Offline, mobile & multicanal
 

« Retour à l'accueil du blog

Les marques & Internet : que faire quand on ne vend rien ?

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Jean-Marc Bouwyn

L’omniprésence d’Internet impose aux marques d’être en ligne. A toutes les marques. Même à celles qui n’y vendent rien, ou plutôt – à celles qui ne vendent rien directement au consommateur.

Elles sont d’ailleurs nombreuses, les marques exclues de l’e-commerce pur. Parmi les raisons qui expliquent leur absence de la vente en ligne, on retrouve aux premiers rangs :

  • L’envie/la nécessité de ne pas contrarier des réseaux de distributeurs (ou de prescripteurs locaux) puissants et indispensables (une situation qui ne devrait pas tant évoluer, dans la mesure où à moyen comme à long terme, la majorité des achats dans la majorité des secteurs seront effectués offline).
  • L’inadéquation de leur organisation interne à la vente en ligne au détail

Pour ces marques, quelles sont les moteurs de leur présence en ligne ?

La 1ère raison d’être en ligne, c’est la « notoriété ».

Il s’agit certainement de la raison la plus populaire – et les cyniques prétendront que c’est parce que c’est celle qui exige a priori* le moins de mesure pour justifier de son efficacité. Reste que le développement de la notoriété est évidemment un objectif décisif pour ces marques, car la conscience de la marque et de ses produits pour le consommateur est plus qu’un préliminaire à l’achat : c’est une nécessité. Il est donc logique que le développement de la notoriété ait justifié le lancement de campagnes média puissantes. Mais en dehors des discussions portant sur les problèmes de mesure de l’efficacité de ces campagnes, il s’agit de voir que cette raison d’être en ligne ne peut être que partielle. Partielle, car elle ne répond pas aux prospects et clients de la marque qui viennent chercher de l’information dans un contexte d’achat, et dont certains ont un réel objectif d’achat.

D’où une 2ème raison d’être en ligne potentielle : vendre indirectement en générant du trafic en points de vente.

Le concept de web-to-store est venu à point pour marketer cette ambition. Développer sa stratégie web-to-store, c’est développer les leviers les plus propres à transformer le prospect online en un client offline. Attention cependant à la confusion entre l’objectif et les moyens : de même qu’écologie ≠ poubelle jaune, stratégie web-to-store ≠ store locator ! Une stratégie web-to-store efficace impose une réflexion profonde sur les besoins de ses clients : ont-ils besoin de trouver des informations sur la marque ou de trouver des informations sur un produit spécifique de cette marque ? Se rendent-ils en majorité en points de vente  pour acheter ou pour avoir des conseils supplémentaires ?

Un des avantages d’une stratégie web-to-store, c’est qu’on peut en mesurer davantage l’efficacité, et donc justifier de l’impact commercial de la présence de la marque sur Internet. Cet enjeu est d’ailleurs particulièrement important dans le cas de réseaux d’affiliés ou de franchisés qui cherchent à comprendre la valeur ajoutée des dispositifs de marque non immédiatement marchands – Adrien Vesteghem, Directeur CRM du Groupe Beaumanoir, justifiait lors de la dernière conférence « Online-to-store » de l’EBG la prépondérance du couponing dans les stratégies web-to-store par le fait que « c’est aujourd’hui le système qui parle le plus aux affiliés »… Plus   généralement, la justification de la présence en ligne de ces marques passe par la définition de stratégies d’accompagnement du client en cross-canal, (auxquelles Converteo avait consacré un livre blanc l’année dernière) : il est donc logique qu’il s’agisse d’un de leurs sujets clés d’attention.

Rossignol, la 1ère brique web-to-store d’une stratégie cross-canal

<i>Le store locator de Rossignol</i>

Le store locator de Rossignol

Le lancement d’un dispositif multi-plateformes (site Web de la marque, facebook, moteurs de recherche) de géolocalisation de ses 10 000 revendeurs, la création d’un module de prise de contact via Internet et de présentation des offres commerciales en cours chez le revendeur (coupons, séries spéciales…) est la première brique d’une stratégie cross-canal pour les skis Rossignol. Sur le marché concurrentiel de la vente de skis, elle permet à la marque d’améliorer la connaissance de sa base clients, valorise pour les revendeurs les apports de la marque en points de vente (via un outil en ligne de mesure des leads générés), et … les incite à atteindre un seuil minimum de commande pour être mis en avant en ligne.

Cependant, une stratégie web-to-store ne répond que partiellement à l’envie d’achat exprimée par un client ou un prospect. Plus précisément, elle ne permet pas de convertir les acheteurs potentiels qui valorisent fortement la capacité à acheter les produits de la marque en ligne. Et ne permet donc pas d’éviter la déperdition liée aux prospects chauds pour lesquels la rupture de canal fait risquer le coup de froid !

Une 3ème raison d’être en ligne : vendre indirectement en ligne ?

Et c’est justement à ce stade qu’interviennent les market places dans les stratégies de développement en ligne des marques. Entres autres avantages, elles permettent d’éviter un changement de canal aux prospects les plus chauds détectés en ligne – et l’impact commercial du dispositif a l’immense avantage de se mesurer directement en euros !

Dans un contexte où fleurissent les market places des grands distributeurs (RueduCommerce en 2007, Pixmania en 2008, Fnac.com en 2009, CDiscount en 2011…) et où apparaissent des solutions techniques clef en main de plus en plus abouties (Mirakl par exemple), la question de vendre indirectement en ligne va probablement se poser pour les marques de façon d’autant plus insistante que les barrières techniques s’abaissent.

Mais avant de se lancer, comment savoir si le jeu en vaut la chandelle ?

Un des enjeux est de valoriser la capacité de la marque à contrôler de façon plus efficace les informations produits utilisées par les tiers vendeurs dans le cas d’une market place : le contrôle des positionnements prix incohérents, les erreurs dans les noms de produits, les informations produits incomplètes… La market place a le grand avantage de faciliter le travail de trade marketing !

L’autre enjeu principal est la valorisation du trafic capté : le trafic naviguant sur les grandes plateformes d’e-commerce tout d’abord, mais aussi le trafic de notoriété perdu à cause du changement de canal.

Si le mécanisme de place de marché est un des plus anciens du Web (Amazon a ouvert son programme affiliate en 1997 !), il semble être un des plus grands leviers de développement pour les marques qui ont pris l’habitude de ne pas vendre en ligne. En théorie, l’entrée dans une market place (et/ou la création de sa propre market place si son trafic de notoriété le justifie) semble un prolongement et un complément d’une stratégie web-to-store efficace. Après la théorie, la pratique ?

Axe utilise la marketplace d’Amazon pour vendre ses coffrets

Utilisation de la marketplace Amazon par Axe

Utilisation de la marketplace Amazon par Axe

Pour la majorité des marques du Groupe Unilever, le ratio frais de livraison / panier moyen est suffisamment défavorable pour qu’elles n’aient pas intérêt à vendre directement en ligne. Axe est dans ce cas, et la conscience collective de pouvoir trouver le produit partout ne demande pas à la marque de travailler la génération de trafic en points de vente. En revanche, la market place est un levier intéressant car elle permet de stimuler 2 types d’achat : – Les achats de produits à l’unité au sein de commandes atteignant un seuil prédéfini (15€ pour le programme Panier Plus d’Amazon) – Les achats de coffrets, pour lesquels le panier moyen est nettement plus intéressant pour la marque Sans compter que le travail fourni par Axe ici lui permet de contrôler davantage la qualité des informations produits diffusées : ici, les visuels produits, les noms de collections et les informations de contenance sont homogènes et de qualité

* : a priori seulement, car de nombreux dispositifs de mesure existent : analyses de différentiel de notoriété spontanée/assistée, de taux de reach, de corrélation avec l’évolution de la part de marché de la marque etc.




Moyens de paiement online, offline : vers une convergence ?

Cloud WalletLe monde des paiements, aussi bien sur Internet que dans le commerce physique, a connu des transformations très rapides ces dernières années, et le processus ne semble pas près de toucher à sa fin. Toutes ces innovations se doivent de prendre en compte plusieurs éléments liés à la nature même du paiement :

  • la sécurité, qui demeure un enjeu essentiel alors que la fraude est une réalité qui touche la quasi-totalité des modes de paiement actuels ;
  • la nécessité de simplifier et fluidifier ce passage par nature « contraignant » du cycle d’achat du consommateur – voire d’y associer des services présentant une véritable valeur ajoutée ;
  • la dimension cross-canal d’un nombre croissant de marchands ;
  • l’acceptabilité par le plus grand nombre (marchands et consommateurs).

La convergence des moyens de paiement semble être la réponse qui conciliera ces différents impératifs. Le phénomène est d’ores et déjà en marche, et il semble évident que l’ensemble de l’écosystème marchand aura à y gagner.

Les innovations technologiques multiplient les possibilités

Depuis plusieurs années, les méthodes de paiement traditionnelles telles que les espèces, les chèques bancaires et les cartes de débit/crédit se voient concurrencées par de nouvelles solutions, qui sont le fait d’acteurs souvent non bancaires. Dans l’arsenal des nouveaux systèmes et instruments de paiement, nous trouvons les wallets (porte-monnaie électroniques), les solutions NFC (Near Field Communication – communication sans-fil à courte portée), les virements bancaires en ligne, les QR codes, le paiement adossé à la facture téléphonique, etc.

La convergence des moyens et systèmes de paiement est une notion plurielle qui peut s’opérer principalement à deux niveaux :

  • au niveau des canaux de paiement, en rendant le paiement possible de manière indifférenciée, qu’il soit fait depuis un point de vente physique, sur Internet fixe, ou sur Internet mobile ;
  • au niveau des solutions et instruments de paiement : quelle que soit la solution technologique utilisée, le paiement « convergent » implique de pouvoir fédérer tous les avantages, services et options liés au paiement tels que le couponing, les systèmes de fidélité, les services de crédits, et autres assurances et systèmes de cashback.

Aujourd’hui, convergence rime avec dématérialisation des supports de paiement. Les technologies qui présentent les promesses les plus séduisantes sont celles s’appuyant sur les architectures de type « cloud ».

Le dénominateur commun à tous les modes de paiement réside dans le fait qu’ils trouvent in fine racine dans le système de paiement traditionnel qui fait intervenir les processus bancaires de compensation. Or les architectures cloud font référence à des applications logicielles qui se trouvent en dehors des rails du système de paiement classique et s’y connectent en s’interfaçant avec les passerelles de paiement que sont les PSP. Potentiellement, n’importe quel support qui peut se connecter à Internet devient capable d’opérer un paiement en accédant à ces applications.

Sans titre

Les solutions de wallets telles que PayPal, Google Wallet ou Buyster et Kwixo pour le cas français sont déjà des applications de paiement accessibles à partir d’une simple connexion Internet. Dans les prochains mois, les deux géants de l’industrie des cartes de paiement vont également sortir leurs wallets (V.me pour Visa et Paypass Wallet Services pour Mastercard) avec des objectifs de pénétration du marché très ambitieux.

Ces wallets contiennent non seulement les informations nécessaires au paiement, mais également de nombreuses informations personnelles des porteurs qui peuvent s’avérer utiles pour fluidifier la transaction.  Dans un premier temps, il s’agit de simplifier le tunnel d’achat de l’e-commerçant  en permettant de finaliser une transaction en deux clics (via la simple saisie d’un couple identifiant/mot de passe) depuis la page de panier. Demain, de nombreux services à valeur ajoutée encore à imaginer pourront s’y greffer : ils porteront sur la fidélisation, la livraison, les facilités de paiement, l’assurance/garantie, etc.

Le sujet de la sécurité de ces solutions de paiement ne semble pas vraiment en être un, étant donné qu’elles doivent toutes à un moment donné se conformer aux standards éprouvés PCI/PA-DSS qui fixent les normes en matière de protection des données de paiement et de lutte contre la fraude.

Relier les paiements « online » aux paiements de proximité et faire disparaître la dépendance au « hardware »

Reste que pour le moment, ces solutions de wallets sont d’abord conçues pour être utilisées dans un environnement purement « online » sur un site e-commerce. Or pour prodiguer une expérience de paiement sans discontinuité, elles doivent également être utilisables dans un environnement de commerce physique. Les consommateurs qui peuvent acheter un produit chez un marchand en ligne en deux clics tout en cumulant points de fidélité et autres avantages vont s’attendre à pouvoir bénéficier de la même simplicité de service chez un marchand physique.

Ici, la démocratisation d’appareils mobiles connectés à internet semble pouvoir permettre l’accélération rapide de la convergence online/offline. Les smartphones et autres tablettes qui peuvent se connecter à Internet tout en embarquant plusieurs technologies différentes deviennent des instruments de paiement capables d’opérer dans une multitude de situations. Par exemple les technologies NFC rendent les wallets hébergés dans le nuage (et les informations de paiement contenues à l’intérieur) accessibles dans un contexte de paiement de proximité, simplement grâce à une application et une puce contenue à l’intérieur de l’appareil. Le smartphone a la possibilité d’être à la fois l’instrument d’émission et de réception du paiement, par une simple proximité physique.

Sans titre 2

Une des dernières étapes vers la convergence sera celle qui verra la disparition de la dépendance du paiement au hardware : la convergence se jouera vraisemblablement au niveau des passerelles de paiement (incarnées par les PSP), et dans le cloud.

Idéalement, les passerelles de paiement devraient pouvoir gérer et agréger une myriade de solutions différentes. Les paiements de proximité se feront simplement grâce à un unique terminal potentiellement compatible avec toutes les solutions de paiement. Au lieu de développer un nouveau protocole pour chaque nouvelle solution de paiement qui nécessitera un terminal spécifique chez le commerçant, les nouvelles solutions n’auront qu’à se « brancher » sur ces passerelles et seront déployables via une simple mise à jour logicielle chez le commerçant. Elles donneront aussi accès aux avantages et services liés au paiement qui seront verront fédérés quelle que soit la solution de paiement choisie.

La convergence fera des heureux

En abolissant la distinction entre les différents canaux d’achat online/offline, la convergence des moyens de paiement représente une véritable aubaine pour tous les marchands.

En plus de voir leurs tunnels de conversion à la fois enrichis et simplifiés, les marchands en ligne gagneront en temps et en ressources avec des solutions probablement moins coûteuses, qui s’intégreront de plus en plus aisément sur leur site. Aussi, en voyant la distinction entre les paiements online et offline s’estomper, les e-commerçants pourront parvenir à faire venir dans leur boutique les consommateurs les plus réfractaires au commerce en ligne actuel.

Pour les acteurs « clicks and mortar » présents sur les deux canaux online et offline, la convergence permettra de mutualiser les coûts et contraintes qu’engendre la cohabitation de plusieurs solutions de paiement cloisonnées : déploiement, maintenance, commissions, etc. Ils proposeront également à leurs clients des expériences d’achat cross canal encore plus abouties lorsque l’étape de paiement ne différenciera plus leurs magasins physiques connectés de leurs e-shops.

Cela pourrait enfin constituer une incitation supplémentaire pour les marchands de proximité dont l’activité se prête à une présence en ligne, mais qui n’ont pas encore osé franchir le pas.

Si les problématiques de paiement vous intéressent, n’hésitez pas à nous contacter.



[Livre blanc Converteo] Les enjeux d’une stratégie crosscanal

Converteo fort de ses nombreuses missions menées dans un contexte crosscanal a décidé de publier un livre blanc sur ce thème plus que jamais d’actualité au sein de l’ensemble des entreprises, surtout celles impactées par le digital. Vous pourrez télécharger ce document de 86 pages dans notre section livre blanc (préface de Nicolas Prigent, Global Head of eBusiness Euromaster, Expert Distribution et Internet via www.ropo.fr et www.web2store.fr).

Voici également les slides qui ont servi à la conférence animée par Raphaël Fétique (directeur associé Converteo) et Nicolas Prigent (préface de Nicolas Prigent, Global Head of eBusiness Euromaster, Expert Distribution et Internet via www.ropo.fr et www.web2store.fr) au salon e-Commerce 2012 à Paris Porte de Versailles.

Les enjeux du crosscanal – Salon eCommerce 2012 – Converteo from Raphaël FETIQUE

N’hésitez pas à nous contacter pour toute question relative au livre blanc et à vos enjeux crosscanal !



‘Multichannel Funnels’ : Le règne du Last click prendra-t-il fin grâce à Google Analytics ?

Posté dans Offline, mobile & multicanal, Web analytics par Kévin Gentil-Cantin

Nous vous en parlions il y a quelques mois : Google Analytics travaille sur des nouveaux rapports afin de faire apparaitre l’importance des différentes sources menant à une conversion. C’est à présent chose faite, puisque vous pouvez tous à présent trouver ces nouvelles données dans votre outil. Il vous suffit donc pour cela d’utiliser la nouvelle version de Google Analytics, puis de vous rendre dans la partie « Mes Conversions >Entonnoirs de Conversion Multicanaux»  via le menu.

Vue d'ensemble des rapports "Multi-Channels Funnels" sur Google Analytics

Grâce à ces nouvelles données, vous allez donc enfin pouvoir obtenir une vision plus réaliste du comportement de vos clients et de l’impact réel généré par vos différentes sources d’acquisition. En effet, à présent, les internautes sont de moins en moins dans une approche : « Je vois une publicité, je clique dessus, et j’achète» … Ils ont de plus en plus besoin de comparer, d’être rassurés, d’avoir le temps d’acheter le bon produit, au bon moment, avec la bonne offre. Et pour répondre à cela, les annonceurs doivent être présents tout au long de leur parcours : un emailing, quelques bannières, du retargeting, un comparateur de prix, et bien sur, du référencement. Cela semble logique, normal même, mais jusqu’à aujourd’hui, nos outils de web analyse ne rendaient grâce qu’au « Last click« , qu’à la dernière source avant la conversion… Tout cela pour se rendre compte la plupart du temps que la source incontestable de conversion était … notre marque ! Avec ça, on était bien avancé.

Cette époque est maintenant révolue, Google Analytics offre à présent à tous, de manière simple et efficace, une solution pour obtenir une vision plus réelle du parcours des clients à travers les différentes sources d’acquisition que vous utilisez et dans lesquelles vous investissez. Comme une équipe sportive, grâce à ces données, ceux qui passent la balle au buteur final peuvent enfin aussi être récompensés, mis en avant, et non pas dénigrés car « leur coût d’acquisition est bien trop élevé» .

Mais une vidéo vaut mieux qu’un long discours, et Google en a justement réalisé une afin de présenter le sujet et les fonctionnalités offertes par son nouvel outil :

Indéniablement, le rapport le plus pertinent de cet ajout est le rapport « Conversions indirectes» , qui va vous permettre très rapidement de vous rendre compte de l’ampleur du multi-sources sur votre acquisition. Combiné à la fonctionnalité très intéressante de « groupe de canaux»  et à un retraitement/analyse des données, il est ainsi possible de différencier les sources « Amont»  des sources « Aval» , à savoir, celles qui attirent le client par rapport à celles qui le convertissent au final. Un tout premier pas intéressant est de simplement trier les groupes de canaux par conversions finales, puis par conversions assistées, et de comparer les classements. Il est fort probable que cela mettra en avant une ou deux sources payantes qui n’étaient pas estimées à leur juste valeur jusqu’à maintenant.

Conversions assistées vs Conversions finales dans Google Analytics

Enfin, ces données cumulées aux budgets doivent permettent de calculer des coûts d’acquisitions plus proches de la réalité, et donc de mettre en avant les sources qui doivent être coupées (partiellement ou totalement) et celles qui par contre méritent plus d’investissements. Nous avons ainsi pu obtenir sur les premières études que nous avons réalisé pour deux de nos clients des résultats du type :
- Source A = coût d’acquisition réel inférieur de 19% au coût max d’acquisition
- Source B = coût d’acquisition réel inférieur de 41% au coût max d’acquisition
- Source C= coût d’acquisition réel supérieur de 24% au coût max d’acquisition

Et comme vous pouvez le voir, ces résultats sont directement opérationnels et permettent d’agir de suite sur la stratégie d’acquisition en modifiant les budgets, de manière à conserver un coût d’acquisition satisfaisant sans couper la « source»  même des conversions.

Bien sur, ces nouvelles données sont loin d’être parfaites. Seules les interactions ayant eu lieu dans les 30 jours avant la conversion sont prises en compte, ce qui est problématique pour des processus d’achat longs (pour l’immobilier par exemple). Par ailleurs, le manque de fiabilité du suivi des visiteurs par cookie (même first-party) prend encore plus de place dans le cadre d’un analyse multi-sources. Enfin, certains rapports proposés par GA ne sont pas parfaits, notamment celui présentant les chemins de conversion, qui n’est pas du tout exploitable en l’état et demande un retraitement lourd dans un tableur pour en sortir quoi que ce soit.

Mais pour nous, une chose est sure, c’est que, face à l’irréalisme totale que peut représenter le « Last click»  dans l’analyse d’une stratégie d’acquisition, l’approche multi-source est clairement une révolution nécessaire, et Google Analytics propose avec son outil une voie pertinente et satisfaisante pour faire vos premiers pas dans ce nouveau monde.


Si vous souhaitez aller plus loin et avez besoin d’aide sur ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter. Les consultants Converteo sont formés aux problématiques multi-sources depuis maintenant plus d’un an, puisque nous avons commencé à travailler activement sur ce sujet en avril 2010 (voir notre livre blanc).

______________________________________________________

Infos pratiques :

- Il faut actuellement 36h pour que les données multi-source soient traités par Google et apparaissent dans l’outil (contrairement aux données « classiques»  qui sont visibles après 24h maximum).

- L’historique des données multi-sources est fourni depuis fin janvier 2011. Certains comptes peuvent encore n’avoir à disposition que les données depuis juillet 2011 mais cette situation n’est que très temporaire.

- Les données multi-sources ne sont mesurées que sur les 30 jours précédents une conversion. Pensez-y si les cycles d’achat de vos produits sont plus longs.

- Google a mis en place plusieurs pages de supports concernant ces nouveaux rapports, qui vous pourrez retrouver à cette adresse.

- Enfin, de manière logique, pour fonctionner, ces rapports ont besoin d’objectifs définis dans l’outil (ou d’une activité e-commerce trackée via le tag correspondant). Ainsi, si vous n’avez pas encore d’objectifs définis dans Google Analytics, pensez à les créer au plus vite afin de commencer à récolter les données multi-sources.




Converteo Formation : 10 Formations e-business indispensables !

Après 4 ans de formation sur mesure chez ses clients, Converteo lance son activité de formation inter-entreprise : découvrez nos 10 formations e-business indispensables, éligibles au DIF !

>> Découvrez les formations sur le site

Nos prochaines formations

Kevin Gentil-Cantin

Google Analytics pour les responsables Marketing

18 & 19 avril 2011 (2j) – 1 650€ H.T., animée par Kévin Gentil-Cantin

Cette formation réalisée par un partenaire certifié GA permet aux responsables Marketing de bien comprendre le fonctionnement de Google Analytics et d’apprendre à utiliser concrètement GA (cas pratiques).

Thomas Faivre-Duboz

Améliorer l’efficacité de ses landing pages

27 mai 2011 (1j) – 850€ H.T., animée par Thomas Faivre-Duboz

Lorsque les budgets e-marketing explosent, il faut absolument améliorer le taux de conversion des pages d’atterrissage vers lesquelles on redirige ce trafic : découvrez les méthodes pour améliorer vos landing pages ! 

Raphael Fetique

Définir sa stratégie e-Commerce et son articulation cross canal

23 & 24 juin 2011 (2j) – 1 650€ H.T., animée par Raphaël Fétique

Réservée aux décideurs, cette formation a pour vocation de les aider à intégrer leur e-commerce au sein d’une stratégie multicanale : découvrez les problématiques majeures d’organisation, de gestion, d’optimisation, etc.

Nos autres formations sur 2011

Mesurer, analyser et améliorer la performance de son site 1er juil. 2011

Google Analytics pour les resp. techniques + test GAIQ - 6, 7 & 8 juil. 2011

Concevoir et refondre un site internet - 12 septembre 2011

Google Analytics pour les responsables marketing - 15 & 16 septembre 2011

E-marketing pour les non-spécialistes - 13 & 14 octobre 2011

Optimiser votre site avec le testing a/b et multivarié - 18 novembre 2011

Elaborer un business plan internet - 8 & 9 décembre 2011


>> Découvrez les formations sur le site

Feuilletez et téléchargez notre catalogue !

Notre catalogue de formations est disponible en PDF en cliquant sur ce lien.
Sinon, cliquez sur le flipbook pour voir le catalogue en plein écran !



Page 1 sur 712345»...Dernière »