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Catégoriser & Tagger les données pour répondre aux attentes des visiteurs

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Nous en avions parlé lors de notre article sur les taux de transformations dans la VPC (Vente par correspondance) avec l’exemple de ProFlowers : la catégorisation (tagging) des fiches produits sont aujourd’hui le nerf de la guerre.

La théorie de la Longue Traîne (concept de Chris Anderson), à savoir l’utilité et le faible coût pour tous les e-commerçants de se constituer le catalogue le plus profond possible, masque un problème fondamental : comment permettre aux utilisateurs de trouver ce qu’ils cherchent, en gardant une navigation intuitive et sans alourdir la structure de chaque page (par des mises en avant de produit, des catégories de produits, …) ?

Ebay s’est longtemps fait blâmé pour l’absence de pertinence de son module de recherche de produit, qui pour une requête donnée n’arrivait pas à catégoriser les différentes réponses possibles (vêtement H/F, de quelle taille, quelle couleur, etc.).
La solution – coûteuse et nécessaire – est de pouvoir attribuer à chaque unité de contenu (qui peut être une fiche produit pour un site d’e-commerce, un article pour un site média, etc.) des métadonnées signifiantes qui vont permettre à l’utilisateur d’y accéder via de multiples points d’entrée. Je ne résiste pas à vous remettre l’exemple formidable de ProFlowers (rappel: 25% de Taux de Conversion !) qui arrive à proposer une navigation à entrées multiples – car nous avons tous des types d’attentes différents !


ProFlowers - Tagging et catégorisation de contenu

Cette méthode de catégorisation n’est pas valable que dans l’e-commerce, mais aussi dans le domaine des webradios. Prenons l’exemple de Musicovery.com, site qui génère des playlists de musique selon des critères définis par l’utilisateur… Parmi les critères disponibles pour trouver ses chansons préférées:

  • Date
  • Hit, non Hit ou Découverte ?
  • Genre
  • Energique ou calme ?
  • Triste ou positif ?

Musicovery - découverte de musique

Je vous encourage à essayer ce magnifique outil qui essaie de correspondre au plus près possible aux attentes des fans de musique : ai-je envie d’écouter de la musique punchy ou plutôt douce, des seventies ou des eighties… ?

Ce site – malgré son faible nombre de titres traités (il me semble que la catégorisation est encore faîte à la main (!) mais c’est à confirmer – imaginez si un analyseur de spectre pouvait attribuer à chaque chanson un score d’ « énergie»  (en fonction du rythme) ou de « tristesse»  (en fonction des harmoniques et des ondes, …), permet de faire ressortir des titres que l’on n’aurait très certainement jamais écoutés, et globalement de manière plus efficace que chez RadioBlogClub et chez Deezer (et ses SmartPlaylists). Le risque de faire reposer la longue traîne uniquement sur la consommation et les recommandations des utilisateurs, c’est de noyer – malgré tout – les perles dans la masse… En utilisant ce principe, iTunes et consorts pourraient faire découvrir à ses utilisateurs beaucoup plus de titres, arrêter de frustrer ses utilisateurs et augmenter son taux de conversion ! Qu’en pensez-vous ?



Sondage : quel a été votre premier achat sur Internet ?

Posté dans Persuasion, e-Commerce par Raphaël Fétique

L’idée de ce sondage m’est venue en relisant un article du blog que j’avais écrit sur le ralentissement de la croissance de l’e-commerce. En analysant vos commentaires, je me suis rendu compte d’une évidence. J’espère que cela ne vous insultera pas si je l’énonce à voix haute : l’e-commerce va passer d’ici peu d’un mode « conquête»  avec une forte dimension d’évangélisation à un mode « renouvellement» , où il va falloir aller au-delà du premier achat, et pousser les internautes à transférer un maximum d’achats sur le canal web (ceci est une analyse super macro, qui ne mérite pas d’être relayée tellement c’est bidon ;-) )

En effet, le taux de pénétration du premier achat va stagner car toute la population, à part nos anciens qui n’adopteront plus le canal web, et les jeunes qui eux n’ont pas encore de mode de paiement (idée à creuser : comment faire payer un enfant/ado sur Internet – SMS surtaxé ??? ou autre…) aura réalisé un achat. Dès lors, les early adopters et les autres pourront rayer à l’unisson la ligne »  Premier achat sur le Web»  sur leur to do list (avec un « ça c’est fait»  en prime).

D’où une question qui me taraude. Quel a été la nature de votre premier achat ? Pour ma part, ça a été une carte graphique pour mon PC… J’étais encore jeune (15 ans avec la carte de crédit de papa). A l’époque, des amis avaient déjà acheté et le prix sur le Web était fortement motivant, suffisamment pour que mon papa me confie sa carte. Dans mon entourage, je crois qu’à part du petit matériel informatique, il y a eu pas mal de livres achetés. Deux raisons à cela : la bonne réputation d’Amazon et aussi car 15 euros, c’est psychologiquement pas grand chose ;-)

C’est à votre tour maintenant de raconter – n’hésiter à laisser un commentaire en plus du vote.

Cliquer ici si vous ne visualisez pas le cadre de vote (surtout pour les lecteurs du fil ou de la newsletter).
Bon week-end



Quiz : Etes-vous conversion – compatible ? (…un peu de détente !)

Posté dans Evénements & livres blancs par Thomas Faivre-Duboz

Idées reçues, fausses promesses, mythes de la performance sur Internet et de l’opacité des chiffres…. A quel point êtes vous sensibles à la performance de votre site Internet et à vos taux de conversion ?

Nous avons conçu ce petit quiz à vocation humoristique pour vous permettre de vous situer : êtes-vous oui ou non conversion-compatible ?

Cliquez ici pour accéder au quiz ! (blog-conversion.com/quiz/)

Et évitez la lanterne rouge ! ;-)
0% compatible taux de conversion

Et si vous êtes vraiment très forts, n’hésitez pas relayer vos propres scores et en parler autour de vous ! ;-)



Sachez jouer de vos points faibles pour accentuer vos points forts

Posté dans Persuasion par Raphaël Fétique

Je ne sais pas si c’est notre conditionnement culturel judéo chrétien, ou tout simplement un trait commun à l’ensemble du genre humain, mais vous avouerez que des expressions comme « il faut souffrir pour être belle» , ou « il faut travailler dur pour réussir» , ou « la vie est faite de hauts et de bas» , ou « il faut goûter au malheur pour connaître le bonheur»  sont admises comme des règles universelles (avec naturellement des exceptions).

En creusant un peu, il convient de comprendre que nous percevons/éprouvons les choses par contraste, et nous avons conscience que toute chose à une contrepartie. Quand tout est blanc, le niveau de doute/suspicion est élevé : on cherche l’erreur. Vous n’êtes pas convaincu ?

Petit exemple : je vous fais une remise de 90% sur la nouvelle voiture haut de gamme allemande, je vous la livre où vous voulez et dans la couleur qui vous convient. En plus, je vous offre une garantie de 30 ans… C’est louche, n’est ce pas ? Normal, il manque dans mon argumentaire la contrepartie et cela vous dérange. Tout est offert pratiquement. Où est l’erreur, où est l’arnaque?

Naturellement, tout consommateur, dans une plus ou moins grande mesure, va être réactif au principe de contrepartie, et c’est pourquoi il me semble que cette piste est intéressante à utiliser. Au lieu de subir ce principe basé sur notre perception contrastée, je vous propose de l’utiliser pour convertir plus de vos propects en clients.

La contrepartie doit être une brique de base de votre discours. Pour vendre un point fort, il faut l’associer à un point faible que vous reconnaissez ouvertement et que vous maîtrisez. Pourquoi ? Car sinon vous créez de la suspicion (le consommateur cherche l’erreur/la contrepartie), et là , vous ne maîtrisez plus rien, il vous trouvera des points faibles dont vous ne serez pas maître… Impossible dès lors de faire de l’illusionnisme, d’orienter leur regard là où il est acceptable qu’il regarde… Bon j’arrête d’être cynique ;-)

Quelques exemples de communication intelligente qui mettent en scène le principe de contrepartie à l’avantage du vendeur :

- « L’encre de notre nouveau modèle d’imprimante coûte 30% de plus que la moyenne du marché. Pourquoi ? Parce que sans cela notre nouveau modèle d’imprimante ne produirait pas les meilleures impressions du marché.» 

=> Analyse : Le point faible admis concerne le prix (difficile de cacher un prix) et donc il est intelligent d’appuyer sur ce fait. Une fois ce fait négatif admis, le consommateur est en mesure d’accepter pleinement la contrepartie positive. Après une communication de ce type, soyez sûr que la plupart des prospects communiqueront sur la qualité de votre produit.
=> Risque : Soyez sûr d’être les meilleurs. Une étude démontrant que vous n’êtes pas au top, et que des produits moins chers font mieux, risque de vous faire beaucoup de mal.

-» Le design de nos voitures est basique, afin de minimiser les coûts de production. Ainsi nous vous offrons les voitures les moins chères du marché.» 

-» Nos yahourts sont bleus car ils ne contiennent aucun colorant qui pourrait annuler les effets de l’algue XXX (naturellement bleue) qui contient les principes actifs les plus puissants en terme de régénération cellulaire.» 

-» Chez nous le service de rencontre est payant. Vous ne viendrez donc pas par hasard et les autres membres non plus.» 

Je vous laisse envisager ce que peut devenir le principe de contrepartie sur vos produits, mais vous admettrez que cette transparence donne de la crédibilité à votre discours. Pour être performant, il s’agit d’identifier les points faibles souvent remontés par vos clients ou non clients et ensuite d’y juxtaposer un point positif cohérent qui explique la contrepartie.

Ce qui est vrai sur la communication écrite l’est aussi sur le design et les codes graphiques. J’échangeais avec la responsable d’un site vendant des bijoux de créateur, qui s’efforçait d’avoir les prix les moins chers de son secteur. Malheureusement pour elle, le design de son site est trop « élégant/sophisitiqué» … Conséquence directe : les visiteurs s’imaginent que les prix doivent être supérieurs aux concurrents qui eux affichent des design « discount» … Contrepartie et cohérence : ça ne peut pas être bon marché, c’est trop beau ;-)

Synthèse

Communiquer sur ses points faibles permet de diminuer la suspicion, d’augmenter la crédibilité sur les points forts. Cela permet aussi d’accentuer le contraste qui grandira vos points forts. Enfin vous choisissez les points faibles et donc vous êtes maître du terrain sur lequel vous vous battez.



Quelques concepts clefs de l’utilisabilité

Posté dans Ergonomie web par Raphaël Fétique

La journée mondiale de l'utilisabilité

A quelques jours de la journée mondiale de l’utililisabilité (merci Fred pour ce super événement), le programme est dorénavant connu. Beaucoup de gens intéressants en perspective dont Elie Sloim (Temesis) dont j’ai suivi le séminaire sur la qualité web et l’accessibilité il y a quelques mois.

En préparation de cet événement, je vous propose un article de Sébastien Billard du blog Référencement, Design et Cie (http://s.billard.free.fr/referencement/) qui est une adaptation dans la langue de Molière d’un article intitulé « 30 Usability Issues To Be Aware Of»  de Smashing Magazine.

Il y est recensé 30 concepts et définitions que toute personne s’intéressant à l’ergonomie et à l’utilisabilité devrait connaître (dixit Sébastien Billard)

Une saine lecture, avec un bon degré de vulgarisation.

Au fait, je serai présent le 8 novembre 2007 à la journée de l’utilisabilité. Et vous ? Mon portable est le 06 37 71 24 25, surtout n’hésitez pas à me contacter.



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