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La FNAC se lance dans le communautaire

Un très intéressant virage sur Internet de la FNAC (précédemment Fédération Nationale d’Achat des Cadres ;-) ), qui va lancer en bêta à partir du 2 juillet un site communautaire, Fnac Live (www.fnaclive.com).

Le principe: donner aux membres Fnac (et aux autres?) un espace de partage et de convivialité sur Internet. Ils pourront d’après l’article de Mashable « découvrir du contenu exclusif produit par Fnac (conférences, showcases, débats, tests de produits, conseils…) et intéragir avec les équipes de la Fnac sur les Fnacblogs (commentaires, questions, dialogue avec les techniciens, artistes…)« .

Fnac Live / Fnaclive.comLa légitimité de l’enseigne pour fédérer ses membres autour d’événements et de contenu est énorme et sûrement une des plus fortes parmi les grandes enseignes françaises spécialisées. On connaissait déjà les rencontres avec les artistes, les conférences, les labos de test… Les membres vont pouvoir désormais trouver un espace pour en discuter en ligne.

Fnac Live / Fnaclive.comLa démarche est importante parce la Fnac dispose d’un capital de confiance et de sympathie parmi ses clients (qui sont pour une part non négligeable des acheteurs en magasins). Je connais bon nombre de personnes peu à l’aise avec Internet mais qui n’ont plus peur d’aller sur Fnac.com pour commander des produits. De fait, le site aura un impact important.

La question qui subsiste, c’est pourquoi ?

  • Générer du trafic et donc des ventes sur Fnac.com ?
  • Faire venir des visiteurs en magasin (via des synergies offline/online – concerts, conférences, opérations spéciales, « Flashmobs»  ;-) ?
  • Valoriser l’aspect communautaire de la marque sur Internet ?
  • Un peu de tout ça à la fois … ?


UGC (User Generated Content) et sites de contenu

Posté dans Media & e-Pub par Raphaël Fétique

Dans la collection « les UGC à la rescousse du taux de conversion des sites Internet» , je me permets d’ouvrir aujourd’hui le tome relatif aux sites de contenu.Le business modelLes sites de contenu naviguent entre des modèles payants, où l’accès à certains contenus est conditionné à un abonnement/paiement, et un modèle gratuit, où les revenus sont générés grâce à la publicité mise en avant sur le site et éventuellement grâce à la monétisation d’un trafic plus ou moins qualifié.Le modèle payantDans le cadre d’un modèle payant, les prinicipaux objectifs du site sont de maximiser le nombre de personnes payant un abonnement/droit d’accès, maximiser le nombre de personnes s’inscrivant à la newsletter (et donc qui laisse leur adresse mail, qu’on pourra ré utiliser pour les relancer à l’avenir…), maximiser le nombre de personnes qui consultent la page d’offre… On se rapproche en fait d’une problématique d’e-commerce et dès lors, l’utilisation d’UGC s’y apparente aussi.Dans les faits, l’utilisateur pourra par exemple être exposé à des avis de personnes qui ont acheté un contenu. Je vous renvoie à mon précédent article sur les UGC pour envisager les autres usages dans ce cadre.Le modèle publicitaireLorsqu’il s’agit de monétiser une audience, les objectifs sont d’une toute autre nature. Il faut maximiser le nombre de pages vues, pour y positionner un maximum de bannières ou liens sponsorisés, et dans la mesure du possible, récupérer un maximum d’informations sur l’audience de son site, histoire de la qualifier.Les UGC, notamment les commentaires et ratings, deviennent dès lors une arme redoutable. Parmi les clients que je conseille, je connais des sites de contenus qui font plus de 30% de leurs pages vues via leur forum. Laissez les gens s’exprimer sur votre contenu, et vous verrez que si la masse critique de visiteurs est atteinte et que les sujets sont de qualité, les effets seront appréciables. De même, les UGC sont un bon prétexte pour amener les gens à s’inscrire, remplir des informations personnelles, et par la suite se logger. En effet, la loi demande que le producteur d’un commentaire soit identifiable, ce qui peut se traduire par un mécanisme d’identification persistant via l’utilisation de cookies, qui ne nuira pas à l’expérience utilisateur, et qui permettra de qualifier l’utilisateur. De plus, on pourra utiliser le contenu produit comme source de retour d’information sur l’audience. Et oui, gagnant au grattage et au tirage ;-) N’oublions pas que qualifier son audience ou sa base mails est la garantie de meilleurs revenus publicitaires.Naturellement, les UGC présentent un enjeu clef : la modération. On se rend compte à l’étude de l’affaire « Lafesse contre les plateformes vidéo»  que la LCEN (loi sur la confiance dans l’économie numérique) laisse subsiter un flou sur la notion d’éditeur et d’hébergeur. Lorsque vous êtes hébergeurs, vous n’avez pas besoin de filtrer/modérer à priori, il vous suffit de retirer le contenu sur notification d’un tiers (le fameux call to action « signalez un abus» ). Mais dès le moment où vous êtes éditeurs, vous êtes soumis à la réglementation sur la publication et la LCEN vous contraint à modérer les UGC à priori. Légalement, la question est de comprendre si un site qui héberge des commentaires, des vidéos ou d’autres UGC produits par les visiteurs est un hébergeur ou un éditeur. Une des tendances de fond du Web2.0 est d’amener les sites à avoir une stratégie de plateforme, ce qui les rapproche de problématiques d’hébergeurs, mais où est la frontière ? On aura à la fin du procès « Lafesse»  une jurisprudence et dès lors les choses devraient être plus claires.Mais au-delà de l’aspect légal, je vous conseille de modérer votre contenu à priori, histoire d’avoir des UGC de qualité, qui respectent une ligne éditoriale, et qui surtout ne fassent pas fuir les visiteurs. Personnellement, je trouve que Dailymotion a trop laissé déraper la teneur des commentaires présentés sous les vidéos. Le pourcentage de spams ou de messages hors sujet est tel, que je ne me sens pas personnellement l’envie de m’exprimer dans ce dépotoir !



Revue de presse N°3 – Semaine 14

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Media & e-Pub, Persuasion, e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

Petite revue de presse hebdomadaire sur la problématique du taux de conversion !

  • Les meilleurs sites internet de l’année 2006 au Royaume-Uni: retrouvez les 10 meilleurs, classés dans 50 catégories différentes ! Le classement est basé sur leur part de marché par rapport à leur secteur d’activité. Une bonne source de Benchmark pour voir ce qui fonctionne (ou pas !). Pas de données, toutefois, en terme d’efficacité des sites listés.
  • La colonne de Brian Eisenberg de la semaine chez Clickz: pour optimiser le taux de conversion, commençons pas le commencement ! Arrêtons d’analyser des sous-étapes de sous-étapes, qui ne nous font gagner que peu d’argent et perdre de vue l’essentiel: la conception d’un scénario complet et efficace de persuasion…
  • Le poids des mots… Pourquoi le choix des mots pour vos accroches doit être très soigneusement réalisé pour maximiser la conversion. Regardez donc ces 10 règles par Michael Stelzner chez WebProNews, et un exemple de réalisation de landing page assez bien fait chez Fred Cavazza


PPA/CPA & taux de conversion

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Media & e-Pub par Thomas Faivre-Duboz

Voilà un débat assez vif sur le blog de Fred Cavazza, concernant Google qui teste un modèle de Pay-per-action.

Le principe: rémunérer les sites éditeurs via des bannières, non plus au « coût par clic»  (CPC) mais au « coût par action« . Le site n’est rémunéré que si le visiteur clique ET finit par effectuer une action spécifique chez l’annonceur (acheter un produit, s’inscrire à un service…).

Ce système est a priori vertueux, car il pousse les éditeurs à mieux cibler leur audience et à produire du contenu de qualité, et les annonceurs à mieux « convertir»  les visiteurs ayant cliqués.

Pour moi, il y a quand même un problème fondamental: quelles sont les raisons qui peuvent faire qu’un éditeur ait intérêt à passer au CPA plutôt qu’au CPC ?? Celui-ci n’a en effet absolument aucun levier d’action sur la performance opérationnelle du site annonceur ! J’ai du mal à imaginer lemonde.fr faire reposer le montant de ses revenus publicitaires sur la capacité du Club Med à vendre ses voyages si celui est annonceur. C’est encore plus vrai pour des éditeurs à l’audience déjà bien ciblée…

A mon avis, la raison principale qui pourrait pousser éditeur à passer au CPA serait clairement une espérance de revenu Pub CPA potentiel bien supérieur au revenu Pub CPC actuel (encore faut-il pouvoir l’estimer clairement…). Quand on voit les taux de conversions de certains sites, proches du 0,5%/1%, on peut se demander quel sera la rémunération du Coût Par Action. En toute logique, la rémunération au CPA devrait en effet être proportionnelle à deux critères: le CPC actuel ET le taux de conversion du site annonceur. Le CPA pourrait-il atteindre 100, 200, 300 euros pour certains produits particuliers (crédit auto, assurance…) ? Il faut que l’annonceur s’y retrouve par rapport au CPC actuel…

Evidemment, on ne saurait imaginer que le CPA remplace totalement le CPC, il doit n’être qu’une composante de la rémunération. On pourrait aussi imaginer un mix CPC avec bonus par action réalisée.
Google n’est pas le premier à se lancer sur ce créneau, mais est bien le premier à envisager d’ « industrialiser le phénomène» … Le sujet est donc brûlant, et l’évolution des modèles publicitaires est remise en cause…

Ici, à blog-conversion.com, on serait tentés de dire: pour les annonceurs, y’a-t-il vraiment besoin de prendre le risque de rémunérer plus au CPA alors qu’ils auraient peut-être plus à gagner à rester au CPC et à effectuer un vrai travail en interne sur leur taux de conversion ? La question mérite d’être posée !



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