en utilisant la touche « TAB» )
  • Lors d’erreurs de saisie, les pointer clairement (champs manquant, mal remplis…), voire proposer des solutions
  • A la fin de la procédure, communiquer clairement sur les suites qui seront données au formulaire.

Ne manquez pas ce document bien documenté (112 pages) !



Taux d’abandon sur la page d’accueil (1/2): Origine des visiteurs

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Persuasion, Web analytics par Raphaël Fétique

Il était une fois… Chaque histoire a un commencement, et il en va de même pour les conversion funnels. Parlons donc des pages d’accueil et des landing page !

Considérons d’abord la mesure du taux de rejet sur la page d’accueil, il s’agit de connaître le pourcentage de visites où seule la page d’accueil est visualisée et ensuite l’internaute quitte le site. Cet indicateur avec les outils de mesure disponibles sur la place est relativement facile à obtenir.

Ce chiffre isolé est peu intéressant. Ce qui nous intéresse ici, ce sont les flux. Il nous faut donc obtenir l’origine des visiteurs: visiteurs tapant directement l’URL dans son navigateur, arrivant par un moteur de recherche (et quels mots clefs ont été tapés…), par des liens (avec des bannières, des liens sponsorisés…) ou par campagne publicitaire avec fenêtre pop-up…

Le taux de rejet sur la page d’accueil peut ainsi être différencié par origine. Un des enjeux couramment reconnus et de connaître le taux de rejet dû à une erreur. Par erreur on peut comprendre :

    • Les erreurs de saisie dans les URL : les utilisateurs qui ne voulaient pas atteindre mon site mais qui ont tapé mon URL. La contrepartie est de connaître le nombre d’utilisateurs qui veut atteindre ma page et qui se trompe dans l’URL… Souvent ce sont des utilisateurs qui finalement reviendront via un moteur de recherche.
    • Les clics par erreur : les utilisateurs lors de leur navigation peuvent cliquer sur un lien ou une bannière par erreur.
    • Les erreurs de requête et description floue : les utilisateurs arrivés via un moteur de recherche peuvent taper des mots clef et être abusés par les réponses à leur requête. Nous vous encourageons à taper « taux de conversion » sur Google, vous verrez que les premières réponses concernent des sites développant des solutions de conversion de format informatique (ex : PDF vers Excel…) ou des services de conversion de monnaies. Il suffit dès lors d’un clic sur un site dont la description est peu explicite pour se retrouver avec un utilisateur qui va se « perdre » sur un site qui ne l’intéresse pas.
    • Les bannières peu explicites ou campagnes marketing basées sur un certain flou/secret : parfois, c’est un objectif de générer des visites (lead) de manière non ciblée en espérant que le taux de rejet ne sera pas trop important après coup. Dans cet article, je ne considérerai pas de tels usages.

D’autres erreurs sont à envisager. Je ne sais pas ce que vous en pensez ? En tout cas, j’envisage par erreur toute visite non voulue ou non motivée. Lors de la lead generation, je pense qu’un vrai travail est nécessaire pour amener un flux de visiteurs qui a un vrai intérêt ou une vraie volonté de visiter notre site.



Une bonne utilisation des cookies sur vos pages internet

Posté dans Web analytics par Raphaël Fétique

Si l’on se réfère à la définition de Wikipédia,

les cookies sont de petits fichiers textes stockés par le navigateur Web sur le disque dur du visiteur d’un site Web et qui servent (entre autres) à enregistrer des informations sur le visiteur ou encore sur son parcours dans le site.

Merveilleux me direz-vous. Je dirai même mieux : fabuleux ! En effet, lorsqu’on parle de taux de conversion, le cookie est devenu un outil incontournable. Comme le laisse entendre la définition, le cookie renseigne sur le parcours. C’est en fait un témoin, ou comme il a été convenu de le franciser un témoin de connexion. Un nom plus négatif serait mouchard… Mais arrêtons nous un instant sur son utilité réelle (les synonymes c’est marrant, mais il ne faut pas en abuser). A mes yeux, le cookie a deux fonctions principales dans le domaine du taux de conversion :

    Les statistiques : les cookies permettent de recueillir des statistiques sur l’utilisation faite par chaque utilisateur du site Web. Le niveau d’information que l’on peut récupérer permet de dégager des indicateurs très fins et pertinents dont je vous parlerai prochainement. Toute l’information est ventilée par utilisateur ce qui permet d’avoir une approche one to one, ou si vous préférez un utilisateur du site = un segment. Naturellement, pour faire de l’analyse, il est plus intéressant de gérer des agglomérats et d’établir des profils type. La logique orientée marketing doit permettre de rattacher aux chiffres des comportements identifiés. Le cookie permet de lier des parcours utilisateurs à des types d’utilisateur, ce qui représente un axe d’analyse clef pour la conversion.
    L’expérience utilisateur : les cookies ont eu une utilité croissante en ce qui concerne l’amélioration de l’expérience utilisateur. D’abord parce que le cookie est un outil qui permet de gérer chaque utilisateur de manière unique. Lorsque monsieur X formule des exigences ou des attentes explicites ou implicites, il est possible de les intégrer. Ainsi si monsieur X a dit la semaine dernière qu’il ne veut que 10 articles par page, ou lorsque après analyse, on a constaté que monsieur X passe plus de temps sur le site lorsqu’on lui soumet des articles de sport plutôt que d’économie, il est certain que ces enseignements seront suivis et monsieur X vivra une meilleure expérience. Ainsi le site devient meilleur aux yeux de monsieur X et le site améliore à chaque connexion sa connaissance de monsieur X. L’ensemble des indicateurs du site concernant monsieur X et par extrapolation, l’ensemble des indicateurs des visiteurs récurrents du site sont améliorés, à condition évidemment d’exploiter les informations collectées par le biais des cookies. Vous voyez certainement se dégager un cercle vertueux…Je collecte, j’analyse, j’améliore. A noter aussi l’importance de la fidélisation lorsqu’il s’agit d’améliorer l’expérience d’un utilisateur. En ce qui concerne l’expérience globale des utilisateurs, on se rappelera que les agglomérats ne sont pas interdits, et donc que l’amélioration au niveau de l’individu peut être utilisé à un niveau plus global.
    Un autre aspect important en ce qui concerne l’amélioration de l’expérience est l’utilisation du cookie pour l’identification : il évite de devoir s’identifier à chaque visite. L’effet de cet usage du cookie est clef en terme de conversion. On pourra prendre l’exemple de l’achat en un clic chez Amazon : s’il n’y avait pas de cookie, l’achat en un clic serait impossible. Le cookie devient donc un élément pour raccourcir le nombre d’étape des conversion funnels, et il devient un outil fort pour retirer les obstacles empêchant la conversion.

Mais les cookies ont un côté obscur, et surtout si on les laisse brûler. Bien maintenant que cette blague est faite, je me sens plus léger. Plus sérieusement, le cookie pose de vrais problèmes en terme de privacy. A trop vouloir surveiller et mesurer, on peut facilement franchir la ligne de la légalité. Mais le risque de se retrouver devant un tribunal n’est pas le seul. En effet, il faut prendre garde à utiliser le cookie avec intelligence, car si l’utilisateur peut comprendre les bénéfices lorsque cela concerne l’amélioration de son expérience, le degré de privacy et le mythe de big brother le pousse à supprimer régulièrement ses cookies. Dès lors il devient difficile d’avoir des statistiques qui tiennent la route (par exemple en ce qui concerne le nombre de visiteurs uniques), et tout devient plus difficile lorsqu’il s’agit d’avoir une gestion individualisée et une amélioration de l’expérience utilisateur.

Pour ne pas se retrouver à chaque fois avec une feuille blanche, il faut établir un accord de confiance et avoir un vrai contrat Win/Win équlibré avec l’utilisateur.

Pour finir je me permets de citer quelques chiffres récupérés sur Web-Analytique.com.

En 2005, seuls 8% des internautes disent effacer très régulièrement leurs cookies (contre 18% en 2004). 24% des internautes disent ne jamais effacer leurs cookies, soit plus du double qu’en 2004 ! Ces chiffres ont été obtenus par des études menées en 2004 par Jupiter Research et en 2005 par l’institut Ponemon.

Utilisez les cookies intelligemment, et tout le monde y gagnera !



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