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Quelques réflexions sur leWeb3 / Jour 2

Posté dans Evénements & livres blancs par Thomas Faivre-Duboz

Suite de mes pérégrinations au Web3… la fatigue commence à s’installer ;-)

La principale remarque que je ferais vis à vis de cette journée, c’est que l’intérêt pour la performance et la conversion au sein du site – une fois que l’on a attiré le trafic le plus qualifié possible – commence à se manifester sérieusement. Et pour cause : les capitaux-risqueurs (les VCs pour les intimes) sont clairement à la recherche d’investissements dans ce secteur. Ce fut le cas lors de la première table ronde de la matinée « Making things personal… investing»  où l’un des investisseurs présents a fait le constat que l’e-commerce avait à être dépoussiéré. Les sujets « chauds»  du moment pour cet investisseur: la webanalyse, le ciblage comportemental et tous les outils qui traitent de la performance sur Internet…

Ceci fut confirmé quelques dizaines de minutes plus tard par Saul Klein, créateur du concours de start-up Seedcamp et investisseur chez Index Ventures : on investit aujourd’hui tellement dans les adwords qu’il faut réfléchir de manière un peu plus fine à la suite du process d’achat. Merci Saul, cela fait du bien de l’entendre venant de la scène ;-)

Autre panel intéressant, celui concernant la monétisation dans le web 2.0, animé pour Ouriel de Techcrunch et auquel participaient Pierre Kosciusko-Morizet de PriceMinister, Frédéric Montagnon d’Over-Blog et Jeremie Berrebi de Zlio. Quelques chiffres: PriceMinister fait 1,5M de VU par jour (oui!), Over-Blog génère 5M€ de revenus par an sur de la publicité, Zlio 140 000$ par mois de revenus (je crois avoir entendu 2M€ de C.A. généré chez les partenaires par mois). Les discussions tournèrent beaucoup autour des business model et de la manière de générer du « vrai argent»  grâce à son site. Les intervenants se sont accordés à dire que la « widgetisation»  de l’e-commerce ne rapportait rien et n’avait pas encore trouvé le business model sous-jacent, même si cela permet de créer un peu de notoriété. Autre considération révélée par PKM: aujourd’hui les grands e-commerçants se lancent dans l’intermédiation (Market Place) car ils ne font pas beaucoup de marge sur l’e-commerce pur. Amazon tirerait ainsi la vaste majorité de sa marge de sa place de marché et non des produits stockés en propre ! Evidemment, lorsque l’e-commerçant arrive à mettre les moyens techniques et marketing pour permettre l’intermédiation, il se donne les moyens de générer de la marge pure (en prenant en compte des coûts de gestions des marchands professionnels ou amateurs présents sur la plate-forme).

A part ca, et en faisant un peu de hors-sujet par rapport à nos thèmes préférés, JP Rangaswami de chez British Telecom a fait un exposé plutôt brillant et lucide sur la notion d’ « Entreprise 2.0″ : comment intégrer les réseaux sociaux dans les entreprises ? Là où dans les petites structures le crédo est « The best way to predict the future is to invent it»  (Adam Kay, créateur de l’interface de Windows), les grandes entreprises freinent des quatre fers : « The best way to invent the future is to prevent it« . Les employés font du Facebook toute la journée ? On leur coupe. Les employés font du MSN toute la journée ? On leur coupe. Le problème, souvent, est que la structure de l’entreprise créé la stratégie (et non l’inverse). De fait, la notion de partage au sein des « big caps»  ne serait qu’un doux rêve. Selon JP, personne ne veut partager. Je me suis souvent fait la même réflexion lors de mes précédentes expériences, où la suspicion règne lorsqu’il s’agit de récupérer des informations sensibles pour avancer. Avant de réfléchir à mettre en place des outils 2.0, il faut que l’ensemble des acteurs agissent 2.0, ce qui est souvent le cas dans les jeunes entreprises et moins dans les autres qui finissent par définir des process, des niveaux de responsabilités et donc des silos d’information. Un exposé relativement dense, donc, mais qui laisse peu d’espoir à ceux qui veulent vendre du 2.0 pour les grandes entreprises en interne. Terminons sur l’intitulé exact de son intervention: « Pourquoi l’entreprise 2.0 … n’existe pas»  !

Beaucoup moins lumineux : Dave Winer – l’inventeur du RSS – est venu présenter son nouveau projet : mettre en fond d’écran de chaque télévision 24h24 (lorsque vous ne regardez pas d’émissions bien sûr) des images de ses amis ou des sujets que l’on aime tirées de flux RSS. Un projet lumineux en soi, puisqu’il consiste à consommer de l’énergie alors qu’il y a 95% de chances pour que vous ne regardiez pas ces photos. Evidemment, une question de la salle l’a interpelée sur ce point. Lui s’est contenté de répondre: « vous ne pourrez comprendre que lorsque vous aurez acheté un écran HD, c’est magnifique. Et puis, après tout c’est une question de choix« . La personne insistant sur la notion de responsabilité vis à vis de la société, Dave Winer a conclu par un « j’ai répondu à votre question. Parlons plutôt d’Opensocial de Google par exemple« . Cela laisse un peu pantoi sur l’état d’esprit de certains de nos confrères américains, surtout lorsque leurs interventions sont précédées par celle de Hans Rosling et suivies par celle de Tom Raftery par exemple.

Mon sentiment global : leWeb3, c’est le monde des start-ups, et pas vraiment celui de l’e-commerce ou de l’édito. Un événement très bien organisé qui justifie la tarification des inscriptions et qui est principalement un prétexte pour se rencontrer, la plupart des acteurs étant venu principalement pour cela en se reposant dans leurs fauteuils lors des interventions ;-)



Quelques réflexions sur leWeb3 / Jour 1

Posté dans Evénements & livres blancs par Thomas Faivre-Duboz

Comme indiqué il y a quelques jours, je participe à la grand messe annuelle du web et des start-ups… à savoir LeWeb3. Je vous épargnerai le résumé intégral des conférences, et pour cause : avec toutes les rencontres du jour (clients, partenaires, …) j’ai à peine pu assister à la moitié ! ;-)

Voici donc quelques réflexions sur « mes»  moments forts de la conférence, et en tout cas ceux que je voudrais partager avec vous dans l’optique de blog centré sur la « conversion»  des visiteurs au sens large.

Evan Williams – Fondateur de Twitter

J’ai tout d’abord trouvée l’intervention du fondateur de Twitter (service proche de la messagerie instantanée) très mitigée… (tiens, d’ailleurs, il est en train de s’asseoir à côté de moi pour la conférence actuelle de 17h40 ;-) ). Très intéressante , d’abord, par l’approche qu’il a adopté lors de la création de ce service minimaliste. Son crédo: de la contrainte naît l’usage. Les services en général ont une facheuse tendance à vouloir proposer toujours plus : plus de fonctionnalités et donc, au final, plus de complexité. Si Twitter a réussi, c’est notamment parce qu’il a contraint l’utilisateur à envoyer des messages de 140 caractères maximum.

Human interface cognitive load is proportional to the number of clicks / keystrokes / gestures

Ses autres exemples pour illustrer son interrogation « What can you create by taking away»  / « Que pouvez-vous créer en enlevant des fonctionnalités ?»  : Facebook a décollé parce qu’il s’est d’abord limité aux universités, Google a réussi parce qu’il a fait la même chose que Yahoo sans 99% des autres fonctionnalités. Pour faire un parallèle avec une conception de site internet efficace, cela fait ressortir une chose fondamentale : donnez des indications claires à vos visiteurs. Cessez de pousser les 10 priorités internes et sachez prioriser parmi celles-ci. Qu’est-ce qui est important pour votre business ? Qu’est-ce qui ne l’est pas ? Comme on le dit souvent, votre site internet doit être le reflet de votre stratégie !

Le problème de son intervention apparut en fait à la fin… dès que la question de la monétisation de Twitter est apparue. J’ai tendance à penser que si la monétisation n’est pas évidente dès le départ pour les créateurs du site, elle le restera (très) longtemps pour ceux qui seront censés financer le service (à savoir les annonceurs, ou le public). Quand je vois des acteurs écarter de façon aussi cavalière la question de la monétisation, j’ai peur que l’euphorie ne retombe pour tout le monde d’ici quelques mois.

Philippe Starck – What is social about design
Le pape français du design a parlé de tout sauf de web, donc de design, de lui… et il faut avouer que cela fut très rafraichissant. Avec un accent français caricatural, il a décrit sa manière d’aborder le processus de création et le design. Puisque quelques mots valent plus qu’un long discours, voici la toute fin de son intervention, avec le fameux blogueur Robert Scoble qui lui demande son avis sur le Kindle d’Amazon, le nouvel e-book qui a fait beaucoup parler de lui. J’aime sa manière simple d’aborder les produits et leur ergonomie … si cela pouvait être le cas pour l’ensemble des responsables de site ;-)

L’impact d’internet sur le design
A retenir, la sortie prochaine de MyDeco.com, e-commerçant de mobilier et de décoration américain avec des promesses assez intéressantes concernant l’assortiment de produits, et la prévisualisation en 3D des pièces meublées… Démo prometteuse !

A part ca, beaucoup de rencontres intéressantes avec Criteo, Holistis

PS: j’entends en ce moment beaucoup parler d’Amadesa, un outil destiné à améliorer la conversion via de l’analyse d’audience et du testing : qu’en pensez-vous ?

A demain !



De l’intérêt d’un nuage de mots clefs associé à un moteur de recherche

Posté dans Ergonomie web par Raphaël Fétique

Cela fait quelques temps que je voulais m’exprimer sur un outil structurant à fort potentiel : le nuage de mots clefs.

Concept

Le nuage de mots clefs est une représentation visuelle des mots clefs les plus fréquemment utilisés dans un moteur de recherche.

Personnellement, je distingue le nuage de mots clefs du tag clouds (nuage d’étiquettes) dans le sens où le tag cloud est un résumé sémantique d’une bibliothèque de contenu.

Pour mémoire, les tags sont un ensemble de mots ou expressions utilisés pour décrire un contenu. Ils sont affectés au contenu par son propriétaire et/ou par les visiteurs. Le fait de tagger un contenu permet de l’agréger et le catégoriser. Sur ce blog par exemple, nous avons défini le spectre des problématiques que nous pourrions aborder dans le cadre de l’optimisation des taux de conversion. Cela nous a amené à distinguer une sorte de matrice à plusieurs dimensions faisant notamment apparaître des thèmes, des métiers, des marques, des secteurs… Cela nous permet de positionner nos articles et cela vous permet de naviguer dans le contenu en utilisant une approche différente de celle imposée par la structure historisée des blogs.

Le mot clef pour sa part est un mot ou une expression libre tapée dans un moteur de recherche et permettant d’accéder à un contenu en cherchant dans un ensemble de champs l’existence du mot clef exprimé (notamment les tags). Un mot clef souvent saisi est un tag potentiel, car il démontre un intérêt de la part de l’audience pour une problématique qui mérite d’apparaître dans la matrice de positionnement de contenu précédemment évoquée. Naturellement, une fois que le tag existe, il faudra créer du contenu qui méritera l’étiquette créée…

La différence entre le tag cloud et le nuage de mots clefs provient donc de la différence qu’il peut exister entre le tag et le mot clef. Ceci impacte logiquement la manière de construire les deux types de nuage. Soit on cherche à mettre en avant les tags les plus employés et on a donc un reflet du contenu du site, soit on cherche à mettre en avant les mots clefs les plus demandés et on a donc un reflet des demandes de l’audience.

Je vous propose dans la suite de l’article de nous concentrer sur le nuage de mots clefs.

Tout d’abord, je vous propose quelques idées en vrac :

  • Le nuage de mots clefs doit être situé à proximité du moteur de recherche
  • Il ne s’agit pas d’un classement linéaire (top 10), mais d’un agencement de mots qui remplissent un rectangle à la manière d’un nuage de points
  • Les mots clefs les plus utilisés apparaissent dans des polices plus grandes
  • Les mots ne sont pas en désordre mais rangés à priori par ordre alphabétique afin de faciliter le repérage des mots
  • Le nombre de mots clefs contenus dans le nuage dépend naturellement de la taille de l’espace affectée au nuage
  • Les plus petits mots doivent rester lisibles, sinon à quoi bon les afficher
  • Afin de minimiser les clics sur les mots voisins, il faut laisser un peu de place entre chaque mot et une best practice est de mettre en place un mouseover : on peut envisager de changer la couleur du mot sur lequel le curseur est pointé, ou si les liens ne sont pas soulignés sans mouseover, de les souligner
  • Cliquer sur un mot de la liste d’un nuage de mots clefs vous amènera vers la page de résultat du moteur de recherche associée à ce mot clef

Exemple de nuage de tags chez del.icio.us

L’exemple provient de del.icio.us, un service de bookmarking partagé très connu. Vous noterez qu’ils expliquent le concept pour aiguiller le novice, et ils permettent le tri par taille.

Modération, mise en forme et agrégation des requêtes

Dans les faits, vous croiserez essentiellement des tag clouds et que très peu de nuages de mots clefs. Pourquoi ? Parce que contrairement au tag cloud, le nuage de mots clefs n’est quasiment pas automatisable.

Les tags sont par nature des objets permettant l’agrégation. L’objectif n’est pas de les multiplier, mais de les limiter pour créer des groupes contenant plus d’un élément (la fameuse matrice pour segmenter et positionner du contenu). Il s’agit par exemple de les normer du point de vue orthographique.

Ils sont normalement modérés par un processus mettant en jeu la responsabilité du responsable du contenu. J’entends par là qu’un processus de taggage bien conçu, est un processus où seul le propriétaire du contenu taggé et l’administrateur ont le pouvoir d’approuver l’ajout d’un tag –> Exemple sur Facebook, où pour ajouter un tag désignant une nouvelle personne sur la photo, le propriétaire de la photo est invité à confirmer l’information.

De son côté, le mot clef n’est ni modéré, ni mis en forme, ni normé. Je ne sais pas si vous avez déjà étudié les requêtes de votre moteur de recherche interne. C’est une source d’information sans équivalent, un de ces endroits magiques où l’internaute vous dit ce qu’il veut. Mais tous les internautes ne sont pas d’accord sur les orthographes ou sur la manière de formuler une demande identique. Il y a donc un vrai travail d’agrégation et de mise en forme des requêtes, tout en surveillant que certaines requêtes malheureuses n’apparaissent pas dans le nuage. Vous comprenez, qu’il s’agit là d’une tâche manuelle à répéter régulièrement, mais qui a l’avantage de vous obliger à surveiller votre moteur de recherche interne, qui, je vous le rappelle, reste un des modes de navigation privilégié des internautes, surtout sur les sites d’e-Commerce.

Un autre point problématique qui mérite une vigilance particulière, est la pertinence de la page de résultat (un clic sur le nuage amène à une page de résultat). Sur les tags, il n’y a aucune difficulté particulière puisqu’il s’agit d’afficher uniquement le contenu possédant le bon tag (filtre sur une base de donnée). Par contre avec votre moteur de recherche et certaines requêtes, vous risquez d’avoir des surprises.

Prenons l’exemple d’un grand e-commerçant français chez qui la requête « Ipod»  renvoyait une page de réponse ne contenant que des accessoires pour l’Ipod, sans trace du baladeur. Naturellement la requête « Ipod»  était très fréquente et méritait d’apparaître dans le nuage de mots clefs. Mais comme nous comprenons tous que la demande des internautes était de voir l’Ipod et non pas ses accessoires, il aurait été stupide de la part de l’e-commerçant de remettre la requête « Ipod»  dans le nuage… Par traitement manuel et avec du recul, il aurait pu transformer le mot clef « Ipod»  en « Ipod baladeur»  dans le nuage (dans la mesure où « baladeur Ipod»  renvoyait sur une page de résultat plus pertinente).

Il ne s’agit pas là de tricher, mais d’aider vos visiteurs en contournant une de vos faiblesses. Naturellement, si votre moteur de recherche est aussi peu pertinent, je vous conseille vivement de prévoir un budget pour 2008.

Un triple intérêt

Maintenant que j’ai fait un peu le tour des problématiques liées à la gestion d’un nuage de mots clefs issus d’un moteur de recherche, je vais vous dire pourquoi je pense que passer du temps sur cet ouil est important.

C’est quoi qui buzz ?

Sur un site d’e-commerce ou de contenus, certains visiteurs sont dans un mode flânerie et ne demandent qu’à être guidés vers du contenu. D’autres sont curieux et veulent savoir ce qui « in» . Pour tous ceux là et pour votre propre curiosité, vous devez entretenir un nuage de mots clefs reflet des demandes de votre audience. Il est un thermomètre très précieux qui vous permettra aussi de détecter des signaux faibles que vous pourrez pousser dans le nuage (je n’ai pas dit qu’il était totalement interdit de tricher ;-) ) ou dans les autres tops de votre site.

C’est quoi que je dois taper ?

Pourquoi laisser le nuage de mots clefs à proximité du champ de moteur de recherche ? Tout simplement car le nuage de mots clefs a un rôle pédagogique. D’après le contenu du nuage, les visiteurs savent quels types de requêtes le moteur de recherche est capable de comprendre. D’où l’obligation de s’assurer que les requêtes présentes dans le nuage aboutissent à des réponses pertinentes.

Si j’aperçois dans le nuage la présence de requêtes complexes du type « écran LCD + de 55 cm» , il faut être certain que votre moteur de recherche permet de renvoyer une réponse pertinente. S’il ne comprend que « écran LCD» , simplifiez la structure de la requête présente dans le nuage.

Un mode de navigation

On oublie trop souvent que les liens textes sont très cliqués, souvent plus que les images. Le nuage de mots clefs constitue un mode de navigation très intéressant de ce point de vue. Pour tous les internautes en manque d’inspiration, il constitue un excellent premier clic ! N’oubliez jamais que votre travail est d’aiguiller le visiteur dans le funnel.



Rencontrons-nous au Web3 la semaine prochaine !

Posté dans Evénements & livres blancs par Thomas Faivre-Duboz

Rencontrons-nous au Web3 les 11 & 12 décembre à Paris : j’y serai ! N’hésitez pas à me contacter à l’adresse tfaivre-duboz (at) converteo.com ou au +33 6 33 68 34 85. Parenthèse refermée ;-)


Le Web 3



Le remplissage automatique de formulaire

Posté dans Formulaire & collecte de données, e-Commerce par Raphaël Fétique

Un voyage aux Antilles ? Justement j’avais besoin de m’évader [Mode rêve activé] J’achète ! Zut, un formulaire à remplir… [Mode rêve désactivé brutalement] Cela ne fera que la 5ème formulaire que je remplis aujourd’hui entre mon inscription à la convention des « Amis des Internautes»  ou celui que j’ai rempli sur le jeu concours « Gagner un an de plus à vivre» …

Vous aussi, vous en avez assez des formulaires ? Je pense que ça mérite un groupe sous Facebook ;-)

Plus sérieusement, les formulaires (en fait le processus d’inscription) sont une étape clef du plan de vie client. Ils permettent de faire passer vos visiteurs du stade d’anonyme fondu dans la masse au stade d’inscrit identifié et identifiable. Cette étape permet de passer d’un marketing peu différencié, à un marketing one to one, une des clefs de la fidélisation.

Mais, avant d’envisager tout ça, il faut que le visiteur aille au bout de l’épreuve que représente le remplissage d’un formulaire. Les taux de complétion et d’échec sont là pour rappeler qu’il y a beaucoup de choses à faire, parfois très simples, comme Thomas nous l’avait déjà rappelé il y a quelques temps.

Aujourd’hui, il est temps de passer à la seconde vitesse. Au-delà de l’ergonomie des formulaires, un autre champ d’investigation très prometteur existe : le remplissage automatique des formulaires. De quoi s’agit-il ? Comment cela peut-il fonctionner ? Quelles sont les avantages/limites pour les internautes et les responsables de site ? Je vous propose de regarder ces questions plus en profondeur en étudiant deux produits du marché avec des approches différentes :

SpoonKey,Le passeport E-Commerce ReversoForm, Le formulaire inversé

Le principe

Il s’agit de remplir un champ en début de formulaire qui remplira tous les autres champs du formulaire. La question est d’où vient l’information qui à partir d’un champ permet de remplir tous les autres ? C’est là que les approches diffèrent.

Le passeport e-Commerce

Démo de SpoonKey

Avant de pouvoir profiter des avantages de SpoonKey, il convient d’abord de se rendre sur SpoonKey et se créer un compte. SpoonKey vous demandera l’ensemble des informations nécessaires pour se créer un passeport e-Commerce. En fait l’idée c’est de mutualiser les informations qui vous sont toujours demandées et qui, après tout, sont toujours les mêmes :

  • Civilité
  • Nom
  • Prénom
  • Date de naissance
  • Adresse mail
  • Mot de passe
  • Téléphone
  • Adresse

La dernière étape du processus de création du passeport e-Commerce est de choisir votre SpoonKey/identifiant. Vous pouvez par exemple choisir votre numéro de téléphone ou tout autre identifiant unique. Après un clic sur l’email de validation de compte, votre passeport e-Commerce est créé.

Ensuite vous pouvez vous rendre chez les sites d’e-Commerce partenaires de SpoonKey, et au moment du remplissage du formulaire, avec un champ (votre SpoonKey) et un clic, vous remplissez l’ensemble de votre questionnaire (10 champs).

Le formulaire inversé

Démo de ReversoForm

De l’annuaire inversé au formulaire inversé, il n’y avait qu’un pas à franchir. C’est la société Teleneo qui a lancé ce service. Le principe est simple. L’information contenue dans le passeport e-Commerce existe déjà quasi intégralement dans la base de l’annuaire téléphonique, en tout cas pour les foyers qui sont référencés. L’idée est donc d’utiliser cette information. Vous fournissez votre numéro de téléphone en début de questionnaire et si vous êtes dans la base de l’annuaire, les champs Nom – Prénom – Adresse sont remplis.

L’idée reste sur le fond la même, puisqu’avec un champ vous en remplissez beaucoup autres. Si votre numéro n’apparaît pas dans la base de l’annuaire, le questionnaire ne sera pas rempli, et pour l’internaute l’expérience est transparente. Il existe une API gratuite avec recherche dans l’annuaire universel de France Telecom.

Les + et – de chaque solution pour les utilisateurs

Le passeport e-Commerce

Du point de vue utilisateur, les principales limites reposent sur la création d’un passeport e-Commece et sur la présence du service chez l’e-commerçant. Les principaux avantages sont naturellement la mutualisation des informations et la maîtrise totale sur les informations et sur l’identifiant.

Le formulaire inversé

Plus besoin de se créer un compte, mais comme tout le monde n’est pas référencé dans la base de l’annuaire universel, tout le monde ne pourra pas disposer de l’aide de ce service. En fait, rien de grave, puisqu’à présent nous n’avions jamais disposé d’une telle aide providentielle ;-) Malheureusement, comme l’utilisateur ne s’est jamais inscrit, le remplissage automatique du formulaire risque de le surprendre (où sont-ils allés chercher ces infos sur moi ? je suis espionné ?…) Autre point, il faut commencer le remplissage du formulaire par le numéro de téléphone, ce qui n’est pas la pratique la plus courante, vous le consenterez. Dès lors, il semble difficile de faire en sorte que le service soit totalement transparent pour l’utilisateur final.

Autre problématique : le numéro de téléphone d’un foyer renvoie au profil du chef de famille… Et si madame ou les enfants veulent acheter ?

Du point de vue du responsable de site

SpoonKey ou ReversoForm ? Si c’est cette question que vous vous posez, c’est que vous avez accepté l’idée du remplissage automatique du formulaire. Mais je me permets tout de même de revenir sur les avantages que les deux solutions ont en commun :

  • Accélération du remplissage des formulaires
  • Amélioration de l’expérience utilisateur
  • Amélioration du taux de complétion des formulaires (à confirmer et chiffrer)
  • Diminution du nombre d’erreurs dans les formulaires (à confirmer et chiffrer)
  • Une intégration quasi invisible et non bloquante

Pour en revenir à la question du choix entre les deux services comparés, je retiendrai que ReversoForm a l’avantage de baser son service sur l’annuaire universel ce qui permet une certification de l’identité des clients pour les livraisons. De son côté, SpoonKey développe un service plus flexible en terme de création de comptes, et permet d’atteindre potentiellement plus de monde. On peut parier à ce titre que le produit ReversoForm risque d’évoluer pour permettre à n’importe quel utilisateur de se créer l’équivalent du passeport e-Commerce de SpoonKey.



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