Posts Taggués ‘Développement’
 

« Retour à l'accueil du blog

Monter un site d’e-commerce : open source, solution propriétaire, ou partir de zéro ?

Posté dans Solutions & Partenaires, e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

Monter son site d'e-commerce : développement, open source, solution propriétaire ? Capture par luce_beaulieu sur FlickrTribune intéressante de Nicolas Koenig chez Neteco. Un grand nombre de boutiques en ligne se lance en ce moment, avec au préalable la même question qui se pose : quelle solution choisir pour développer son site ?

  • 1. Utiliser une solution open source type OsCommerce qu’il faut nécessairement adapter et paramétrer soi-même
  • 2. Utiliser une solution propriétaire avec service et adaptation possibles (ex: PowerBoutique) ou sans (ex: Ebay)
  • 3. Partir de zéro : développer soi-même ou faire développer son site par une Agence Web

OsCommerce : l' ecommerce open sourceSelon Nicolas Koenig, qui insiste surtout sur la distinction entre open source et solution propriétaire, le choix d’une solution open source peut vite coûter cher pour cause de difficulté à adapter l’outil. On pourra citer notamment le manque/absence de service support, de documentation, ou tout simplement les problèmes techniques et « bidouilles»  nécessaires pour le webmaster puisse adapter son site à son offre et à son positionnement, démarche ô combien légitime et inévitable.Quand je précise « coûter cher» , ce n’est pas nécessairement une question de coût facial. Lorsque vous effectuez un choix pour votre business, il faut utiliser une logique mettant oeuvre le concept du ROI. Dès lors il ne faut pas oublier de considérer et chiffrer :- Le temps supplémentaire que vous mettrez à développer votre site : coût salarial en terme de facturation interne (les gens qui bossent sur ce problème ne sont pas disponibles pour se consacrer à une autre problématique), impact business en terme de chiffre d’affaires perdus et coût stratégique car vous risquez de perdre votre position de first mover- L’indisponibilité du site que vous provoquerez si vous avez des difficultés à le modifier/gérer : coût salarial, perte de chiffre d’affaires immédiatement et à plus long terme car impact sur la satisfaction client et la rétention/fidélisation- Les performances business plutôt médiocres dues à un site moins convaincant/rassurant car moins adapté (par exemple avec un panier moyen qui sera plus faible).Pour revenir sur le dernier point, la question clef qui revient en premier est « vend-on de la même manière des t-shirts et des DVD ?» . La réponse est non.Votre élément de différenciation n’est pas seulement ce que vous vendez, mais la façon dont vous le vendez et le mettez en avant : la manière dont est organisée votre page d’accueil (meilleures ventes ? produits récents ? information textuelle sur l’offre… ?), votre processus d’achat (2, 3, 4 étapes ?), vos fonctionnalités (liens contextuels entre vos produits, click-to-call, ugc, …) et des multitudes d’autres choix à opérer (call-to-action, copywriting, argumentaire de vente…).Avant de choisir toute solution, il vous faut répondre aux questions suivantes : de quoi ai-je besoin ? Comment présenter mon offre ? Comment convaincre mon client ?DONC : Quelles sont l’originalité et la complexité du site que je vais lancer ? Comment vois-je le site à terme avec toutes ses fonctionnalités (la solution suffira-t-elle à terme ?) ? Quelles sont les compétences techniques dont je dispose (moi, mes associés, la qualité de mes développeurs…) ?En simplifiant exagérément, on pourrait dire : plus vous voulez un site d’e-commerce adapté à vos besoins et moins vous possédez de compétences en interne, plus cela vous « coûtera»  cher, non seulement pour le ticket d’entrée (» set-up fee» ), mais aussi à terme (efficacité et conversion / transformation du site, coût des refontes).



Revue de presse N°2 – Semaine 13

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

Quelques articles marquants de la semaine précédente…

Prochaine revue de presse la semaine prochaine !



Comment mesurer la performance avec Ajax ?

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz


Avec l’émergence et l’utilisation de plus en plus fréquente de l’Ajax, d’interfaces riches avec des interactions client-serveur de plus en plus désynchronisées se pose clairement la question de la comptabilisation des « pages vues» , et plus largement des critères de performance de ces sites.

Les articles ne se comptent plus sur le thème !

Ce qui se dessine à l’heure actuelle, c’est que la perception du « nombre de pages vues»  comme un des premiers critères de l’évaluation de la qualité d’une audience va devenir de moins en moins vraie à l’avenir. Avec des sites qui vont vers plus de fluidité et de simplicité (citons Yahoo, par exemple), on s’oriente vers un nombre de pages vues beaucoup plus faible, mais où les interactions site/utilisateurs sont beaucoup plus riches. Cela n’est pas encore le cas pour les sites de presse en ligne de contenu qui ont besoin de monétiser leur audience et d’afficher régulièrement des campagnes différentes – mais le sens de l’histoire va tout de même vers des processus plus fluides et plus simples, même si on ne fait pas forcément de l’Ajax (pourtant, c’est la mode! ;-) ) .

A ce rythme, le nombre de pages vues ne risque pas de demeurer le critère le plus pertinent. Le nombre de visiteurs uniques, peut, lui, nous permettre de comparer « a minima»  l’audience des sites.

Mais, pour le sujet qui nous intéresse, à savoir la conversion sur le sites en Ajax: quels sont les critères pertinents ? Comment mesurer la performance d’un site en Ajax ? Certains parlent de la montée en puissance de la mesure de durée de visite. On pourrait comparer Yahoo et MSN sur ce critère. Mais cela ne vaut que pour comparer des sites proposant strictement les mêmes services: quels sont les critères qui permettent de définir des sites comme « semblables» ? On ne peut clairement pas comparer MySpace et Yahoo sur la durée de visite. Par contre, on peut facilement le faire avec Netvibes, Webwag (…) sur ce critère particulier.

Et vous ? Voyez-vous d’autres critères que la durée de visite qui permettraient de comparer les sites en Ajax ?

PS: On pourrait donc imaginer que les régies publicitaires ne rémunèrent plus seulement au clic ou au nombre d’affichages, mais au clic ou à la durée d’affichage, avec des publicités tournantes toutes les 30 secondes… Ca ne vous rappelle pas les anciens médias ? C’est peut-être ça, la maturité de l’internet ! ;-)



Une bonne utilisation des cookies sur vos pages internet

Posté dans Web analytics par Raphaël Fétique

Si l’on se réfère à la définition de Wikipédia,

les cookies sont de petits fichiers textes stockés par le navigateur Web sur le disque dur du visiteur d’un site Web et qui servent (entre autres) à enregistrer des informations sur le visiteur ou encore sur son parcours dans le site.

Merveilleux me direz-vous. Je dirai même mieux : fabuleux ! En effet, lorsqu’on parle de taux de conversion, le cookie est devenu un outil incontournable. Comme le laisse entendre la définition, le cookie renseigne sur le parcours. C’est en fait un témoin, ou comme il a été convenu de le franciser un témoin de connexion. Un nom plus négatif serait mouchard… Mais arrêtons nous un instant sur son utilité réelle (les synonymes c’est marrant, mais il ne faut pas en abuser). A mes yeux, le cookie a deux fonctions principales dans le domaine du taux de conversion :

    Les statistiques : les cookies permettent de recueillir des statistiques sur l’utilisation faite par chaque utilisateur du site Web. Le niveau d’information que l’on peut récupérer permet de dégager des indicateurs très fins et pertinents dont je vous parlerai prochainement. Toute l’information est ventilée par utilisateur ce qui permet d’avoir une approche one to one, ou si vous préférez un utilisateur du site = un segment. Naturellement, pour faire de l’analyse, il est plus intéressant de gérer des agglomérats et d’établir des profils type. La logique orientée marketing doit permettre de rattacher aux chiffres des comportements identifiés. Le cookie permet de lier des parcours utilisateurs à des types d’utilisateur, ce qui représente un axe d’analyse clef pour la conversion.
    L’expérience utilisateur : les cookies ont eu une utilité croissante en ce qui concerne l’amélioration de l’expérience utilisateur. D’abord parce que le cookie est un outil qui permet de gérer chaque utilisateur de manière unique. Lorsque monsieur X formule des exigences ou des attentes explicites ou implicites, il est possible de les intégrer. Ainsi si monsieur X a dit la semaine dernière qu’il ne veut que 10 articles par page, ou lorsque après analyse, on a constaté que monsieur X passe plus de temps sur le site lorsqu’on lui soumet des articles de sport plutôt que d’économie, il est certain que ces enseignements seront suivis et monsieur X vivra une meilleure expérience. Ainsi le site devient meilleur aux yeux de monsieur X et le site améliore à chaque connexion sa connaissance de monsieur X. L’ensemble des indicateurs du site concernant monsieur X et par extrapolation, l’ensemble des indicateurs des visiteurs récurrents du site sont améliorés, à condition évidemment d’exploiter les informations collectées par le biais des cookies. Vous voyez certainement se dégager un cercle vertueux…Je collecte, j’analyse, j’améliore. A noter aussi l’importance de la fidélisation lorsqu’il s’agit d’améliorer l’expérience d’un utilisateur. En ce qui concerne l’expérience globale des utilisateurs, on se rappelera que les agglomérats ne sont pas interdits, et donc que l’amélioration au niveau de l’individu peut être utilisé à un niveau plus global.
    Un autre aspect important en ce qui concerne l’amélioration de l’expérience est l’utilisation du cookie pour l’identification : il évite de devoir s’identifier à chaque visite. L’effet de cet usage du cookie est clef en terme de conversion. On pourra prendre l’exemple de l’achat en un clic chez Amazon : s’il n’y avait pas de cookie, l’achat en un clic serait impossible. Le cookie devient donc un élément pour raccourcir le nombre d’étape des conversion funnels, et il devient un outil fort pour retirer les obstacles empêchant la conversion.

Mais les cookies ont un côté obscur, et surtout si on les laisse brûler. Bien maintenant que cette blague est faite, je me sens plus léger. Plus sérieusement, le cookie pose de vrais problèmes en terme de privacy. A trop vouloir surveiller et mesurer, on peut facilement franchir la ligne de la légalité. Mais le risque de se retrouver devant un tribunal n’est pas le seul. En effet, il faut prendre garde à utiliser le cookie avec intelligence, car si l’utilisateur peut comprendre les bénéfices lorsque cela concerne l’amélioration de son expérience, le degré de privacy et le mythe de big brother le pousse à supprimer régulièrement ses cookies. Dès lors il devient difficile d’avoir des statistiques qui tiennent la route (par exemple en ce qui concerne le nombre de visiteurs uniques), et tout devient plus difficile lorsqu’il s’agit d’avoir une gestion individualisée et une amélioration de l’expérience utilisateur.

Pour ne pas se retrouver à chaque fois avec une feuille blanche, il faut établir un accord de confiance et avoir un vrai contrat Win/Win équlibré avec l’utilisateur.

Pour finir je me permets de citer quelques chiffres récupérés sur Web-Analytique.com.

En 2005, seuls 8% des internautes disent effacer très régulièrement leurs cookies (contre 18% en 2004). 24% des internautes disent ne jamais effacer leurs cookies, soit plus du double qu’en 2004 ! Ces chiffres ont été obtenus par des études menées en 2004 par Jupiter Research et en 2005 par l’institut Ponemon.

Utilisez les cookies intelligemment, et tout le monde y gagnera !



La conversion multicanale chez Darty et la Fnac

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

La finalité du site internet de la Fnac est-elle de faire acheter les clients sur internet ?

Lors de la folie internet des années 2000, on prédisait déjà la fin des magasins. Les années ont passé, l’e-commerce a explosé…. et les magasins sont toujours là !
Et internet, loin de se substituer aux achats en magasin, les ont même soutenus… Explication: Internet est au moins autant un canal de vente qu’un canal d’information. Il permet donc aux clients de se renseigner, de s’informer sur les produits et leurs prix, particulièrement pour des enseignes comme la Fnac ou Darty.
En effet, la plupart des clients de ces enseignes savent avant même de choisir leur produit préféré où ils vont l’acheter: pour des raisons de qualité de service et de sérieux principalement (sinon, ils iraient chez Cdiscount, Pixmania ou autre pure player, qui n’ont pas la même assise en terme de perception de qualité). Fnac.com devient donc autant une vitrine pour les produits en magasin qu’un véritable point de vente.

Un chiffre: environ 15% des clients de Darty en magasin ont déclaré s’être renseignés préalablement sur le site Darty.fr

Depuis la mi-2006, la Fnac permet aux visiteurs du site Fnac.com de réserver les produits en magasin ! Dire que cela ne fut pas possible avant pour des raisons techniques n’est pas une bonne raison. La vérité, c’est que les acteurs Click & Mortar ont vraiment mûri ces problématiques multicanales…

Fnac.com

Cet exemple très intéressant nous montre qu’un site d’e-commerce, et particulièrement un site qui a derrière de « vrais»  magasins avec des parpaings et du ciment, a bien plusieurs objectifs de conversion: la vente, et la transformation en magasin.

Reste une question: pour ces acteurs, comment hiérarchiser ces deux canaux sur les sites internet ? Les canaux utilisés sont-ils différents en fonction des clients ? en fonction des produits? La Fnac a choisi de les mettre sur le même pied d’égalité, mais oblige les clients réservant leurs produits en magasin à payer en ligne (par carte bleue uniquement).

Elle sécurise ainsi ses réservations, mais ne rassûre pas pour autant le client qui a peur de laisser son numéro de carte bleue et donc d’acheter en ligne… Elle ne fluidifie pas non plus l’achat de produits très chers, comme les écrans plats à 2000€ ou 3000€, qu’on aimerait sans aucun doute pouvoir chercher à coup sûr dans sa Fnac préférée sans avoir besoin de se faire peur en entrant son numéro de carte bleue sur la Fnac.com(plafond atteint, par exemple)…

Les acteurs Click & Mortar ont donc beaucoup mûri, mais il y a encore donc sûrement quelques ajustements à faire sur ce terrain…



Page 2 sur 2«12