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‘Multichannel Funnels’ : le multi-touch selon Google Analytics

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Cela fait un an maintenant que dure notre croisade (!) pour la meilleure prise en charge du multi-touch par les annonceurs et les outils.

Contraints plusieurs mois par un contrat de confidentialité avec Google (nous sommes partenaires certifiés et avons accès à la roadmap ainsi qu’à un support privilégié), nous pouvons désormais le dire : Google Analytics va bientôt intégrer cette problématique dans l’outil.
Cette fonctionnalité appelée « Multichannel Funnels»  (Entonnoir multicanal) est encore à l’état de projet pilote auprès d’annonceurs sélectionnés.
Certains de nos clients pourront bientôt en bénéficier. La fonction sera ensuite étendue à l’ensemble des comptes.

A titre personnel, c’est une satisfaction d’avoir pu contribuer à la sortie de cette fonctionnalité. Lors de la dernière réunion des partenaires certifiés à Palo Alto en septembre 2010, la product manager s’occupant du projet avait déclaré à l’assemblée avoir regardé en détail le cas d’étude qu’un partenaire français (nous !) avait produit sur le sujet. Elle faisait référence à notre livre blanc et notre cas pratique sur la mesure du multi-touch réalisé avec Google Analytics pour notre client Auto-IES.com.

Je vous propose de parcourir les interfaces de cette nouvelle fonctionnalité.

Tableau de bord général

Le module apparaît dans une catégorie « conversions»  regroupant maintenant les objectifs et l’e-commerce (nous parlons bien de la nouvelle version de Google Analytics). Ceci signifie que cette fonctionnalité marche à la fois avec les objectifs classiques et les transactions e-commerce.
Un diagramme représentant le recouvrement des sources (overlap) permet d’identifier quelles sont les sources qui vous permettent d’aller chercher de nouveaux prospects (élargissement des cercles), et quelles sont celles qui agissent comme des supports (ou des doublons !) vis à vis d’autres sources (cercles recouverts).

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Conversions « assistées» 

Pour l’instant, GA présente les sources qui agissent comme des aides à la conversion (avant la visite qui génèrent la conversion). Il les appelle « assist»  comme on parle des passes décisives dans des sports bien connus. Il existe également une visualisation permettant de voir les sources qui agissent en tant que première source d’une succession de visites. On imaginera par exemple que le display soit plus présent que d’autres sources dans ce rapport.
Signalons ici que Google Analytics n’intègre pour l’instant pas de post-view dans ces rapports multi-touch, mais uniquement du post-clic (sont uniquement considérées les sources qui génèrent réellement des visites).
Enfin, il n’y a pour l’instant pas possibilité de modifier le modèle d’attribution de Google Analytics (toujours fixé sur le modèle « dernier clic de campagne»  qui gagne).

Un indicateur important ici : Assisted / Last interaction conversions. Un ratio proche de 1 permet de démontrer que la source est utilisée pour conclure des transactions, alors qu’un ratio plus proche de 0 permet de démontrer que la source sert avant tout à générer de l’exposition.
Avant cette fonctionnalité, il était très tentant de supprimer une source qui amenait beaucoup de visites mais pas de conversion. Ce rapport démontrera l’importance des sources de notoriété en tant que sources aidant à la conversion finale.

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Chemins de conversions

Cette visualisation montre les principaux chemins (successions de sources) utilisées par les internautes pour convertir. Elle est très similaire à ce que nous avions pu montrer dans le cas auto-IES de notre livre blanc.
Il existe une autre visualisation permettant de regrouper les différentes sources entre elles pour identifier plus clairement le rôle du display, du cpc, de l’e-mailing, etc. Bien sûr, cela suppose de tracker correctement ses sources de trafic, par exemple en utilisant l’outil de génération d’URLs trackées de Google Analytics.

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Temps nécessaire à la conversion

Google Analytics prend en compte les sources utilisées par l’internaute au cours des 30 derniers jours uniquement. Ce sera largement suffisant pour la plupart des cycles d’achat, mais insuffisant pour certaines (cycles d’achat long type automobile, formation professionnelle, etc).

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Nombre de visites nécessaire à la conversion

Ce rapport est très semblable au rapport précédent mais montre le nombre de visites nécessaires pour générer une conversion.

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Je trouve cette nouvelle importante pour le marché, car elle met tous les acteurs devant leurs responsabilités : oui, le multi-touch est un enjeu majeur et les annonceurs, tout comme les régies, doivent s’en préoccuper. Le fait que Google lance cette fonctionnalité alors que Google Analytics est accusé de favoriser le référencement naturel et payant par son modèle d’attribution me semble intéressant à constater : Google doit certainement penser que faire prendre conscience de ces enjeux aux annonceurs leur rapportera certainement plus que de les laisser dans l’ignorance.



Facebook génère-t-il une moins bonne conversion que Google ?

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Le rôle de Facebook dans la contribution qu’il peut avoir en termes de trafic et de vente, que ce soit vers les sites e-commerce, mais aussi vers tous les autres, ne cesse d’augmenter chaque mois. Cette remarque de Daniel Broche (Discounteo) sur Twitter en est bien la preuve. Nous constatons régulièrement chez nos clients une progression de Facebook en tant que source de trafic, particulièrement pour ceux qui ont une démarche active sur le site (fan page, animation, participation, etc.).

conversion-facebook

Cependant, pour Facebook, la réalité semble moins rose en termes de taux de conversion mesurés. Le moins que l’on puisse dire est qu’on est a priori assez loin des taux de conversions d’un référencement naturel quali ou d’une campagne adwords bien gérée. Mais ce constat simple ne doit pas nous faire occulter un enjeu majeur, souvent oublié et qui – nous le pensons sincèrement – est vraiment sous-estimé par le marché, à savoir celui de comment est vraiment mesurée et attribuée la conversion. Nous allons voir que cela a clairement un impact sur la nature de la comparaison que nous pourrons réaliser entre Facebook et Google.

Dans la plupart des outils (Google Analytics par exemple), le mode d’attribution par défaut est celui du « dernier clic»  (avec des variantes : dernier clic payant, dernier clic de campagne, …). Ceci signifie que si le visiteur revient plusieurs fois avant d’acheter, la dernière source sera considérée comme celle ayant réellement générée la vente. Pour en savoir plus sur ce phénomène, connaître les impacts des différentes sources, je vous encourage d’ailleurs à télécharger notre livre blanc gratuit sur le sujet du Multitouch analytics : comment mesurer et attribuer les conversions ?

Si on reprend la comparaison de Facebook et de Google, on a souvent l’impression que Google nous donne un meilleur taux de conversion (en plus de donner, pour l’instant, de bien meilleurs volumes de trafic). Mais pourquoi ? Notamment parce que Google intervient souvent assez tard dans le cycle d’achat, une fois que le visiteur s’est fait un avis sur le produit ou le service. Alors, bien souvent, il saisit le nom de la marque ou du produit dans Google, clique sur un lien de référencement naturel ou un lien de campagne Adwords, puis finalise sa transaction.

Dans une pure logique « Attribution au dernier clic» , une plus forte part des revenus est donc attribuée aux sources qui performent bien près de l’acte de conversion (dont Google).

Si Facebook propose « en moyenne»  des taux de conversion plus faibles (je n’ai pas d’étude sur le sujet, c’est une constatation empirique sur certains clients additionnée de la remarque de Daniel), on peut peut-être imaginer qu’il intervient plus tôt dans le cycle d’achat, étant plus proche d’une logique d’exposition, de branding, de discussion sociale autour du produit ou du service. Si je m’intéresse à un produit X et que je passe régulièrement sur la fan Page Facebook de la marque et que je souhaite acheter, il y a tout de même quelques chances pour qu’au final, je passe par Google pour conclure ma transaction. Bien sûr, je ne considère pas que c’est le parcours d’achat unique, mais que c’est un comportement relativement commun sur le Net.

A titre d’illustration, voici deux graphiques issus de notre livre blanc sur le multitouch réalisé l’année dernière. Nous avions mesuré le phénomène en modifiant Google Analytics pour faire remonter ces données de sources concaténées qu’il ne remonte pas d’habitude, pour un de nos clients, auto-ies.com.

On y remarque clairement que le SEO est de plus en plus utilisé à mesure des visites qui rapprochent le visiteur de la conversion finale :
multitouch-seo

A l’inverse, le display est de moins en moins utilisé à mesure que le visiteur affine sa décision. La saut constaté à la dernière visite peut être certainement expliqué par le cas de visiteurs qui finissent par se décider en cliquant sur une bannière de la marque vue sur un autre site.
multitouch-display

On peut tout à fait imaginer que Facebook correspond à une catégorie de source plus propice au branding, à l’exposition et à la conversation qu’à la conversion finale elle-même.

Fondamentalement, on constate bien à quel point une pratique de marché (l’attribution au dernier clic) peut tendre à favoriser certains acteurs plutôt qu’un autre, et surtout faire croire qu’une bonne source est une source qui amène forcément une conversion. Alors qu’une bonne source est tout simplement une source qui contribue de manière forte à la conversion finale, quelle que soit sa position dans le cycle d’achat du client : au début, au milieu ou à la fin. De nouveaux modèles d’attribution, permettant de mieux mettre en avant des sources de notoriété préalables à la conversion sont réellement nécessaires et commencent à être proposés par certains outils (niveau adserving ou webanalytics) que nous abordons dans le livre blanc sur le multitouch. Toute la question de la prise en compte du post-view (visualisation d’une bannière sans clic) est aussi un enjeu majeur. La question des conversions elles-mêmes déportées sur Facebook (appli / achat via Facebook) peut encore complexifier le débat : le sujet n’est clairement pas simple.

Pour en savoir plus sur le sujet, n’hésitez pas à télécharger notre livre blanc gratuit ! ;-)

… et si vous avez d’autres retours sur le taux de conversion des visites issues de Facebook, n’hésitez pas à les partager ici !



Nouvelle version Google Analytics v5 : notre analyse !

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Chaque année, Google lance une nouvelle version de Google Analytics. Cette année, il s’agira de la version ‘5′. Cette nouvelle version a été officiellement lancée hier en beta , elle sera progressivement déployée à tous les utilisateurs. Chez Converteo, nous avons eu l’opportunité de la tester depuis plusieurs mois maintenant. Il faut cliquer ici pour s’inscrire de manière prioritaire à la bascule.

google_analytics_v5_global

Les principales nouveautés mises en avant par Google

Nouvelle interface
> Regroupement des rapports de manière plus logique et plus intuitive
> Navigation plus rapide
> Tableau de bord multiple avec plus de personnalisation (même si on est encore loin de pouvoir définir des metrics calculées vraiment personnalisées)

Plus de focus sur l’analyse
> Segments avancés plus facile à trouver et à créer
> Reporting personnalisés plus facile à créer, gérer.
> Segmentation mieux intégrée à l’outil
> Visualisation en nuage de mots-clés (une vraie fonction « waow effect» , pour le reste…)

Gestion des comptes/profils facilitée
> Recherche pour retrouver les comptes et les profils : à l’usage, je ne suis pas encore convaincu, même si de notre côté on a 50 comptes clients liés.
> Visualisation et modification des paramètres facilitées : on recourrait avant à des plugins firefox qui agissaient comme des rustines.

Personnellement, il me semble que la majorité des évolutions n’est pas réellement visible car vraiment technique. Les équipes Google Analytics semblent avoir fait de très gros efforts sur l’architecture technique pour gérer la montée en charge (nombre croissant d’utilisateurs + nombre croissant de données trackées, notamment avec les événements et les variables personnalisées) : le summit Google Analytics en septembre 2010 à Palo Alto nous a donné l’occasion de voir quelques slides assez chargés sur les différentes couches de back end, front end, ce qui laisse à penser que le gros du travail est en fait un travail de fond. Donc le meilleur reste à venir en termes de fonctionnalités. Une des prochaines fonctionnalités en test est vraiment très, très, très prometteuse, mais je ne peux malheureusement pas vous en dire plus.

Les quelques nouveautés peu visibles mais importantes

-On peut désormais sélectionner plusieurs segments sans forcément afficher le segment « toutes les visites»  (avant, lorsque l’on sélectionnait 3 segments en même temps, il fallait obligatoirement afficher le trafic principal).
google_analytics_v5_segment

-Maitenant les événements enregistrent par défaut la page depuis laquelle ils sont appelés. Plus besoin de « gaspiller»  un paramètre pour insérer l’url : cela nous offre donc une dimension de segmentation en plus.
google_analytics_v5_event

-Les objectifs de conversion peuvent être basés sur un événement et plus seulement sur une page, un palier de temps passé ou de pages vues / visite.
google_analytics_v5_goal_ev

-On peut désormais paramétrer plusieurs tableaux de bord par compte.
google_analytics_v5_tdb

-Quelques nouvelles périodes d’analyse sont disponibles : « last week» , « yesterday» , etc.
google_analytics_v5_date

Bien sûr, beaucoup d’autres évolutions sont au programme, je vous conseille d’aller jeter un coup d’oeil à la vidéo de Justin Cutroni, expert GA américain reconnu.

Les nouveaux tableaux de bord vont dans le bon sens, mais nous sommes encore dans l’attente de pouvoir obtenir des metrics calculés (somme, produit, soustraction d’indicateurs filtrés ou segmentés) qui permettraient de définir des rapports bien plus précis à la manière d’un Unica NetInsight par exemple.

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Je vous rappelle que nous animons une formation de 2 jours sur Google Analytics destinée aux responsables Marketing, les 18 et 19 avril sur Paris. Cliquez ici pour en savoir plus !

Converteo fait partie de la demi-douzaine d’entreprises françaises promues partenaires certifiés sur la solution Google Analytics. Cette certification est la résultante de nombreuses implémentations et missions de conseil réalisées par Converteo sur l’utilisation de cette solution de mesure d’audience gratuite. Elle garantit notre capacité à implémenter, conseiller, paramétrer et former nos clients à Google Analytics.



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L’e-Commerce n’est pas un eldorado !

Posté dans e-Commerce par Raphaël Fétique

J’ai récemment été interviewé par une journaliste sur la perception que j’avais du secteur e-Commerce. Je me permets de vous livrer quelques réflexions qui ont structuré mes réponses à ses questions.

1- Le e-commerce a explosé. Que cache ce succès apparent ? Quels sont les pièges à éviter lorsque l’on entreprend sur ce secteur ?

L’e-Commerce est un secteur qui explose en termes de chiffres d’affaires et de nombre d’e-marchands. Le problème est d’oublier que dans ces chiffres, les auto-entrepreneurs côtoient les multinationales avec des secteurs d’activité très variés (de l’habillement à l’alimentaire en passant par l’informatique ou le mobilier). Il faut se rendre compte de manière générale qu’il s’agit d’un secteur peu ou pas rentable où des acteurs présents depuis parfois 10 ans ont du mal à atteindre l’équilibre (Cdiscount ou Rueducommerce par exemple affichent des pertes). Seule exception, VentePrivee.com qui affiche une rentabilité importante liée à sa capacité de pratiquer de fortes marges.

Pour les nouveaux entrants, il faut se rendre compte que beaucoup de secteurs sont saturés. Il est de moins en moins coûteux de lancer une boutique mais paradoxalement de plus en plus coûteux de lancer une boutique rentable. Cette concurrence exacerbée génère une guerre des prix avec des marges très basses et une grande difficulté pour les nouveaux de générer des volumes de ventes suffisants. Sans volume, pas de possibilité de négociation avec les fournisseurs ; il sera également difficile de développer votre catalogue.

Enfin, devant l’apparente facilité de lancer une activité e-Commerce, il faut savoir qu’il y a une multitude de métiers et d’expertises à maîtriser. Il faut au moins maîtriser ou déléguer 4 métiers pour commencer :

  • Commerçant : dénicher les bons produits et les bons fournisseurs, négocier les prix d’achat, avoir le sens du client et du service, mettre en valeur ses produits…
  • Développeur : même si vous utilisez des solutions packagées, que vous vendez sur eBay, vous serez un jour amené à soulever le capot et à comprendre comment fonctionne votre site web (HTML, PHP, CSS, etc.).
  • e-Marketeur : faire venir des prospects et les convertir est un métier où il faut choisir les bonnes sources de trafic et améliorer son site, tout en n’oubliant pas la fidélisation, une voie sous-estimée pour atteindre la rentabilité.
  • e-Logisticien : gérer un stock et acheminer des produits au domicile de ses clients ne s’improvise pas surtout pour des produits volumineux (exemple : canapés, piscines, …)

Je ne peux que recommander de se faire accompagner et de se former en amont d’un projet s’il manque au créateur une des quatre casquettes.

2- Quel est le secret pour réussir et être bien référencé sur cette « jungle»  hyper concurrentielle ?

Pour pouvoir acheter sur votre boutique, le consommateur doit déjà vous trouver. Il vous faut donc être trouvable autant sur votre marque que sur les mots clés liés à votre catalogue produits, sans oublier que l’internaute fait des erreurs d’orthographe et de saisie. Il s’agit là d’une logique de zone de chalandise sémantique : vous cherchez à vous positionner face à un besoin exprimé par un prospect. Vos concurrents en feront de même.

Les deux approches suivantes sont quasi indispensables : le référencement naturel et le référencement payant. Pour simplifier à l’extrême, le référencement naturel génère du trafic sur votre site car l’algorithme d’indexation de Google / Bing détermine que vous êtes pertinents sur certains mots ou expressions car vos contenus sont de qualité, bien structurés, avec une bonne fraicheur, en quantité importante et que d’autres sites pointent vers votre site via des hyperliens. Le référencement payant détermine que vous êtes pertinents sur un mot clef ou une expression car vous êtes prêts à payer le plus cher une visite générée par ce mot ou cette expression et que vos annonces/offres sont pertinentes pour les internautes. Il s’agit d’un système d’enchères en temps réel.
Pour estimer la concurrence sur un secteur avant de se lancer, il suffit de se placer dans la peau d’un client et de saisir quelques expressions liées aux produits que vous souhaitez vendre dans un moteur de recherche (Google affiche plus de 90% de part de marché en France). Vous verrez alors apparaitre certains de vos concurrents. Leur nombre, la qualité de leurs sites, leur agressivité commerciale… vous donneront des éléments déjà intéressants sur votre secteur. Ensuite vous pourrez utiliser « Google Keywords Generator » pour évaluer la concurrence sur les mots clefs qui vous intéressent, la volumétrie de recherches sur ces mots et le prix moyen que vos concurrents sont prêts à payer pour attirer une visite (via le CPC moyen : Coût Par Clic).

Si vous êtes curieux, vous pourrez aussi utiliser Google Adplanner pour estimer le trafic des sites concurrents et vous inquiétez éventuellement sur leurs difficultés à attirer des prospects.

Au final, le référencement naturel est une tâche de fond sur laquelle il faut investir en production de contenus réguliers (via un blog par exemple, mais attention à la ligne éditoriale et au fait de ne pas le laisser à l’abandon) tout en faisant attention à la structure de son contenu (balise titre et balise h1 par exemple) et en n’oubliant pas de chercher des backlinks (liens d’autres sites vers votre boutique).

Le référencement payant est bien plus simple en apparence, en à peine dix minutes vous pouvez lancer une campagne, mais il vous faudra sortir la carte bancaire et surveiller de très près votre budget en activant des dizaines de leviers d’optimisation (ciblage géographique, sémantique, horaire, technologique…). Pas de secret, les premiers temps de toute boutique sont marqués par une hyper dépendance à Google Adwords (référencement payant chez Google) car vous n’aurez pas encore créé votre propre marque et que le référencement naturel est une course de fond.

3- Quels sont les avantages et les contraintes du métier d’e-commerçant ?

Parmi les avantages, il y a naturellement les avantages liés à toute aventure entrepreneuriale : liberté, indépendance, potentiel, absence de supérieur… Le fait d’entreprendre sur Internet amène également la possibilité de travailler à domicile (voir l’explosion du nombre de « mompreneurs » sur Internet) et laisse germer dans l’inconscient un besoin d’investissement moindre (pas besoin de faire un prêt comme pour une boutique). Il s’agit là naturellement d’une erreur, car le pas de porte qui est garant d’un passage de prospects dans la vraie vie a aussi un coût important sur Internet, il s’agit juste d’un pas de porte « sémantique » qui se construira à coût d’investissement en référencement payant (logique court terme) et en référencement naturel (logique moyen et long terme).
Parmi les autres contraintes, il ne faut pas sous-estimer la charge de travail et notamment le fait de travailler tard ou le week-end si vous souhaitez avoir une logique de réactivité dans le service client, la promesse du web étant la disponibilité du service 24h/24h. On se rapproche là d’horaires de travail d’une petite épicerie de quartier dans les grandes villes…

Enfin, pour exister et survivre, je ne sais si c’est une contrainte ou un avantage d’ailleurs, il faut constamment se former et apprendre, notamment lorsqu’on ne dispose pas d’une connaissance des 4 métiers de base de l’e-commerce.

4- Quelle est votre vision du marché ? Pensez-vous qu’il y a toujours de la place pour les nouveaux sites marchands ?

De la place, il y en a forcément toujours, c’est le principe d’une économie capitaliste, il faut juste être meilleur que les autres. Vous pourrez certainement trouver quelques secteurs avec des niches vierges, mais il faudra se questionner car nombreux sont les candidats à l’aventure e-Commerce qui ont testé et arrêté l’aventure… La virginité d’un secteur n’est pas forcément rassurant !

Au final, l’hyper concurrence laisse donc de moins en moins de place à l’amateurisme et donc seuls les sites marchands avec des équipes expertes sur les quatre métiers de base de l’e-Commerce peuvent aujourd’hui espérer se faire une place durable. Il y aura toujours des malheureux qui croiront à l’Eldorado, mais pour un succès facile sans travail combien de milliers d’échecs ?



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