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Webleads Tracker : qualifier des leads en B2B, même sans formulaire de contact

Posté dans Solutions & Partenaires, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Générer une audience élevée c’est bien, savoir la convertir, c’est mieux. C’est surtout le cas en B2B, lorsque le panier moyen est très élevé et que chaque information pertinente peut aider les commerciaux terrains à conduire la vente. Mais comment faire lorsque le formulaire de contact ne suffit plus ? Lorsque le flux de contacts est trop faible, ou au contraire trop important et que les contacts doivent être priorisés ? La société Smartline Systems propose de répondre à ce besoin des entreprises en mettant au point une solution nommée Webleads Tracker qui permet aux sites de B2B d’identifier leurs visiteurs, d’en faire de véritables prospects et de générer une information riche, source de revenus bien évidemment, même si les visiteurs ne remplissent pas obligatoirement un formulaire de contact !

En quoi cela consiste-t-il ?

Tout visiteur laisse des traces sur un site : son adresse IP, son domaine, les actions qu’il réalise sur le site. C’est ici que le travail de Webleads Tracker débute : retracer le chemin parcouru par le visiteur, scorer son parcours pour calculer son niveau d’intérêt (score d’appétence marketing), puis tenter de l’identifier en obtenant le nom de la société et les informations s’y rapportant. Le traitement d’un seul lead nécessite selon Hervé Gonay, le fondateur de la société, 5 moteurs à base d’intelligence artificielle et peut demander jusqu’à 15 minutes de calcul pour un taux de résolution pouvant monter jusqu’à 60%. L’information est ensuite traitée et scorée afin de valoriser le lead. Le score dépend du temps de la visite, des pages visitées (les pages ayant chacune un score attribué préalablement par la société en fonction de son importance pour cette dernière) et d’autres facteurs comme les mots clés tapés dans le moteur de recherche. Il est ainsi possible de distinguer les visiteurs à fort potentiel des autres. Par exemple, les visiteurs arrivant sur la page « Contactez nous » ou sur la page « Téléchargez le Livre blanc » d’un site B2B se verront attribuer un score bien supérieur. A contrario, les visiteurs ne visitant qu’une seule page ou ceux consultant la partie « Recrutement » du site pourront avoir un score fortement dégradé, leur intérêt pour les offres commerciales étant certainement très faible.
Une fois ce score calculé, la solution géolocalise le lead, permettant ainsi à la société de s’adresser au bon établissement. En effet, il serait contre-productif de se baser uniquement sur le siège social, alors que le but de cet outil est de réduire les coûts de détection de projets.

On aboutit alors au document Excel suivant :

Webleads Tracker

Ce tableau est adressé régulièrement (tous les mois) aux entreprises clientes. Il liste les prospects à fort potentiel avec leur nom, leur score, le nombre d’actions réalisées sur le site, la durée et la date de leur visite, le code APE, Siren, Siret, Chiffre d’affaire, Effectif, Adresse, Téléphone….

Mais le travail ne s’arrête pas là . Ces données, certes riches mais encore brutes peuvent ensuite être traitées par des centres d’appels en charge de compléter la qualification, voire d’alimenter leur hiérarchisation actuelle avec des données complémentaires et propre à chaque activité (projet, timing, budget …).

Cela nous a l’air très prometteur sur le papier, mais quelle est la qualité du prospect obtenu ? La solution propose pour l’instant de récupérer uniquement les contacts génériques d’établissement disponibles sur les annuaires commerciaux, et non ceux de la « vraie » personne qui a effectivement consulté le site. Comme l’explique Hervé Gonay, associé fondateur, elle permet d’aider à déterminer quels seront les coups de fil les plus efficaces, mais pas de déterminer à coup sûr le bon interlocuteur. Qu’en est-il donc en termes de R.O.I. ? Hervé Gonay nous a déclaré facturer les sociétés au lead identifié (25 €), ce qui le rapproche d’un modèle Adwords (identification d’un visiteur possédant un besoin) qui est donc fortement dépendant du panier moyen d’achat. Pour donner un ordre d’idée, l’offre Starter Pack permet ainsi l’identification de 20 leads qualifiés pour un budget de 490 €.

De même, quid de la notion d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs ? Même si nous sommes dans le B2B et que les techniques d’identification et de tracking ne datent pas d’hier, n’y-a-t-il pas un risque d’intrusion de la part de cet outil au fonctionnement rappelant Big Brother ? Tout réside certainement dans le discours des personnes du service client qui seront chargées de recontacter les prospects, et dans leur capacité à faire croire que ce rappel est le pur fruit du hasard, et non le résultat d’une mécanique sophistiquée !

En tout cas, on attend les premiers retours d’expérience, et d’ici là , vos commentaires ! ;-)

Réseau physique et boutique en ligne : le retour d’expérience de Chapitre.com

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

Il y a quelques jours, j’ai publié un article sur l’intérêt de proposer les canaux physiques et Internet en complément. Pour mémoire, les principales raisons évoquées étaient :

  • Pouvoir accompagner le client dans son cycle d’achat et ne pas laisser de place à ses concurrents
  • Faire bénéficier au site Internet de la rassurance que constitue un réseau physique
  • Générer du trafic dans le réseau physique
  • Multiplier les modes d’interaction avec le client

Naturellement les défis à relever sont tout aussi nombreux, et loin de moi l’idée de penser que gérer et mettre en place la complémentarité entre les deux réseaux de distribution est chose aisée. Cobolian du blog Capitaine-Commerce avait par exemple très justement signalé la fermeture du réseau de points de vente de la Redoute.

Pour aller plus loin que l’analyse d’un consultant, il fallait un cas concret, et qui plus est, français, histoire de ne pas induire de biais culturel. Le cas porte ici sur le réseau de librairies physiques et la librairie en ligne de Chapitres.com

Je vous laisse découvrir l’article du Journal du Net intitulé « Comment Chapitre.com articule online et offline« . Je me permets deux citations pour vous donner envie d’accorder 5 minutes de votre temps à cette lecture :

« C’est la première fois qu’un site marchand donne son nom à des magasins physiques, s’enthousiasme Juan Pirlot de Corbion, président fondateur de Chapitre.com. Or avec près de 220 millions d’euros de chiffre d’affaires, il s’agit du deuxième réseau de libraires après la Fnac.» 

« Nous avons par exemple regardé les commandes achetées sur le site et livrées à Angoulême sur les 12 mois précédant l’ouverture de la librairie et sur les 12 mois suivant l’ouverture, explique-t-il. Elles ont été multipliées par 18. La présence du magasin physique occasionne incontestablement un regain de confiance, de notoriété et de réassurance dont bénéficie le site marchand.»  Un phénomène qui s’explique aussi par l’implication des vendeurs, qui conseillent parfois aux acheteurs de rechercher sur le site un ouvrage dont ils ne disposent pas en librairie.

A lire de toute urgence !

Remarque pour l’ensemble des experts en marketing et le rédacteur de l’article : j’ai moi-même longtemps failli, mais après un peu de recherche, il apparaît que la rassurance est le fait de rassurer, et la réassurance est le fait de réassurer, ce qui est plus un problème d’assureur que de gens du marketing.

A tous les monteurs de meubles IKEA…

Posté dans Evénements & livres blancs par Thomas Faivre-Duboz

Arrêtez de nous envoyer des lettres de désespoir dans le formulaire de contact de Converteo ;-)

Exemple :

« J’ai commandé dans votre Ikéa de Bordeaux le 17.04.08 un meuble GRIMLE BUFF qui est arrivé aujourd’hui par transporteur Dans le colis il manque les 2 portes , les 2 fonds,et 2 étagères. Comment dois-je procéder.Merci de votre réponse sachant que j’ai déjà commencé à monter le meuble que j’attendais avec impatience et que je n’avais jamais eu aucun problèmes avec votre magasin.» 

Ceci pour exprimer simplement à quel point les consommateurs peuvent être frustrés, déçus, et ne pas forcément savoir quel est votre numéro de téléphone (avez-vous pensé à le mettre en évidence sur votre site ?) ou – tout simplement – où se cache votre formulaire de contact client !

L’agent virtuel, complément du Live Chat

Posté dans Offline, mobile & multicanal par Pascal Lvy-Garboua

Note : Blog-conversion a le plaisir d’accueillir en tant que blogueur invité Pascal Lévy Garboua, VP Business Development de Virtuoz, société française pionnière dans la création d’agents conversationnels. Pascal a été des premiers à commenter sur notre blog il y a plus d’un an et nous avait contacté suite à la parution de ce précédent article sur notre blog… Souhaitant aller plus loin et apporter des précisions, il nous parle aujourd’hui des avantages et des enjeux concrets de l’implémentation d’un agent sur un site Internet. Un grand merci à Florence Gailledreau qui a été extrêmement impliquée dans la rédaction de cet article.

Qu’est-ce qu’un agent virtuel intelligent ?

Parfois également appelés chatterbots, bots, agents intelligents, ou encore agents conversationnels, les agents virtuels sont des programmes capables de simuler une conversation avec un humain en chat (dialogue écrit instantané). Et par conséquent, suppléent efficacement une installation humaine en automatisant un grand nombre de tâches.

Une histoire

Si le concept ne date pas d’hier – le premier agent conversationnel, ELIZA, a été élaboré au MIT dès 1966 – il a fallu attendre le nouveau millénaire pour que les agents soient opérationnels et qu’ils s’infiltrent dans le secteur privé.Ces agents, basés sur une technologie simple à base de mots clés, tels les chatterbots d’Encarta, réalisé par la société Colloquis sur Windows Live Messenger, ou Anna d’Ikea, réalisé par Artificial Solutions, ont apporté des exemples rudimentaires qui ont montré la voie à des solutions plus élaborées comme celles de VirtuOz incluant une dimension prédictive et une dimension métier verticale, permettant de réduire les temps et coûts de mise en place de l’agent et d’améliorer l’expérience utilisateur.

Le marché est aujourd’hui en pleine explosion, et l’implémentation d’un agent au sein de ses outils CRM assure aujourd’hui à l’entreprise un retour sur investissement conséquent : Chloé, prenant en charge près de 400 000 conversations mensuelles, économise à Neuf plusieurs centaines de milliers d’appels par mois ; Emma pour MMA, et Caro Line pour le Crédit Agricole permettent à leurs entreprises respectives une augmentation de 30% des ventes (sources internes MMA et Crédit Agricole).

L’agent virtuel, complément de Live Chat

Les agents virtuels peuvent être utilisés d’une multitude de façons. Selon les contextes et les entreprises, ils pourront être autonomes sur le site web, ou bien compléter un call center, un service client de messagerie instantanée, ou encore faire remonter aux outils CRM une information riche sur les clients.Ce qui nous intéresse dans cet article est la complétion d’un service client par messagerie instantanée à l’aide d’un agent virtuel. Pour mettre en lumière comment chacun des outils s’interconnecte, nous reprenons chacune des parties du précédent article de blog-conversion, et détaillons les différences.

Le processus d’escalade

Avant de démarrer, un rapide rappel du fonctionnement du processus d’escalade : l’agent virtuel accueille le visiteur sur le site internet de l’entreprise, et tente de résoudre les problèmes que ce dernier rencontre. Dans une problématique de vente, il repère les clients à forte valeur ajoutée, et, par un système d’escalade, passe la main à un conseiller humain, transmettant également l’historique du client, afin que le passage s’effectue de la manière la plus fluide possible.

1. Où et quand proposer le service de messagerie instantanée ?

Comme dans le cas d’un service de messagerie instantané live chat, le choix de l’emplacement lors de la mise en place d’un service de messagerie instantané automatisé est crucial. Outre les techniques de web analyse mentionnées dans le précédent article de blog-conversion, il faut tenir compte de la nature de l’agent et du service qu’il offre afin de sélectionner l’emplacement idéal :

-En page « aide », l’agent pourra se proposer comme interlocuteur et limiter ainsi l’envoi d’emails au service client (http://assistance.neuf.fr/neuf/support/index.do) ;

- En page d’accueil, l’agent pourra assister le visiteur dans sa navigation au sein de sites complexes, et le conseiller sur les produits (www.banque-accord.fr). Le choix de l’emplacement de l’agent dans le site se répercute sur son taux de conversations qualifiées (c’est-à -dire portant sur un problème dont la résolution fait partie de la mission de l’agent) : d’un emplacement à l’autre sur le même site internet, l’agent n’obtiendra pas le même accueil du visiteur/client.

Par exemple, eBay a mis à disposition de ses visiteurs un agent en deux endroits différents du site :

  • Louise Support, en page d’aide dans la rubrique « contactez-nous » : 84% de ses conversations concernent eBay, et 87% des conversations portant sur eBay permettent à l’internaute d’obtenir l’information qu’il recherche.
  • Louise Proactive, en page « vente » : 99% des conversations portent sur eBay, et 99% des conversations concernant eBay sont un succès

2. A qui proposer le service et pour quels produits ?

Lors de l’implémentation d’un service de messagerie instantanée, vous cherchez la meilleure façon de maximiser la rentabilité de l’outil. Lors de l’implémentation d’un agent conversationnel, ayez le raisonnement inverse : il s’agit de chercher comment utiliser l’agent pour maximiser la rentabilité du service client.L’agent est capable d’une part de mener un nombre illimité de conversations simultanément, et d’autre part de qualifier les visiteurs en combinant les informations dont il dispose (Il interroge la base de données de l’entreprise, il récupère les cookies, traces de passage antérieurs, mais surtout, il pose des questions qui lui permettent de cibler le problème). L’agent peut alors rediriger le client vers le parcours adapté, l’information qu’il recherche, ou le met en contact avec un conseiller humain. En d’autres termes, il s’assure que les clients utilisent les canaux adéquats, ce qui engendre une diminution de la frustration du client, qui trouve son information plus rapidement, ainsi qu’un décongestionnement du service client. Voici quelques unes des caractéristiques des centres de gestion de client qui gagnent à être upgradé avec un agent virtuel :- Les gros calls center, dans lesquels – loi de Pareto oblige – 80% des questions posées constituent seulement 20% de la FAQ. Dans de tels cas, l’agent intelligent permet de soulager les calls center de ces 80% de mails sans valeur ajoutée, pour leur permettre de se concentrer sur les 20% de questions restantes. Rappelons au passage que la loi Châtel, votée en janvier et applicable dès juin 2008 interdira les numéros surtaxés lorsqu’il s’agit d’assister ou de renseigner les consommateurs sur le suivi de commande.- Les entreprises offrant une très large gamme de services en ligne – les banques, par exemple, proposent de nombreux services qu’elles ont tout intérêt à rendre accessible en ligne à leur client : ces sites sont tiraillés entre deux besoins contradictoires ; rassembler tous les services sous un seul nom, pour des raisons marketing, et rendre le contenu accessible le plus rapidement possible à l’utilisateur, pour des raisons ergonomiques. L’agent conversationnel permet de rassembler les deux.

3. Contextualiser et humaniser la relation

Un agent virtuel est capable d’une part d’intégrer le vocabulaire de son entreprise et de le retranscrire dans la conversation, et d’autre part de se connecter à tout ou partie de la base, disposant ainsi de données précises sur le client qu’il conseille. De cette manière, il simule une expérience « guichet » riche. Ayant à faire à un interlocuteur unique, qui utilise les mêmes codes marketing que la boutique physique, le client se sent « comme au magasin ». Les chiffres sur la capacité d’humanisation de l’agent sont d’ailleurs éloquents : 70% des visiteurs terminent la conversation par « au revoir » ou « merci ».

4. Ne pas proposer le service quand il est inaccessible

En tant que robot, l’agent virtuel est, bien sûr, accessible à l’utilisateur en temps réel. De fait, il est capable de choisir en fonction des données temporelles la solution la plus adaptée pour le client : par exemple, en pleine nuit, il pourrait proposer l’envoi d’un email plutôt que de procéder à une escalade vers un conseiller humain.

5. Former un bon agent conversationnel

On a vu que, dans le cas d’un conseiller humain, la formation est cruciale. L’agent automatisé nécessite également un souci constant de la part de l’entreprise qui l’adopte.Lors de la définition même de l’agent, de sa personnalité et de sa mission, l’entreprise qui choisit cette solution doit fournir un important travail de réflexion sur l’information qu’elle veut faire parvenir à ses clients, et l’image qu’elle souhaite renvoyer. Mais le travail ne s’arrête pas une fois l’agent implémenté. Dans un souci de perfectionnement constant de l’agent, l’entreprise confie souvent à un salarié le soin de consacrer une partie de son temps à « coacher » l’agent, à actualiser ses connaissances, à en définir de nouvelles.La formation de l’agent s’effectue en plusieurs étapes : après un entraînement intensif en interne, l’agent est capable de répondre à 60% des questions qui seront posés par les utilisateurs réels. La seconde étape consiste donc à mettre l’agent à disposition d’un petit pourcentage d’utilisateurs pendant une à plusieurs semaines, afin que celui-ci soit entraîné « sur le terrain ». Lorsque ce dernier entraînement est fini, l’agent est capable d’apporter la solution à 80% des questions des utilisateurs (moyenne de la réussite observée chez les agents VirtuOz, toutes problématiques confondues).

6. Répondre aux clients ASAP

C’est sans doute là que la force de l’agent se fait le plus sentir. Fini, les délais d’attente téléphonique, les blancs de conversation, etc. Le client obtient sa réponse instantanément (le délai d’attente pour une réplique est de moins d’une seconde) et l’entreprise évite ainsi l’abandon mentionné dans le précédent article.

7. Ne pas faire durer la communication plus que de raison

Avec un agent virtuel, la gestion de la durée d’une conversation a moins d’importance qu’avec un conseiller humain en live chat : l’agent n’étant pas contraint par un timing particulier, le client est libre de faire durer le dialogue autant de temps qu’il le souhaite. En outre, l’une des caractéristiques de l’agent virtuel est d’être proactif. Ainsi, selon les stratégies déterminées par l’entreprise, il saura toujours orienter la conversation en fonction des besoins du client et des objectifs de l’entreprise.

8. Ne pas limiter le nombre de conversations simultanées par des contraintes de coût

Aucune limite n’est évidemment nécessaire au nombre de conversations d’un agent virtuel. En revanche, il faudra étudier avec soin la manière dont l’agent procède à l’escalade vers un conseiller humain, afin d’optimiser la gestion du temps de ceux-ci. Tenant compte de la loi de Pareto susmentionnée, s’agira de sélectionner quelles sont les 80% de connaissances que prendra en charge l’agent, et quelles sont les 20% qui nécessiteront un traitement humain.

9. L’Agent de support, vente et taux de conversion

Un agent de support, donc non spécialisé dans la vente, peut et doit avoir un impact direct sur le taux de conversion, s’il est bien utilisé. En effet, oser utiliser les services en ligne est directement lié à la facilité à naviguer sur le site, et à appréhender l’offre d’une marque quelle que soit la taille de cette offre. Comme nous l’expliquions plus haut, l’utilisation d’un agent est surtout rentable pour les sites dont l’offre, très large, pose un vrai problème d’ergonomie, qui incite à sans cesse à chercher des moyens plus efficaces de gérer la relation avec les clients.

Il existe plusieurs manières d’optimiser ses ventes à l’aide d’un agent conversationnel :

  1. Compléter la navigation à l’aide d’un agent : l’agent permet à l’internaute paresseux et/ou peu initié à l’informatique de contourner les moyens de recherche classiques et parfois fastidieux (moteur de recherche, FAQ, navigation par le plan du site) pour poser simplement sa question en langage naturel. C’est notamment ce qu’a fait Banque Accord, en plaçant Béa sur la page d’accueil. Si la question n’est pas claire, Béa se charge de proposer ou demander une reformulation, jusqu’à comprendre la demande de l’internaute et lui ouvrir la page qu’il recherche.
  2. Apporter l’information au moment stratégique : savoir à quel moment précis du parcours client il est nécessaire d’apporter l’information, afin de prévenir l’abandon, impacte également sur le taux de conversion. Cela nécessite une bonne connaissance de sa cible, et une analyse précise du comportement de ses clients. eBay a tout d’abord implémenté son agent Louise au sein de la rubrique d’aide. Les mesures effectuées à partir des conversations de cet agent ont permis de mettre en évidence la demande d’information au sujet de règles spécifiques à la vente et l’achat. Les équipes VirtuOz et eBay ont travaillé ensemble pour rendre Louise apte à prendre en charge cette demande de manière proactive. Louise a été ensuite placée en page « Vente », traitant ainsi les demandes des clients en amont, avant que les problèmes surviennent. Louise constitue désormais un véritable terrain de recherche et développement en amélioration et interfaçages avec les autres outils CRM. Avec 8% des problèmes utilisateurs résolus immédiatement au cours de la conversation, Louise gère aujourd’hui plus de 30% des contacts entrants vers eBay.fr.

Les 9 facteurs à considérer pour maximiser la rentabilité d’un service client par messagerie instantanée

Posté dans Persuasion par admin

Il y a quelques temps déjà , nous nous étions posé la question de l’intérêt et de l’efficacité de l’utilisation de la messagerie instantanée pour gérer une relation client dans le e-commerce. Quelques mois plus tard, de nouvelles études apparaissent et la question est à nouveau d’actualité.

La messagerie instantanée est un mode de communication incontournable pour un très grand nombre d’internautes (surtout les plus jeunes – la MSN génération), bien plus encore que peut l’être l’e-mail, un service pourtant plébiscité par le plus grand nombre. Une étude mondiale récente sur les modes de gestion du service client a montré que 19% des consommateurs européens (28% aux USA) souhaitent avoir la possibilité de contacter les entreprises via un service de messagerie instantanée. 16% des consommateurs français disent apprécier la messagerie instantanée comme moyen de communiquer avec une entreprise et son service client.

La messagerie instantanée a plusieurs cordes à arc dont celle d’être une solution avec un coût maîtrisé et peu élevé (plus faible qu’un call center) et peut s’avérer un levier important pour améliorer le taux de conversion (impact fortement corrélé à la nature du produit commercialisé). Parmi les autres avantages de cette solution, on notera la possibilité pour un conseiller de gérer plusieurs clients en parallèle (gain de coût), tout en leur transmettant des liens (vous avez déjà essayer de dicter une URL au téléphone ?). Ce service permet d’apporter une valeur ajoutée à votre site, d’améliorer l’expérience client et peut être un élément différenciant. Modérons tout de même cet enthousiasme en se rappelant que seule la génération MSN et quelques « geeks»  sont vraiment adeptes de cette solution, pour les autres, il y a une vraie réflexion à avoir en termes d’adoption et de segmentation des usages.

Fort de ce constat, les responsables de site doivent se poser la question de l’implémentation d’un tel service sur leurs sites, pour faire face aux demandes des visiteurs disposés et demandeurs d’une telle solution. Ces derniers peuvent être une minorité, mais lorsque les taux de conversion sont inférieurs à 2%, il n’y a plus de minorité : seul le R.O.I. compte.

Si vous envisagez de mettre en place une solution de messagerie instantanée, il est important de se poser quelques questions visant in fine à satisfaire le client et à maximiser le R.O.I. Mais comme nous n’aimons pas les questions sans réponse, nous vous avons débusqué un article d’Internet Retailer qui apporte des réponses intéressantes, structurées autour de 9 facteurs à prendre en compte.

1. Où et quand proposer le service de messagerie instantanée ?

Il vous faut détecter, grâce à la web analyse, quelles sont les pages sur lesquelles implanter l’outil (pages dites rondins, qui génèrent un fort taux d’abandon du processus d’achat), et quels sont les comportements précurseurs des départs anticipés (ex : inactivité sur une page pendant 2mn). De ce fait, vous pourrez mette en place l’outil au bon endroit, et le lancer au bon moment (ex : sur le formulaire d’inscription après 1 m 40 secondes).

2. A qui proposer le service et pour quels produits ?

Pour maximiser la rentabilité de l’outil :

Il vous faut choisir le type de client auquel vous souhaitez proposer le service de messagerie instantanée. Plusieurs possibilités s’offrent à vous pour filtrer les utilisateurs sans que ces derniers se soient connectés (sinon c’est pas drôle) :

  • Identifier vos gros clients via cookie. Cette solution me paraît limitée dans le contexte actuel car elle implique que le client se connecte toujours du même ordinateur et n’efface jamais ses cookies. Imaginez qu’un gros client habitué à utiliser la messagerie instantanée se retrouve privé de ce service : la frustration sera grande.
  • Segmenter les clients selon le parcours sur site ou le referer (ex : journal financier, client à forte valeur ajoutée). On touche là une vision basique du ciblage comportemental… avec des résultats approximatifs, puisque la seule connaissance du parcours, ou du referer n’est pas suffisant pour vraiment qualifier un prospect.
  • Filtrer par zone géographique via l’adresse IP (ex : vous ne vendez pas aux Etats-Unis, ou votre messagerie instantanée n’est que disponible en langue française).

Il vous faut choisir le type de produit selon son prix (ex : pas nécessaire de mettre en place un service de messagerie instantanée pour un produit à 10 euros), sa marge, le degré d’implication du client pour l’achat…

3. Contextualiser/Personnaliser

Proposer le service en veillant à mettre en place une équipe de spécialistes que le client pourra sélectionner à sa guise selon la disponibilité de chacun. Si votre magasin possède plusieurs univers, il est important que le client final puisse avoir l’impression de discuter avec un spécialiste du dit univers (effet Fnac). Par ailleurs, il est envisageable de personnaliser la conversation en indiquant le nom du client si ce dernier vous l’a communiqué. Au final, il s’agit de mettre en relation un spécialiste avec un client, dans l’optique d’offrir une expérience relationnelle riche aboutissant à un achat assisté, avec une satisfaction très forte, synonyme d’un bon taux de fidélisation.

4. Ne pas proposer le service lorsqu’il est inaccessible

Lorsque le service de messagerie instantanée est activé par les équipes du site (par exemple au bout d’une certaine période d’inactivité), il n’y a aucun souci, puisqu’il suffit juste d’arrêter de solliciter le client. Dans le cas d’un bouton permettant au client de prendre contact, il faut surveiller la charge du service et sa disponibilité et contextualiser le bouton présenté en conséquent. Si le service n’est pas accessible, il faudra proposer d’autres modes de contact (téléphone, e-mail).

5. C’est quoi un bon conseiller ?

Il doit être bien formé et doit avoir accès à un nombre important d’informations (état des stocks et des commandes, historique clients pour proposer les produits d’adselling appropriés…).
Profil : bon sens de la communication, connaissance du site, des produits, rapidité dactylographique …
Si on revient à la problématique des experts par univers produit, il est important de mettre à disposition d’un conseiller une équipe d’experts sur lesquels il peut ré aiguiller le client. Chacun son métier, ne laissez pas des gens non experts discuter avec des clients qui pourraient être plus experts qu’eux… Frustration garantie + Buzz négatif + Fidélisation fortement compromise.

6. Répondre aux clients ASAP (as soon as possible – aussi vite que possible)

L’idéal est de répondre en moins de 20 secondes. Des réponses données après un temps moyen d’attente de 15 secondes peuvent engendrer jusqu’à 10 % d’abandon de la cession. Ce chiffre est à prendre avec des pincettes. On ne sait pas s’il s’agit de réponse suite à une sollicitation du client, ou des réponses dans une conversation.

7. Ne pas faire durer la communication plus que raison

La durée moyenne de communication est de l’ordre de 8min11s (aux USA) selon les résultats de l’étude client mystère opéré par E-Tailing Group’s… Qu’est-ce qu’ils sont bavards ;-) Afin de terminer la communication au plus vite plusieurs techniques s’offrent à vous. Proposer du cross-selling ou du up-selling, qui permettent d’inviter le client à continuer sa navigation tout en lui demandant si l’on a bien répondu à sa question peut-être une solution. Personnellement, je crois qu’il faut faire très attention à la tentation de pousser les conseillers à réduire le temps de communication. Rien de pire pour un client que de sentir pousser vers la caisse, et de manière plus globale de ressentir une quelconque pression.

8. Limiter le nombre de conversations simultanées

Une bonne pratique est de limiter le nombre de conversations simultanées à 3 pour un conseiller. Cela permet de répondre précisément aux besoins du client tout en gérant les éventuels blancs.

9. Pousser à l’achat

Il ne faut pas oublier que l’outil doit permettre d’augmenter le taux de conversion et donc pousser à l’achat. Mais là encore, attention à la « pression» . L’avantage de la messagerie instantanée est de pouvoir entrer dans une interaction plus fine, et il s’agit donc d’en profiter pour amener le produit de manière subtile mais certaine.

Je ne sais pas si vous avez des retours terrain, surtout n’hésitez pas à nous raconter.

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