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m-Commerce, l’avenir de la consommation ?

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

Le m-Commerce va-t-il suivre le même chemin que le e-Commerce ? Y a-t-il déjà aujourd’hui des réussites encourageantes pour le tissu entrepreunarial français ? Le m-Commerce va-t-il supplanter l’e-Commerce ou restera t-il dans son ombre ? Sommes-nous toujours à l’ère de l’Internet Mobile ou à l’ère de l’Internet sur Mobile ?

C’est à ces questions très pertinentes que nous devrons répondre avec Philippe Huyon, responsable d’études à la direction clients de La Redoute, et Jean François Tessier, directeur marketing de Prosodie, avec pour animateur de table ronde Bertrand Jonquois DG de Nemo.

Net Lille Metropole : conférences et tables rondes sur la mobilité

N’hésitez pas à vous inscrire, c’est gratuit, et c’est jeudi toute la journée à Lille Grand Palais dans le cadre du congrès Net Lille Metropole.

D’autres tables rondes à ne pas louper :

  • M-Marketing, nouveau canal, nouvelles pratiques ?
  • Quels contenus pour le mobile ?

Rendez-vous le jeudi 27 novembre à 11h30 à Lille Grand Palais !



Webleads Tracker : qualifier des leads en B2B, même sans formulaire de contact

Posté dans Solutions & Partenaires, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Générer une audience élevée c’est bien, savoir la convertir, c’est mieux. C’est surtout le cas en B2B, lorsque le panier moyen est très élevé et que chaque information pertinente peut aider les commerciaux terrains à conduire la vente. Mais comment faire lorsque le formulaire de contact ne suffit plus ? Lorsque le flux de contacts est trop faible, ou au contraire trop important et que les contacts doivent être priorisés ? La société Smartline Systems propose de répondre à ce besoin des entreprises en mettant au point une solution nommée Webleads Tracker qui permet aux sites de B2B d’identifier leurs visiteurs, d’en faire de véritables prospects et de générer une information riche, source de revenus bien évidemment, même si les visiteurs ne remplissent pas obligatoirement un formulaire de contact !

En quoi cela consiste-t-il ?

Tout visiteur laisse des traces sur un site : son adresse IP, son domaine, les actions qu’il réalise sur le site. C’est ici que le travail de Webleads Tracker débute : retracer le chemin parcouru par le visiteur, scorer son parcours pour calculer son niveau d’intérêt (score d’appétence marketing), puis tenter de l’identifier en obtenant le nom de la société et les informations s’y rapportant. Le traitement d’un seul lead nécessite selon Hervé Gonay, le fondateur de la société, 5 moteurs à base d’intelligence artificielle et peut demander jusqu’à 15 minutes de calcul pour un taux de résolution pouvant monter jusqu’à 60%. L’information est ensuite traitée et scorée afin de valoriser le lead. Le score dépend du temps de la visite, des pages visitées (les pages ayant chacune un score attribué préalablement par la société en fonction de son importance pour cette dernière) et d’autres facteurs comme les mots clés tapés dans le moteur de recherche. Il est ainsi possible de distinguer les visiteurs à fort potentiel des autres. Par exemple, les visiteurs arrivant sur la page « Contactez nous » ou sur la page « Téléchargez le Livre blanc » d’un site B2B se verront attribuer un score bien supérieur. A contrario, les visiteurs ne visitant qu’une seule page ou ceux consultant la partie « Recrutement » du site pourront avoir un score fortement dégradé, leur intérêt pour les offres commerciales étant certainement très faible.
Une fois ce score calculé, la solution géolocalise le lead, permettant ainsi à la société de s’adresser au bon établissement. En effet, il serait contre-productif de se baser uniquement sur le siège social, alors que le but de cet outil est de réduire les coûts de détection de projets.

On aboutit alors au document Excel suivant :

Webleads Tracker

Ce tableau est adressé régulièrement (tous les mois) aux entreprises clientes. Il liste les prospects à fort potentiel avec leur nom, leur score, le nombre d’actions réalisées sur le site, la durée et la date de leur visite, le code APE, Siren, Siret, Chiffre d’affaire, Effectif, Adresse, Téléphone….

Mais le travail ne s’arrête pas là . Ces données, certes riches mais encore brutes peuvent ensuite être traitées par des centres d’appels en charge de compléter la qualification, voire d’alimenter leur hiérarchisation actuelle avec des données complémentaires et propre à chaque activité (projet, timing, budget …).

Cela nous a l’air très prometteur sur le papier, mais quelle est la qualité du prospect obtenu ? La solution propose pour l’instant de récupérer uniquement les contacts génériques d’établissement disponibles sur les annuaires commerciaux, et non ceux de la « vraie » personne qui a effectivement consulté le site. Comme l’explique Hervé Gonay, associé fondateur, elle permet d’aider à déterminer quels seront les coups de fil les plus efficaces, mais pas de déterminer à coup sûr le bon interlocuteur. Qu’en est-il donc en termes de R.O.I. ? Hervé Gonay nous a déclaré facturer les sociétés au lead identifié (25 €), ce qui le rapproche d’un modèle Adwords (identification d’un visiteur possédant un besoin) qui est donc fortement dépendant du panier moyen d’achat. Pour donner un ordre d’idée, l’offre Starter Pack permet ainsi l’identification de 20 leads qualifiés pour un budget de 490 €.

De même, quid de la notion d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs ? Même si nous sommes dans le B2B et que les techniques d’identification et de tracking ne datent pas d’hier, n’y-a-t-il pas un risque d’intrusion de la part de cet outil au fonctionnement rappelant Big Brother ? Tout réside certainement dans le discours des personnes du service client qui seront chargées de recontacter les prospects, et dans leur capacité à faire croire que ce rappel est le pur fruit du hasard, et non le résultat d’une mécanique sophistiquée !

En tout cas, on attend les premiers retours d’expérience, et d’ici là , vos commentaires ! ;-)



Les clients des sites d’e-commerce sont-ils satisfaits ? (Retour café e-commerce Compario)

Posté dans e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

J’ai eu l’occasion d’assister hier à un échange intéressant lors du Café du e-Commerce organisé par Compario (dans les locaux de Microsoft), ayant pour thème « Démographie et technique dans l’Internet» . Pascal Podvin de Compario avait réuni pour l’occasion Denis Duval (3suisses.fr), Bertrand Pineau (Fevad) et François Ziserman (Araok).
Attaquons-nous donc au sujet qui nous intéresse, à savoir la satisfaction sur le marché de l’e-commerce.

Alors que la FEVAD mesure des taux assez élevés de satisfaction globale (de l’ordre de 90% à 95%), Pascal évoque une insatisfaction des internautes dans leur démarche d’achat. Même si l’achat sur Internet est globalement perçu de manière très positive, on constate, dans les faits, toujours autant d’internautes se plaignant des sites Internet et n’arrivant pas à utiliser des fonctionnalités qui paraissent évidentes aux yeux des responsables…

Pour moi, il s’agit d’une simple question de hiérarchie des besoins (on pourrait même penser à la pyramide de Maslow). La croissance du e-commerce a longtemps été mise en doute à cause de besoins de base pas forcément satisfaits: disponibilité des serveurs, fiabilité de la transaction, de la logistique, etc. Rappelons-nous Pere-noel.fr et ses escroqueries en tout genre, ainsi que la peur des internautes liée à leur souci de laisser leur numéro de carte bleue (alors qu’ils s’étaient habitués à le laisser par téléphone à des services clients de VAD pendant des années !).

Aujourd’hui, certains problèmes basiques continuent de préoccuper certains responsables de sites (mais surtout beaucoup de clients) ; citons par exemple les difficultés de Voyages-SNCF à garantir un excellent taux de disponibilité. Toutefois, on peut estimer que le palier des besoins de base a été franchi. Les baromètres FEVAD indiquent des intentions fortes de réachat… et les ventes en ligne de la SNCF ne se sont jamais aussi bien portées.

Cependant, et Pascal Podvin l’a bien souligné, la satisfaction des utilisateurs à l’égard des sites Internet (comme produit) n’a pas vraiment progressé. A titre d’exemple, l’observatoire Yuseo sur l’e-performance des cybermarchés montre à quel point l’atteinte d’objectifs simples reste compliquée pour de nombreux utilisateurs. Des objectifs précis (tels qu’acheter des packs de bouteille d’eau, vérifier les délais et prix de livraison, etc.) ont été demandés à des utilisateurs en situation. Les taux de réussite sur les objectifs simples oscillaient entre 30% et 50% à peine. Un site Internet ne peut pas se satisfaire de tels résultats ! Imaginez la même chose en magasin physique : 50% des personnes qui ne parviennent pas à lire une étiquette ou à trouver la caisse…

Pour contrer ce phénomène, Denis Duval de 3suisses.fr a évoqué une notion importante et qui n’est pas souvent abordée par les e-commerçants : la surprise. A l’heure où de nombreux sites se ressemblent, surprendre positivement le client (par des éléments de design, d’ergonomie, de marketing, …) doit pouvoir contribuer à convaincre et surtout fidéliser les visiteurs. Un point décisif actuellement, étant donné le coût d’acquisition client qui n’a jamais été aussi cher. « Qu’est-ce qui peut bien me faire revenir sur ce site ?», voilà une question que l’on se pose toujours inconsciemment en tant qu’utilisateur. Est-ce le prix ? Le service ? La facilité de recherche ? La comparaison de produits ? La surprise doit permettre de trouver des éléments de réponse à cette question. On sous-estime certainement trop souvent la capacité qu’ont quelques éléments clés à impacter fortement la satisfaction client et la récurrence d’achat.

Faire correctement son travail ne suffit plus : être excellent sur des éléments différenciateurs clés permet d’aller chercher la rentabilité.



L’EBG publie la 5ème version du petit livre rouge du marketing interactif : Internet Marketing 2009

Posté dans Evénements & livres blancs par Raphaël Fétique

J’ai eu la chance, il y a quelques jours, de recevoir le dernier né des petits livres rouges du marketing interactif. Je pensais qu’il y avait erreur. Ni rouge ni petit, le volume était habillé de noir et présentait sur la balance pas loin de 500 pages pour un format A4 assumé.

L'EBG publie la 5ème version du petit livre rouge du marketing interactif : internet marketing 2009

En feuillant rapidement l’ouvrage, vous découvrirez qu’il est construit en deux parties : des dossiers thématiques sur l’optimisation de votre présence en ligne et plus de 60 campagnes analysées.

Dans le monde des annonceurs et des agences média, où malheureusement trop souvent le côté créatif prime sur l’analyse de performance, l’amoureux des chiffres que je suis est souvent frustré de devoir se cantonner au nombre de visiteurs uniques pour juger de l’efficacité d’une campagne. Sur un canal interactif, vous jugerez que c’est un peu pauvre et qu’au final ça nous apprend bien peu de choses sur le niveau d’implication et la qualité du trafic touché. Dans Internet Marketing 2009, les agences jouent la transparence (maîtrisée). Les indicateurs de performance communiqués permettent d’en savoir un peu plus. Vous pourrez notamment passer quelques heures à étudier plus finement les taux de conversion des objectifs des dispositifs mis en place.

Comme moi, je m’imagine que vous regretterez cependant l’hétérogénéité de l’information et le fait que les indicateurs ne permettent pas d’évaluer les impacts business… Je sais que la mesure du R.O.I. n’est pas chose évidente, mais en période de crise, nous avons tous besoin de nous rassurer. Connaître le nombre d’inscrits et le nombre de visiteurs me permet de comprendre si le site est performant en terme de conversion visiteur vers inscrit. Mais qu’en est-il des inscrits qui deviennent inactifs et n’apporte pas de CA après leur inscription ? Quel intérêt de les mentionner, sinon celui de gonfler un indicateur…

La deuxième partie de l’ouvrage présente 12 dossiers thématiques pour faire le point sur les méthodes et outils permettant d’optimiser votre présence en ligne :

  • Créer son site
  • Moderniser son site Internet
  • Apprivoiser les moteurs de recherche
  • Dompter les bannières de publicité
  • Optimiser la relation avec l’internaute
  • Gérer des campagnes d’e-mailing
  • Générer du bouche à oreille
  • Intégrer l’univers des bloggueurs
  • Infiltrer les communautés
  • Développer son site ou service mobile
  • Diversifier les usages du mobile
  • Se préparer à demain

Vous aurez noté qu’une large place est laissée à la mobilité. Enjeu clef de l’année 2009, je peux vous garantir que je n’arrête pas d’en parler (Colloque IAB 2008) et que je vais encore en parler la semaine prochaine (Conférence sur le m-Commerce à Net Lille Métropole 2008).

Sur l’ensemble des dossiers, beaucoup d’interventions sont très pertinentes, d’autres le sont beaucoup moins. Globalement l’Internet Marketing 2009 est une lecture à ne pas louper, et un investissement à faire pour tous les responsables e-business ou marketing. En parlant du prix, nous avons d’ailleurs une réduction dont nous sommes heureux de vous faire bénéficier : le code promotion est blogconversion.

Alors n’hésitez plus à acheter, c’est par ici.

Pour ceux qui ne sont pas encore convaincus, et pour les autres, une section spécifique a été créée sur le site de l’EBG avec notamment un quizz pour tester votre niveau en marketing internet et la possibilité de feuilleter gratuitement des pages de ce livre.



Réseau physique et boutique en ligne : le retour d’expérience de Chapitre.com

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

Il y a quelques jours, j’ai publié un article sur l’intérêt de proposer les canaux physiques et Internet en complément. Pour mémoire, les principales raisons évoquées étaient :

  • Pouvoir accompagner le client dans son cycle d’achat et ne pas laisser de place à ses concurrents
  • Faire bénéficier au site Internet de la rassurance que constitue un réseau physique
  • Générer du trafic dans le réseau physique
  • Multiplier les modes d’interaction avec le client

Naturellement les défis à relever sont tout aussi nombreux, et loin de moi l’idée de penser que gérer et mettre en place la complémentarité entre les deux réseaux de distribution est chose aisée. Cobolian du blog Capitaine-Commerce avait par exemple très justement signalé la fermeture du réseau de points de vente de la Redoute.

Pour aller plus loin que l’analyse d’un consultant, il fallait un cas concret, et qui plus est, français, histoire de ne pas induire de biais culturel. Le cas porte ici sur le réseau de librairies physiques et la librairie en ligne de Chapitres.com

Je vous laisse découvrir l’article du Journal du Net intitulé « Comment Chapitre.com articule online et offline« . Je me permets deux citations pour vous donner envie d’accorder 5 minutes de votre temps à cette lecture :

« C’est la première fois qu’un site marchand donne son nom à des magasins physiques, s’enthousiasme Juan Pirlot de Corbion, président fondateur de Chapitre.com. Or avec près de 220 millions d’euros de chiffre d’affaires, il s’agit du deuxième réseau de libraires après la Fnac.» 

« Nous avons par exemple regardé les commandes achetées sur le site et livrées à Angoulême sur les 12 mois précédant l’ouverture de la librairie et sur les 12 mois suivant l’ouverture, explique-t-il. Elles ont été multipliées par 18. La présence du magasin physique occasionne incontestablement un regain de confiance, de notoriété et de réassurance dont bénéficie le site marchand.»  Un phénomène qui s’explique aussi par l’implication des vendeurs, qui conseillent parfois aux acheteurs de rechercher sur le site un ouvrage dont ils ne disposent pas en librairie.

A lire de toute urgence !

Remarque pour l’ensemble des experts en marketing et le rédacteur de l’article : j’ai moi-même longtemps failli, mais après un peu de recherche, il apparaît que la rassurance est le fait de rassurer, et la réassurance est le fait de réassurer, ce qui est plus un problème d’assureur que de gens du marketing.



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