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L’heure de la standardisation – Le tag à la rescousse de l’internet mobile

Posté dans Offline, mobile & multicanal par Raphaël Fétique

L’heure de la standardisation du Code Barre 2D

Je viens de recevoir un communiqué de presse de la société mobiletag qui annonce qu’une étape majeure vient d’être franchie dans la standardisation du Code Barre 2D.Dans les faits, la société mobiletag, l’AFMM (Association Française du Multimedia Mobile) et les 3 opérateurs mobiles français, Orange, SFR et Bouygues, ont signé un contrat de licence réciproque sur les spécifications du Code Barre 2D Flashcode. Cela signifie que la machine est en marche, et j’espère que très prochainement tous les téléphones seront vendus avec un logiciel compatible installé en état de marche pour pouvoir lire les tags 2D.Pour mémoire, le logiciel en question sert à piloter l’appareil photo du téléphone et le navigateur web embarqué. Le logiciel, à partir d’un tag filmé via l’appareil photo du téléphone portable, effectue « la traduction de l’objet graphique en un code»  qui correspond à une URL et donc à une page web. Naturellement, il faut disposer d’un accès à l’internet mobile pour pouvoir aller au bout de l’expérience.Le développement de cette technologie est un signal positif pour l’internet mobile et l’arrivée d’un grand nombre de nouveaux usages plus passionnants les uns que les autres (voir la présentation à la fin de cet article). Malheureusement, cette technologie florissante depuis quelques années au Japon avait vu son développement limité en France par la compétition entre 2 formats, d’où la standardisation. Mais le vrai problème provenait en fait du manque caractérisé d’intérêt des opérateurs pour cette révolution technologique… S’ils se sont mis autour de la table, en tant que clients nous devons rester attentifs et faire en sorte que le Code Barre 2D reste un outil de liberté, un service orienté client et non pas une nouvelle manière de verrouiller le web et d’augmenter les marges des opérateurs.On pourra noter que les tests menés l’été dernier par l’AFMM confirme le potentiel que je prête à cette technologie, car je cite :

Sur la période de juillet et août 2007, près de 3000 utilisateurs ont téléchargé le lecteur et ont procédé à 5 000 scans de Flashcode, soit 2,5 scans en moyenne par personne. 30 000 tentatives de téléchargement du lecteur Flashcode ont été enregistrées, un chiffre qui atteste de l’intérêt du public pour l’offre de contenus et services mobiles complémentaires, en rebond de l’écrit.

Malheureusement, vous aurez noté le fameux taux de réussite de 10% à l’installation d’une application sur un téléphone. Imaginez donc le potentiel, si les téléphones disposent d’une application installée prête à l’emploi…Voir le communiqué de presse de mobiletag

Le tag à la rescousse de l’internet mobile

Cette partie de l’article repose sur un article diffusé le 23 juillet 2007 et mis à jour le 24 juillet 2007.

Une petite mise à jour de l’article, car en y réfléchissant je viens de découvrir deux avantages supplémentaires au tag mobile :- le tag mobile permet d’accéder à des URL plus longues, plus profondes dans le site, donc de faire des landing pages plus appropriées/diversifiées, et aussi de ne pas passer des heures à trouver des URL courtes, faciles à mémoriser et à taper- le tag mobile permet de tracker les points de contact offline… Il est peut être l’outil qu’on attendait pour faire la transition entre le offline et le online. En tout cas, on pourra tracker la performance des publications papier, voire des campagnes d’affichage.

J’ai décidé d’innover un peu sur la forme, parce qu’après 4 mois de lancement les habitudes prennent le pas. Rien que pour vous, une petite présentation sur les enjeux liés aux tags mobiles.

Vous pouvez télécharger la version en PDF.Lien vers l’étude Médiamétrie.

Comment innover et se différencier en terme d’ergonomie, lorsqu’il est moins risqué de respecter les standards ?

Posté dans Amélioration continue & testing, Ergonomie web par Raphaël Fétique

Je ne sais pas si les responsables de site se passent le mot, mais il existe un vrai phénomène de vagues de questions identiques. Il y a quelques mois, j’étais submergé de questions sur les UGC, j’ai ensuite eu des questions sur les moteurs de recherche interne, et dernièrement j’ai été confronté à la question « faut-il innover par rapport aux standards du marché en terme d’ergonomie des parcours et des interfaces ?» Pour être transparent avec vous, j’ai une expérience terrain de l’ergonomie et non pas une connaissance universitaire de la dite science. Ma réponse, à mes clients et interlocuteurs, a donc longtemps été pauvre en terme de conceptualisation : je me contentais de dire que l’internaute, dans un milieu culturel donné, pour un type de site donné, avait acquis des repères qui étaient appelés des standards. Les dits standards sont bons à respecter car ils sont le fruit d’une démarche test&correct des principaux acteurs du marché sur plusieurs années, et l’internaute les a intégrés de manière inconsciente dans sa manière de percevoir et utiliser un site.

Naturellement, le standard n’est pas obligatoirement optimum en terme d’expérience client ou d’utilisabilité, mais le fait de ne pas reprendre un standard va engendrer de la surprise et un questionnement auprès des internautes. Jakob Nielsen, l’ergonome le plus réaliste/pessimiste sur les capacités de prise en main d’une interface par un internaute moyen, vous rappellerait que l’internaute moyen en question présente l’âge intellectuel d’un enfant de 7 ans devant son écran. Dès lors, vouloir innover représente un vrai risque, … et donc une vraie opportunité de se différencier. J’y reviendrai.

Je voudrais d’abord finir sur le fameux concept de respect des standards, dont j’ai trouvé dernièrement le nom sur SmashingMagazine qui présentait dans un article quelques grandes règles et bonnes pratiques de l’ergonomie web, et il était notamment question du « syndrome du bébé canard»  ou « Baby-Duck-Syndrome»  dans la langue de Shakespeare.En fait, j’ai regardé Jurassic Park dernièrement, et le syndrome pourrait aussi s’appeler le syndrome du petit dinosaure… Plus sérieusement, le petit canard identifie comme étant ses parents les premières créatures adultes qu’il verra. De la même manière, lorsqu’un internaute découvre un type de site, très rapidement, et inconsciemment, il fixe dans son esprit sa première expérience comme référence, et toutes les visites qu’il fera ensuite sur d’autres sites seront comparées à cette première « expérience» . Vous aurez noté que nous cherchons toujours à reproduire une expérience que l’on maîtrise et qu’à ce titre nous avons une attirance pour ce qui se rapproche le plus de ce que nous avons déjà fait/étudié. Evidemment, ce qui pourrait être perçu comme une forme de « fainéantise de l’esprit»  ne privilégie au passage pas l’hétérogénéité et la diversité.On pourra aussi noter qu’au-delà de l’ergonomie, le design et les autres éléments qui impactent l’expérience client respecteront aussi la règle de l’attraction de l’internaute pour leur alternative qui lui est la plus familière. Typiquement, si à mon premier achat sur Internet on m’offre la livraison, je ne comprendrais pas ensuite pourquoi on me la fait payer sur d’autres sites… Dans l’autre sens, par contre cela passe mieux…

Ce qui signifie bien qu’innover ne constitue pas seulement un risque, mais aussi une opportunité. Et c’est là que j’aime à dire : « on a le droit de faire différent, à condition de faire mieux !»  Il est possible de changer les règles, à condition qu’elles apportent quelque chose. A titre d’exemple, en parlant d’un autre sujet d’actualité, je préconise d’utiliser le richmedia en sur couche, sur des parties spécifiques d’un site, non pas pour révolutionner l’expérience d’un client, mais tout simplement pour l’enrichir. La différenciation dans les interfaces est une piste très intéressante, mais qui nécessite une vraie connaissance du processus d’achat/cycle de vie de vos clients/internautes. Seule une démarche 100% customer centric avec du testing peut valider une évolution par rapport aux standards. Naturellement, la différenciation pertinente en terme d’ergonomie est un levier fort pour attirer de nouveaux visiteurs et fidéliser votre audience.

Je finirai en indiquant que le respect des standards ne signifie pas obligatoirement de faire des sites identiques. Certaines briques seront conceptuellement semblables (un drill down est un drill down…) par contre c’est la mise en avant et la sélection des fonctions pertinentes vis-à -vis de votre cible, associés à un design qui reprend l’identité de votre marque (design discount pour positionnement discount) qui fera la différenciation du site, reflet de la différenciation des stratégies marketing.

Le remplissage automatique de formulaire

Posté dans Formulaire & collecte de données, e-Commerce par Raphaël Fétique

Un voyage aux Antilles ? Justement j’avais besoin de m’évader [Mode rêve activé] J’achète ! Zut, un formulaire à remplir… [Mode rêve désactivé brutalement] Cela ne fera que la 5ème formulaire que je remplis aujourd’hui entre mon inscription à la convention des « Amis des Internautes»  ou celui que j’ai rempli sur le jeu concours « Gagner un an de plus à vivre» …

Vous aussi, vous en avez assez des formulaires ? Je pense que ça mérite un groupe sous Facebook ;-)

Plus sérieusement, les formulaires (en fait le processus d’inscription) sont une étape clef du plan de vie client. Ils permettent de faire passer vos visiteurs du stade d’anonyme fondu dans la masse au stade d’inscrit identifié et identifiable. Cette étape permet de passer d’un marketing peu différencié, à un marketing one to one, une des clefs de la fidélisation.

Mais, avant d’envisager tout ça, il faut que le visiteur aille au bout de l’épreuve que représente le remplissage d’un formulaire. Les taux de complétion et d’échec sont là pour rappeler qu’il y a beaucoup de choses à faire, parfois très simples, comme Thomas nous l’avait déjà rappelé il y a quelques temps.

Aujourd’hui, il est temps de passer à la seconde vitesse. Au-delà de l’ergonomie des formulaires, un autre champ d’investigation très prometteur existe : le remplissage automatique des formulaires. De quoi s’agit-il ? Comment cela peut-il fonctionner ? Quelles sont les avantages/limites pour les internautes et les responsables de site ? Je vous propose de regarder ces questions plus en profondeur en étudiant deux produits du marché avec des approches différentes :

SpoonKey,Le passeport E-Commerce ReversoForm, Le formulaire inversé

Le principe

Il s’agit de remplir un champ en début de formulaire qui remplira tous les autres champs du formulaire. La question est d’où vient l’information qui à partir d’un champ permet de remplir tous les autres ? C’est là que les approches diffèrent.

Le passeport e-Commerce

Démo de SpoonKey

Avant de pouvoir profiter des avantages de SpoonKey, il convient d’abord de se rendre sur SpoonKey et se créer un compte. SpoonKey vous demandera l’ensemble des informations nécessaires pour se créer un passeport e-Commerce. En fait l’idée c’est de mutualiser les informations qui vous sont toujours demandées et qui, après tout, sont toujours les mêmes :

  • Civilité
  • Nom
  • Prénom
  • Date de naissance
  • Adresse mail
  • Mot de passe
  • Téléphone
  • Adresse

La dernière étape du processus de création du passeport e-Commerce est de choisir votre SpoonKey/identifiant. Vous pouvez par exemple choisir votre numéro de téléphone ou tout autre identifiant unique. Après un clic sur l’email de validation de compte, votre passeport e-Commerce est créé.

Ensuite vous pouvez vous rendre chez les sites d’e-Commerce partenaires de SpoonKey, et au moment du remplissage du formulaire, avec un champ (votre SpoonKey) et un clic, vous remplissez l’ensemble de votre questionnaire (10 champs).

Le formulaire inversé

Démo de ReversoForm

De l’annuaire inversé au formulaire inversé, il n’y avait qu’un pas à franchir. C’est la société Teleneo qui a lancé ce service. Le principe est simple. L’information contenue dans le passeport e-Commerce existe déjà quasi intégralement dans la base de l’annuaire téléphonique, en tout cas pour les foyers qui sont référencés. L’idée est donc d’utiliser cette information. Vous fournissez votre numéro de téléphone en début de questionnaire et si vous êtes dans la base de l’annuaire, les champs Nom – Prénom – Adresse sont remplis.

L’idée reste sur le fond la même, puisqu’avec un champ vous en remplissez beaucoup autres. Si votre numéro n’apparaît pas dans la base de l’annuaire, le questionnaire ne sera pas rempli, et pour l’internaute l’expérience est transparente. Il existe une API gratuite avec recherche dans l’annuaire universel de France Telecom.

Les + et – de chaque solution pour les utilisateurs

Le passeport e-Commerce

Du point de vue utilisateur, les principales limites reposent sur la création d’un passeport e-Commece et sur la présence du service chez l’e-commerçant. Les principaux avantages sont naturellement la mutualisation des informations et la maîtrise totale sur les informations et sur l’identifiant.

Le formulaire inversé

Plus besoin de se créer un compte, mais comme tout le monde n’est pas référencé dans la base de l’annuaire universel, tout le monde ne pourra pas disposer de l’aide de ce service. En fait, rien de grave, puisqu’à présent nous n’avions jamais disposé d’une telle aide providentielle ;-) Malheureusement, comme l’utilisateur ne s’est jamais inscrit, le remplissage automatique du formulaire risque de le surprendre (où sont-ils allés chercher ces infos sur moi ? je suis espionné ?…) Autre point, il faut commencer le remplissage du formulaire par le numéro de téléphone, ce qui n’est pas la pratique la plus courante, vous le consenterez. Dès lors, il semble difficile de faire en sorte que le service soit totalement transparent pour l’utilisateur final.

Autre problématique : le numéro de téléphone d’un foyer renvoie au profil du chef de famille… Et si madame ou les enfants veulent acheter ?

Du point de vue du responsable de site

SpoonKey ou ReversoForm ? Si c’est cette question que vous vous posez, c’est que vous avez accepté l’idée du remplissage automatique du formulaire. Mais je me permets tout de même de revenir sur les avantages que les deux solutions ont en commun :

  • Accélération du remplissage des formulaires
  • Amélioration de l’expérience utilisateur
  • Amélioration du taux de complétion des formulaires (à confirmer et chiffrer)
  • Diminution du nombre d’erreurs dans les formulaires (à confirmer et chiffrer)
  • Une intégration quasi invisible et non bloquante

Pour en revenir à la question du choix entre les deux services comparés, je retiendrai que ReversoForm a l’avantage de baser son service sur l’annuaire universel ce qui permet une certification de l’identité des clients pour les livraisons. De son côté, SpoonKey développe un service plus flexible en terme de création de comptes, et permet d’atteindre potentiellement plus de monde. On peut parier à ce titre que le produit ReversoForm risque d’évoluer pour permettre à n’importe quel utilisateur de se créer l’équivalent du passeport e-Commerce de SpoonKey.

C’est la grève … et la RATP donne l’exemple !

Posté dans Offline, mobile & multicanal par Thomas Faivre-Duboz

C’est ce court article de NetEco sur le site de la RATP (Transports Publics Ile de France) qui m’a donné l’idée d’aller voir comment la RATP informe ses clients sur l’état du trafic et à quel point celle-ci est capable d’adapter son site internet à la situation actuelle.La problématique de la RATP est compliquée pour de multiples raisons :

  • Il faut prévoir une forte disponibilité de serveurs sur un nombre limité de jours
  • Il faut pouvoir proposer des informations relativement sûres pour ne pas faire de fausses promesses
  • Il faut savoir aller à l’essentiel
  • Il faut s’adresser à des utilisateurs partagés entre le désarroi et l’énervement …

Si l’on parle un peu conversion, c’est parce qu’il est ici question de confiance (une fois de plus), et que la confiance dans la RATP, la gestion de son trafic et la qualité de son site internet se joue aussi pendant ces jours de grève.Et il me semble que le contrat est bien rempli… Lorsque j’entre l’adresse ratp.fr dans mon navigateur favori, un message apparaît discretement pour me faire patienter pendant le chargement de la page, celui-ci pouvant durer quelques secondes (éventuellement quelques dizaines de secondes).

Ratp
Une fois arrivé sur le site, je ne tombe plus sur la page d’accueil classique de la RATP. L’équipe Internet a su mettre de côté les informations inutiles à 95% des visiteurs pour se concentrer sur l’essentiel : la fréquence de chaque ligne. L’heure du dernier bulletin est rappelée pour montrer que l’information est rafraichie régulièrement. A bien y regarder, il n’y a quasiment pas un seul mot superflu. A noter la colonne de gauche qui rappelle les autres points de contacts possibles pour les clients: le numéro de téléphone, le site mobile… ainsi que les liens pour retrouver le site « classique»  de la RATP.
Ratp
Le point-clé à retenir, c’est que le texte a souvent un impact fort lorsque le tri d’information est fait en amont par le responsable Internet, et d’autant plus lorsque le client recherche une information précise (information produit, lien de navigation, etc.). Il est souvent beaucoup plus rentable de mettre en avant – sans forcément avoir recours à des images au graphisme élaboré – la proposition qui convient à 95% des visiteurs, quitte à reléguer la suite sur des liens annexes. Comme le disait hier un responsable de site e-commerce avec lequel nous discutions, le site est comme un linéaire de supermarché qu’il faut savoir optimiser… et c’est ce pour quoi nous nous battons tous au quotidien ;-)

World Usability Day – Compte rendu (2/2)

Posté dans Ergonomie web, Evénements & livres blancs par Raphaël Fétique

La journée mondiale de l'utilisabilité

Retour sur la définition de l’utilisabilité

Je remercie Jean-Claude du blog QualityStreet.fr pour son excellent commentaire sur la première partie du compte-rendu relatif à l’événement organisé par Fred Cavazza. Il a pris le temps de définir clairement les concepts clefs :

Utilisabilité = Facilité d’utilisation; il s’agit d’une des deux dimensions de l’ergonomie, avec l’utilité.En somme, Ergonomie= Utilité + Utilisabilité. C’est la base et c’est issue de la norme ISO 9241 (1998) qui fait référence d’un point de vue conceptuel chez les ergonomes (et plus) en France et à l’international.Ensuite, on peut détailler la dimension utilisabilité (= Facilité d’utilisation), qui se décompose en 3 élements :- Efficacité (atteindre son but, oui / non)- Efficience (atteindre son but OK mais en un minimum de temps, avec le mini. d’efforts …)- Satisfaction (élement plus global, ressenti liés aux précédents)D’autres normes (ISO 9126, et SQuaRE, 2005) donnent des sous caractéristiques élargies à cette dimension utilisabilité, il s’agit de :- la facilité de compréhension,-la facilité d’apprentissage,-l’opérabilité,-l’attractivité (on rejoint le travail de Norman et la présentation de F. Gaillard)-la conformité aux standards d’ergonomie. A toi de faire ton choix, mais une chose est claire: Utilisabilité et Utilité sont deux dimensions complémentaires mais différentes (de l’ergonomie).Trois liens pour résumer mes propos :Des normes d’ergonomie … ou l’ergonomie en 3 motsErgonomie = Utilité + Utilisabilité (spécial Usability Day)ISO 9126, SQuaRE : Qualité, Utilisabilité … et une aubaine pour l’Ergonome

QualityStreet, le blog dédidé à  l'Ergonomie Informatique, l'Agilité et la Qualité logicielMaintenant que le débat est cadré, je vais finir le compte-rendu avec un retour sur les présentations d’Elie Sloim de Temesis, et Laurent Goffin d’Emakina Bruxelles.Malheureusement je ne pourrais pas faire un retour sur la présentation de Guillaume Brachon des Designers Interactifs sur « 10 enjeux d’utilisabilité pour les interfaces sociales» . Pourquoi ? Car pendant une grande partie de son intervention, j’étais au téléphone avec un client… Le peu que j’ai pu en voir mérite d’attendre la vidéo complète prochainement sur SimpleWeb.

Elie SloimTemesis – Utilisabilité, Qualité, Accessibilité

Il a commencé par une définition de l’utilisabilité par Vincent Bénard :

L’utilisabilité est la capacité d’un système à permettre à ses utilisateurs normaux de faire efficacement ce pour quoi ils l’utilisent.

Je vous laisse voir quelle définition vous appréciez le plus entre celle-ci et celle de Jean-Claude de QualityStreet. Pour ma part, je garde le tout et j’intègre ;-) Elie nous a ensuite parlé du modèle de qualité VPTCS (Visibilité, Perception, Technique, Contenu, Services) que je vous laisse découvrir plus en détail sur le site de Temesis. Une démarche qualité est nécessaire dès le moment où on envisage d’industrialiser la réalisation de sites. Si parfois, certaines créations tombent juste par hasard, tous les sites créées au feeling n’auront pas la même chance. Il convient donc d’avancer sur un chemin en 3 phases : découverte, efficacité, efficience.Lors de la séance de questions, de nombreux points très pertinents sont apparus. Tout d’abord, l’accessibilité n’est pas un combat visant la perte de temps/d’argent, mais au contraire, cette problématique structure le travail et amène à long terme d’énormes bénéfices dont notamment la rentabilité et la compatibilité. Un service accessible pourra, en effet, s’intégrer beaucoup plus facilement (code propre) à d’autres services. N’oubliez pas que « le plus grand aveugle du web est Google» (merci à Laurent Goffin qui a fait cette remarque).Mon voisin dans l’assemblée (issu d’une grande société annonceuse sur le net) a rappelé que trop peu de sociétés de conseil ou d’agences web intégraient l’accessiblité à la base des projets. Pire, elles se retournent vers leurs clients en précisant que ce n’était pas une demande du cahier des charges. Malheureusement, l’annonceur attend du conseil et notamment du conseil sur les dimensions utilisabilité-accessibilité. A qui la faute ? Personnellement, j’ai ma réponse, mais je préfère citer celle qui est apparue par consensus. Après un peu de débat, le modèle du B to B to C a été pointé du doigt. L’agence n’étant pas au contact du client final (ah bon ? ça sert à quoi les tests utilisateurs, la mesure comportementale…), il est du devoir de l’ensemble des acteurs de la chaîne d’intégrer la problématique de l’accessibilité et de l’utilisabilité dans leurs réflexions.

Laurent GoffinEmakina – Conception d’un réseau social

En début de présentation, Alexis Mons de Groupe Reflect a pris la parole pour positionner le cadre de l’intervention de son collègue bruxellois et a rappelé que l’utilisabilité et l’accessibilité sont à ses yeux des sujets qui devraient aujourd’hui être des standards pris en compte dans la réalisation de tous les sites.Laurent a entamé son exposé en présentant son métier d’Information Architect, que nous appelons chez Converteo Persuasion Architect, à l’image de Future Now, car nous intègrons en plus la dimension Marketing (enfin c’est comme ça que je comprends la chose). Il a rappelé qu’un site Internet se devait d’être :

  • Crédible
  • Trouvable
  • Accessible
  • Utilisable
  • Désirable
  • Utile
  • Rentable (j’extrapole un peu ses propos, mais je crois qu’il sera d’accord sur l’adjectif)

Tout ceci rejoint et enrichit le modèle VPTCS évoqué précédemment => Tout le monde va dans le bon sens ;-) La suite de l’exposé a concerné les réseaux sociaux : recrutement, animation, structure et conception de la plateforme. Parmi les clients que j’accompagne, il y a deux réseaux sociaux, et je vous avoue que j’ai trouvé la présentation de Laurent très pertinente et intéressante. Si j’avais été à sa place, j’aurai juste ajouté une partie sur la promesse et la finalité d’une plateforme sociale : remise en relation sur base de relations existantes, découverte de membres virtuels (sans rencontre physique)… Laurent a conclu qu’il était ravi lorsque les réseaux sociaux aboutissaient à des rencontres dans la vraie vie. Personnellement, je pense que ça dépend de la finalité du service. A titre d’exemple, je suis sur Facebook pour retrouver et maintenir des contacts existants, beaucoup moins pour rencontrer de nouvelles personnes.Pour finir, je vous propose en vrac quelques points intéressants que j’ai retenus de l’exposé de Laurent :

  • Génération de trafic : Viralité et travail de SEO pour que les profils ressortent dans les moteurs de recherche. De ce point de vue, je trouve que Copain d’avant ou mon ami Rupert avec Avosrestos font du beau travail.
  • Mise en place d’un processus d’inscription pertinent : ne pas demander trop d’information, il faut faire découvrir le service avant de trop en demander.
  • Force du tag : l’utilisateur nomme un contenu, ceci a une très grande valeur. Je rejoins Laurent sur ce point. Je vous rappelle que le nommage est la base d’un tri de carte.
  • Gestion des tags : ne pas oublier de mettre en place un thésaurus et gérer les orthographes multiples. Concernant les plateformes multilingues, je peux vous confirmer que le tag devient très vite un sujet épineux.
  • Des interfaces incitatives et évolutives : il faut pousser les services et contextualiser. Au lancement d’une plateforme, il s’agit de se rappeler que la valeur d’un réseau social repose sur le nombre d’inscrits, donc il faut mettre en avant les fonctions de recommandation/recrutement viral/import de contact pour augmenter la taille de la communauté. Ensuite, une fois que le nombre d’inscrits commence à être important, il faut développer les usages sur la plateforme et donc contextualiser les interfaces pour faire apparaître les fonctions de communication, jeu, échange de contenu…
  • Mise en avant de profils : il existe 3 grandes familles de profils à identifier.La star est un membre qui possède un grand nombre de connexions, il faut le mettre en avant sur la première pageLe pivot est un élément qui connecte deux groupes distincts, et il faut donc le mettre en avant sur la page d’accueil des deux groupesLe leader d’opinion est un membre qui a une grande influence et qui produit du contenu de qualité, il ne faut pas hésiter à l’impliquer dans la gestion de la plateforme et dans son animation.
  • Développer l’ego : je vous renvoie vers un article très pertinent de Thomas.
  • Penser mais ne contrôler pas : il faut penser l’expérience des utilisateurs, mais n’essayez pas de contrôler. Je dirai que la clef c’est de susciter des usages, et surtout de ne pas s’opposer aux détournements. Il convient de canaliser si ça dérape, mais il faut comprendre la nature du détournement, car c’est une super source d’information sur les attentes de la communauté.
  • Développement multicanal : le site n’est qu’un point de contact. Il existe d’autres modes d’interaction et le réseau social doit et peut survivre en dehors du site. Sur Internet on peut envisager des fils RSS, des API, des widgets… Mais bon ça concerne les communautés avec des early adopters. Je crois plus au multicanal sur le mobile et le mail avec des systèmes d’alerting et de communication. Laurent a aussi évoqué le offline avec par exemple l’organisation d’événements.
  • Test utilisateur & focus group : avant de créer un réseau social sur des communautés existantes, allez voir les besoins auprès des utilisateurs pour s’assurer qu’ils se serviraient de votre service (ma devise est : « PENSEZ A EUX, MAIS NE PENSEZ PAS POUR EUX» ), et surtout que les fonctionnalités que vous voulez mettre en place leur apportent de la valeur : la force d’un réseau social repose sur son utilité.
  • Data mining : le nerf de la guerre c’est de remonter à vos utilisateurs de l’information utile qui amélioreront leur expérience (connaître les autres membres qui ont les mêmes goûts par exemple). Il s’agit aussi pour vous de comprendre votre communauté en filtrant et agrégeant l’information.

Mon compte rendu est volontairement non exhaustif, et je vous invite encore une fois à aller voir les vidéos sur SimpleWeb. Je remercie une dernière fois Fred et l’ensemble des acteurs de cette journée, la révolution est en marche !

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