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PhotoSupplements : navigation visuelle et images en grand format

Posté dans Solutions & Partenaires par Jonathan Koskas

Nous en avions parlé il y a quelques mois, notamment ici et : la possibilité de voir des visuels de produits en grand format se généralise et devient un « must-have»  pour les sites d’e-commerce, de tourisme, etc.

Particulièrement dans les pays latins, l’impossibilité de voir en détail (ou de toucher) peut être un fort frein à l’achat lorsque l’on souhaite vendre un produit matériel, ou tout simplement lorsque quelques bons visuels valent mille discours (c’est tout particulièrement le cas sur les sites d’hôtels, de destinations touristiques ou encore les sites d’immobilier). La présence chez les internautes d’écrans de plus haute résolution et d’accès à plus haut débit rend l’implémentation de ce type de solution à grand échelle tout à fait envisageable aujourd’hui.

L’adoption d’une technologie de visualisation fera t-elle la différence entre votre site et ceux de vos concurrents ? Peut-on affirmer aujourd’hui qu’il s’agit d’un facteur décisif dans le processus d’achat, pouvant améliorer la conversion prospect/client de manière significative ?

Une partie de la réponse à cette question est apportée par le gourou du Web design, à savoir Jakob Nielsen, qui souligne que « le plus simple pour améliorer les pages produits, augmenter les ventes et degré de fidélité est de montrer de meilleures photos»  (10 High-profit Redesign Priorities, Mars 2007).

Petit tour d’horizon des solutions disponibles

La photo « grand format»  est-elle l’avenir du commerce en ligne ? C’est en tout cas la conviction de l’agence Web UHT, société éditrice de la solution Photosupplements, qui offre la possibilité aux sites d’e-commerce de se doter d’une technologie innovante permettant l’affichage grand format des photos des produits disponibles à la vente. L’idée étant bien entendu de permettre à l’internaute de pouvoir voir le produit correctement, et donc de communiquer un maximum d’information sur celui-ci afin de déclencher in fine l’acte d’achat.

Cliquez ci-dessous pour le lancer le diaporama

navigation visuelle et images en grand format

PhotoSupplements vous donne la possibilité de créer des diaporamas en mode plein écran pour vos différentes gammes de produits. En plus de proposer une excellente qualité d’image (voir le site de Laure Montebello), cet outil présente une fonctionnalité non négligeable: la possibilité d’attribuer des tags à vos différentes photos permettant ainsi de créer des liens visuels entre plusieurs diaporamas, de quoi aider les e-commerçants à « suggérer»  du contenu commercial pertinent à leurs visiteurs et augmenter in fine la taille du panier moyen. PhotoSupplements est une solution clé en main, facile à installer et à gérer, qui peut être utilisée sur tout navigateur, jusqu’aux téléphones mobiles. Il s’agit donc d’une offre complète multi-plateforme qui pourrait se montrer extrêmement utile auprès de nombreux e-commerçants soucieux de se différencier par rapport à une concurrence toujours plus rude.

Si néanmoins vous doutez du caractère persuasif d’une photo haute définition pour vanter les mérites de vos produits, vous pouvez vous orienter vers des technologies alternatives, telles que celle proposée par Shopping life. Ici, il s’agit de miser sur l’experience full-3D et de proposer une navigation comme une immersion dans un « monde virtuel» , vous permettant de naviguer au gré de vos envies et de flâner dans ce que l’on pourrait qualifier de centre commercial en 3D. Après avoir téléchargé le plugin vous permettant de gérer la 3D dans votre navigateur (Internet Explorer, Firefox…) vous êtes libre d’explorer ce centre commercial d’un genre nouveau. La plateforme de blog-boutique 42stores.fr propose également de transformer n’importe quel catalogue produits en véritable galerie 3D à l’aide de l’extension CoolIris (ex-Piclens).

Néanmoins, nous pouvons nous questionner sur l’adoption et donc l’intérêt d’un outil reposant sur l’installation d’un plug-in, ce qui constitue une barrière à l’entrée importante pour l’utilisateur lambda.

Dans ce cas, la « voie du milieu»  pourrait être incarnée par les « catalogues interactifs»  (sur le modèle du site Ikea France) qui proposent une navigation à mi-chemin entre la photo et le mode de navigation immersif, permettant ainsi de plonger le visiteur dans le monde de la marque sans aucune contrainte technique si ce n’est l’installation de Flash Player (dont le taux de pénétration avoisine les 98%).

Les catalogues ne sont pas morts

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Jonathan Koskas

Les nouvelles en provenance des géants de la vente par correspondance (VPC) se succèdent… et malheureusement se ressemblent ! Alors que la Camif se déclarait en cessation de paiement en Octobre dernier, le groupe La Redoute annonçait avec fracas une restructuration débouchant, d’ici quatre ans, sur 674 suppressions de postes.

La VPC traditionnelle en chute libre

Habituellement, la VPC se fonde sur un mécanisme simple : un catalogue de produits à l’attention des clients cibles et des points de retrait éparpillés sur l’ensemble du territoire. Néanmoins, la montée en puissance du canal internet a clairement remis en cause ce schéma. En effet, le consommateur a profondément modifié ses habitudes de consommations et est devenu un internaute-consommateur. La Toile s’est clairement installée comme complément indispensable aux catalogues traditionnels.

Est-il raisonnable de subitement tirer un trait sur ce type de modèle ? Peut-on envisager un scénario qui remettrait le « bon vieux catalogue papier » au cÅ“ur des actions MD (marketing direct) des entreprises ?

La fonction du catalogue traditionnel

Aujourd’hui le catalogue que vous recevez par voie postale est encore largement conçu dans un esprit d’» immersive shopping experience» . En d’autres termes, il est destiné à immerger la cible dans un univers précis où différents produits sont mis en scène, ce qui permet in fine d’encourager aussi bien le cross-selling (produits complémentaires) que l’up-selling (montée en gamme). Qu’il s’agisse d’une plage ensoleillée au large du Brésil ou de la salle à manger de vos rêves, cette « théâtralisation » des produits dans leurs environnements respectifs permettrait de véhiculer un pouvoir émotionnel important et donc de renforcer le désir d’achat.

Le catalogue est donc encore aujourd’hui considéré comme un outil « déclencheur d’achat ». Néanmoins, force est de constater que son utilisation appelle l’usage d’un outil supplémentaire : l’envoi de bon de commande par courrier, l’appel téléphonique ou … la commande en ligne ! Il semblerait que de plus en plus de commandes, déclenchées par le catalogue papier, se concrétisent sur la Toile. Il est donc urgent de s’interroger sur les lourds investissements sur la création, la production et la distribution et de remettre en cause la forme classique des catalogues traditionnels.

Vers une nouvelle utilisation du catalogue papier

On peut donc penser que l’usage du catalogue va évoluer de manière complémentaire à celle de sites marchands. L’explosion du e-commerce, avec plus de 66% du chiffre d’affaire de la VAD sur Q1 2007 (source FEVAD), devrait mener à une nouvelle approche des différents canaux de vente. Et il semblerait que le catalogue papier soit appelé à devenir un relai vers la vente sur le Web (Business driver).

Nous pourrions en effet envisager un support papier conçu comme une première étape vers l’achat en ligne, qui comporterait de nombreuses informations utiles par produit et qui véhiculerait des facteurs de rassurance qui favorisent l’acte d’achat.

Quid des « catalogues virtuels»  ?

De nombreux acteurs sont déjà positionnés sur le marché du « catalogue virtuel », outils permettant de virtualiser le contenu d’un catalogue traditionnel afin d’en promouvoir la visibilité sur le Net (Fluidbook, Easy-catalogue etc.). Malgré le caractère innovant de ce service, on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel support qui, en dépit de présenter l’avantage d’un coût très inférieur à son grand frère « papier », ne semble pas aussi engageant en terme de décision d’achat.

Ikea et la navigation immersive

Au lieu d’adapter purement et simplement un catalogue papier au format online, pourquoi ne pas essayer de tirer parti à la fois de l’avantage du catalogue traditionnel (univers immersif) et de ceux d’une expérience d’achat en ligne (achat immédiat, interactivité, avis) ?

C’est précisément la voie empruntée par le géant Suédois Ikea dont le site propose un parcours de navigation largement inspiré de l’univers du catalogue et de ses magasins. Au delà d’une simple version Web de son catalogue papier, Ikea mise donc sur une navigation immersive calquée sur l’expérience client offline.

A lire :

http://www.solution-ecommerce.fr/E-commerce-et-avenir-du-catalogue-papier

http://www.journaldunet.com/cc/04_ecommerce/ecom_marche_fr.shtml

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1054940


Réseau physique et boutique en ligne : le retour d’expérience de Chapitre.com

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

Il y a quelques jours, j’ai publié un article sur l’intérêt de proposer les canaux physiques et Internet en complément. Pour mémoire, les principales raisons évoquées étaient :

  • Pouvoir accompagner le client dans son cycle d’achat et ne pas laisser de place à ses concurrents
  • Faire bénéficier au site Internet de la rassurance que constitue un réseau physique
  • Générer du trafic dans le réseau physique
  • Multiplier les modes d’interaction avec le client

Naturellement les défis à relever sont tout aussi nombreux, et loin de moi l’idée de penser que gérer et mettre en place la complémentarité entre les deux réseaux de distribution est chose aisée. Cobolian du blog Capitaine-Commerce avait par exemple très justement signalé la fermeture du réseau de points de vente de la Redoute.

Pour aller plus loin que l’analyse d’un consultant, il fallait un cas concret, et qui plus est, français, histoire de ne pas induire de biais culturel. Le cas porte ici sur le réseau de librairies physiques et la librairie en ligne de Chapitres.com

Je vous laisse découvrir l’article du Journal du Net intitulé « Comment Chapitre.com articule online et offline« . Je me permets deux citations pour vous donner envie d’accorder 5 minutes de votre temps à cette lecture :

« C’est la première fois qu’un site marchand donne son nom à des magasins physiques, s’enthousiasme Juan Pirlot de Corbion, président fondateur de Chapitre.com. Or avec près de 220 millions d’euros de chiffre d’affaires, il s’agit du deuxième réseau de libraires après la Fnac.» 

« Nous avons par exemple regardé les commandes achetées sur le site et livrées à Angoulême sur les 12 mois précédant l’ouverture de la librairie et sur les 12 mois suivant l’ouverture, explique-t-il. Elles ont été multipliées par 18. La présence du magasin physique occasionne incontestablement un regain de confiance, de notoriété et de réassurance dont bénéficie le site marchand.»  Un phénomène qui s’explique aussi par l’implication des vendeurs, qui conseillent parfois aux acheteurs de rechercher sur le site un ouvrage dont ils ne disposent pas en librairie.

A lire de toute urgence !

Remarque pour l’ensemble des experts en marketing et le rédacteur de l’article : j’ai moi-même longtemps failli, mais après un peu de recherche, il apparaît que la rassurance est le fait de rassurer, et la réassurance est le fait de réassurer, ce qui est plus un problème d’assureur que de gens du marketing.

Boutique physique et site Internet : les clients tirent parti du meilleur de chaque canal, faites comme eux !

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

« Doit-on investir dans le web et créer un site Internet ? » demande le patron de la société brick&mortar à ses équipes.
« Doit-on investir dans des points de retrait de marchandise ou des magasins physiques ? » demande le patron de la société pure player.

Deux sociétés diamétralement opposées en apparence, mais une même question : quel intérêt de construire un réseau présentant à la fois des points de vente physiques et un site Internet. A titre d’exemple, la Fnac d’une part et Pixmania d’autre part se sont posés ces questions il y a quelques temps déjà et ont investi pour compléter leur réseau par un site Internet pour le premier ou par des points physiques pour l’autre. On peut s’imaginer que la décision a dû notamment s’appuyer sur la prise de conscience et l’acceptation que le client n’est pas mono canal et qu’il faut donc l’accompagner dans ses comportements.

Les comportements des utilisateurs sont multicanaux

Il suffit de regarder tout autour de vous, d’interroger vos proches ou tout simplement prendre du recul sur votre comportement d’achat pour comprendre que nous sommes multicanaux. Mais cette observation ne suffira certainement pas à convaincre le conseil d’administration de vous suivre dans le projet d’ouvrir un site ou des boutiques physiques. Il vous faut des chiffres, et ça tombe bien car l’enquête réalisée par Dia-Mart, Côté clients et Nouveau Monde DDB sur le thème « les points de vente ont tout à gagner des sites marchands », relayée par le JDN, permet de chiffrer et mettre en lumière la place de chaque canal. Je vous préviens, l’étude vise plus à convaincre les acteurs brick&mortar à investir sur le numérique que les pure players à investir dans la pierre, mais je pense qu’il faut y avoir une priorité en terme de business pour les sociétés ayant demandé l’étude.

Cette étude met ainsi en avant les rôles que joue un site marchand d’enseigne dans le processus d’achat et la relation client. Nous apprenons ainsi que pour près de 85% des personnes interrogées, le site marchand les aide à préparer un futur achat en magasin, contre 41% qui répondent utiliser le site afin de préparer un achat futur sur ce même site… Ce niveau de réponse me laisse songeur sur ce que les interrogés ont compris par préparer, car les études démontrent un cycle d’achat en ligne comportant 1 à 2 visites avant un achat sur le site. En même temps, cela signifierait que proportionnellement il y a beaucoup plus de ROnPOff (Research Online Purchase Offline Customer) que de ROnPOn (Research Online Purchase Online Customer) (voir l’excellent article de Capitaine Commerce sur les ROPO) dans la population. Quid des ROffPOn ou des ROffPOff ? Lisez la suite !

Mais arrêtons-nous sur la performance multicanale ici illustrée. Le site prend une nouvelle dimension, plus qu’un canal de distribution supplémentaire, c’est un véritable pilier sur lequel peut reposer l’activité commerciale offline et une source de dynamisme pour les magasins physiques. Il s’intègre dans le cycle d’achat des clients. Preuve en est, 90% des clients du site le sont également dans les magasins de l’enseigne. Mais aussi un outil de fidélisation : 24% des utilisateurs du site marchand ont tendance à plus fréquenter le magasin physique auquel renvoie ce site… Le client ne différencie pas la relation qu’il a avec une marque selon les canaux. Il n’y a que les professionnels qui s’imaginent qu’un client change de personnalité quand il change de canal… Plus sérieusement, je reprends toujours l’exemple de la banque. Si le client fait une simulation de prêt en ligne, lorsqu’il va voir son conseiller, il aimerait bien que celui-ci puisse l’aider à poursuivre la démarche qu’il a commencée en ligne et ne lui redemande pas l’ensemble des éléments. Le client n’a pas conscience d’être multicanal, il a juste conscience d’interagir avec une même enseigne. Vous noterez donc également les implications en termes de qualité des services et de l’expérience client. J’ai déjà été consulté par des marques centenaires qui paient des millions pour construire une boutique physique et qui ont un budget de refonte de leur site de 15 000 euros, et malheureusement ça se voit !

Si votre directeur général refuse encore d’investir dans une boutique en ligne, je crois que vous détenez quelques clefs pour négocier. Alors oui, il vous prétextera que les taux de conversion sont bien moindre en ligne que dans les magasins physiques, mais rappelez-lui que le comportement d’achat est un tout, dont il faut maîtriser l’ensemble des phases pour maximiser le taux de conversion global. Laisser la place à un concurrent d’entrer dans le cycle d’achat, et vous lui donnez une chance de conclure l’achat à votre place.

Lorsqu’on considère la population des ROnPOff (Research Online Purchase Offline Customer) il est légitime de se demander quel est le type d’information disponible sur Internet qui aide tant les clients dans leur processus de décision d’achat. Pour 68% des internautes, le site Internet permet de se renseigner sur le produit avant de l’acheter en magasin, pour 56% et 54%, il est respectivement un outil de conseil et un moyen de vérifier la disponibilité avant de réaliser l’acte d’achat en magasin.

Mais pourquoi le client ne va pas directement en magasin pour se renseigner et se faire conseiller ? Des raisons nous viennent logiquement à l’esprit. Par manque de temps ? Parce que le site permet un accès illimité et constant à l’information ? Parce qu’au travail ou à domicile, à midi ou à minuit, le service et l’information disponible est simple d’accès ? Par confort, dans le sens où le projet d’achat n’en étant encore qu’au stade de simple réflexion, le consommateur n’a peut être pas envie de subir des incitations externes de vendeurs ou autres ? Pour pouvoir comparer et consulter des guides d’achat ou forums en parallèle ? Ou tout simplement par flemme de se déplacer ?

Face à l’émergence puis à l’explosion des sites marchands des sociétés brick&mortar, il est presque logique que la concurrence sévissant dans le monde réelle soit transposée au monde virtuel. Elle est même plus importante, puisqu’à tous ses sites viennent se rajouter ceux des sociétés pure players. Mais alors quels sont les facteurs clés de succès qui permettent à des sites d’enseigne de sortir par le haut du panier ?

Selon l’enquête Dia-Mart, un site est préféré aux autres sites du même secteur d’activité par 38% des personnes interrogées pour son choix de produit et pour sa facilité à trouver le produit. Longue traine et ergonomie, une équipe qui gagne ! Lorsqu’on vous dit de soigner votre descente produit et votre moteur de recherche (50% des internautes utilisent le moteur de recherche au cours de leurs visites sur un site d’e-commerce), il ne s’agit pas d’une best practice… mais bien d’une règle élémentaire.
Ensuite viennent en seconde position avec 37% et 36% le prix (quelle surprise !) et l’ambiance à travers la présentation du produit et des gammes. Et enfin pour 35% des interrogés, la qualité des produits proposés et la mise en avant des nouveautés sont des critères de préférence entre différents sites issus d’un même secteur.

Le consommateur a besoin de retrouver l’offre de l’enseigne, mais tout en étant rassuré sur le monde virtuel et accompagné dans sa démarche d’achat. Le client apprécie très largement la possibilité de pouvoir suivre sa commande en ligne ou encore de pouvoir vérifier en temps réel la disponibilité d’un produit dans les magasins près de chez soi. Là encore, le rôle d’accompagnement du site web est mis en avant et son intérêt est réel.

Cependant, même si l’offre est identique (voire souvent plus fournie) sur Internet, que nous trouvons des « Exclusivités Internet », que les outils d’aide et d’accompagnement mis à la disposition du consommateur sont de qualité, il existe encore de véritables freins à l’achat en ligne. 58% des consommateurs consultés répondent qu’ils ont besoin de toucher et de voir le produit, et pour 32% il est plus facile de comparer dans un magasin physique. On constate ainsi que pour certaines générations de consommateur, Internet ne pourra jamais se substituer au bon vieux magasin en dur, à ses allées et à la présence d’un vrai vendeur. Le site aura certes un impact réel, puisque sources d’informations, mais l’acte d’achat passera nécessairement par la case magasin physique. Certes la crise impose des réductions de coût, mais que cela n’empêche pas les pure players de bien réfléchir à l’intérêt d’un réseau physique.

Naturellement, la population et les usages évoluent. Il sera intéressant de regarder l’évolution de ces chiffres car il ne serait pas étonnant qu’ils diminuent avec le temps. Des outils comme ceux concoctés par nos amis de FittingBox (essayer leur application sur le site Rayban.com, bluffant), des agents virtuels ou encore des comparateurs de produits mieux pensés sur les sites marchands nous permettront d’aller dans ce sens.

Synthèse

Il existe une vraie complémentarité entre les boutiques physiques et les sites Internet. Le site permet au consommateur de réaliser une première étape dans son acte d’achat, et ce, de chez lui. Le site facilite et incite donc à l’achat en magasin, mais surtout il permet d’amplifier l’activité des enseignes. En échange, il s’appuie sur la notoriété du réseau physique et y trouve une source de légitimité, levant ainsi une partie des réticences de l’internaute à acheter sur Internet.

Aux US, hormis Amazon et eBay, les leaders du e-commerce sont des enseignes “physiques”. En France, celles-ci se sont longtemps montrées timides, laissant les pure-players s’installer solidement. Elles disposent toutefois d’arguments convaincants pour, selon les conclusions de l’étude, “aller au front sans complexes”.

Sources:

http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/dossier/les-points-de-vente-ont-tout-a-gagner-des-sites-marchands/les-points-de-vente-ont-tout-a-gagner-des-sites-marchands.shtml

Convention e-Commerce Jour 3 : Internet mobile, séduction client, Web 2.0 et quelques facteurs clefs de succès pour les sites marchands

Vous l’attendiez tous, voilà le jour 3 de la convention e-Commerce… On me dit dans l’oreillette que ça fait deux semaines que l’article attendait une validation pour une publication. En tout cas votre patience est récompensée.Aujourd’hui au menu c’est web 2.0, Internet mobile, séduction client et enfin au dessert une série de bonnes pratiques à appliquer au site marchand avec intelligence.

Comment créer un site pour mobile ?

Surprenant, mais c’est bien la société Xiti, société de référence en web analytics qui nous explique comment créer un site accessible par téléphone mobile à partir d’un site web préexistant en nous exposant l’exemple de 20minutes.fr. Mais plus que les idées qu’elle propose, nous retiendrons de cette conférence les nombreuses interrogations qu’elle soulève sur la place et les attentes de l’utilisateur, ainsi que sur le rôle de ce site par rapport à celui d’un site « traditionnel » :

  • Quel est l’utilisateur de ce site et quelles informations va-t-il chercher sur son mobile ?
  • Doit-on considérer le site mobile comme un compagnon du Web classique ou comme un média à part entière?

Avez-vous des réponses à ces questions ? Si oui n’hésitez pas à commenter ! Dans quelques jours, Raphaël FETIQUE vous fera une synthèse de la table ronde qu’il a animé au colloque de l’IAB 2008 sur le thème « La mobilité apporte-t-elle une valeur supplémentaire au Net ?» . Promis, vous aurez des réponses.

Les règles d’or d’une communauté

La société The Best Match nous a ensuite exposé les étapes clefs pour créer, puis développer une communauté :

  • Identifier quels sont les besoins de mes cibles dans le Web 2.0 ?
  • Satisfaire ces besoins grâce aux contenus que l’on apporte aux internautes
  • Convaincre : créer et regrouper les avis de consommateurs, organisation de la prise de parole de la majorité silencieuse
  • Fédérer une communauté d’ambassadeurs qui vont véhiculer un message (ensemble de bloggeurs « influents »)
  • Animer la communauté via des community managers (équivalent du webmaster pour le 2.0), via des contenus chauds et des widgets
  • Avoir une vision long terme et ne pas baisser les bras : cela peut prendre du temps !

Beaucoup de bon sens au final et peu de choses très concrètes. Naturel me direz-vous, il ne s’agit que de grandes règles et c’est à chacun de se les approprier.

La rentabilité au pixel²

La société Born to Be Interactive nous a ensuite donné un petit cours sur comment concevoir et structurer les landing pages et nous a donné quelques petits conseils afin de rassurer le client sans le perturber. Sans oublier le leitmotiv de cette conférence qui a été : un magasin cherche à optimiser sa rentabilité au m², un site doit quant à lui travailler sa rentabilité au pixel². Que l’on soit d’accord ou pas, il faut reconnaître que c’est une image originale.

Séduction client mode d’emploi

Ensuite, Altima, agence interactive française nous a proposé quelques exemples intéressants de ce qu’il est possible de faire en terme de médias et nous a ensuite révélé quelques « ingrédients miracles » pour notamment créer des fiches produit séduisantes :

  • L’identité du produit : marque, libellé, référence, …
  • Les infos commerciales : prix, disponibilité, offres commerciales associées
  • Les caractéristiques : taille, poids, matières, ingrédients, …, à hiérarchiser
  • La description : ce sont les caractéristiques mais présentées de façon à séduire l’internaute et à lui faire comprendre tout ça
  • Les labels : info, marketing, caution, références, …
  • Les UGC (contenus générés par les utilisateurs) : notes, commentaires, avis, …
  • Le stress : stock, livraison gratuite, vente flash (exemple : montrer un produit avec marqué « vendu » ou « non disponible »), …, on met l’internaute dans une situation de commande
  • Les services : financement, montage, livraison, cadeau, …, à adapter au produit et au secteur
  • Les médias : visuels, zoom, 360°, scénarisation, mettre en avant l’image, le bon contenu au bon endroit

Il est vrai que présentée comme ça, cette liste n’a rien de très séduisant, et pourtant elle est une checklist intéressante à garder sous la main lorsque vous créez votre boutique en ligne.

Les 10 enfin plutôt les 6 règles d’or d’un site marchand ou comment réussir en faisant tout l’inverse des bonnes pratiques traditionnelles

En guise de conclusion de la convention e-Commerce 2008, nous avons assisté à la conférence de Cashstore et de Vente-Privee.com. Il y avait foule, mais ça en valait la peine. Catherine Barba avait confié à Raphaël et Thomas le premier jour que Vente Privée serait de la partie et qu’elle avait un souci : Vente Privée n’appliquait aucune de ces best practices… Normal car Vente Privée n’est pas un site d’e-Commerce classique, mais tout de même dérangeant pour la conférence. Nous attendions donc avec impatience pour savoir comment Catherine allait encore une fois nous émerveiller/Sur la forme, nous avons eu droit à deux orateurs au top, qui avaient un beau jeu de scène. Seul incident, on nous avait promis 10 règles d’or mais nous avons été prévenus que le chiffre passerait finalement à 6… Qu’importe tant que la qualité est là ! Mais surprise générale, il n’y a en fait qu’une seule vraie règle d’or : ne pas avoir de certitude sur un marché qui change aussi vite.Après un « ouf » de stupeur, la présentation débute sur les 6 règles secondaires :

  • Les marchands qui vendent le plus sont ceux qui savent attirer le plus de vrais acheteurs : oublier le fantasme d’un modèle 100% R.O.I. et l’illusion du buzz et du 2.0 qui font tout, il faut surtout investir sur sa marque. 1ère contradiction du cas vente-privee.com puisqu’ il ne communique pas en off-line, il réalise un recrutement ROIste à base de parrainage (on peut parrainer quelqu’un et lorsque cette personne achète on est rémunéré)
  • Ils conditionnent d’emblée le e-chaland à l’achat :1) Ils déclinent, testent, mesurent, encadrent (ex : Amazon.com qui testent constamment, mais les modifications sont quasiment invisibles)2) Ils séduisent, surprennent, donnent envie3)Ils soignent l’accueil ! Encore une foisVente-privee.com fait l’inverse, il n’y a que 2 home pages : une pour les membres et une pour les non-membres. Cela s’explique par le fait que le métier du site est différent, car eux doivent écouler des fins de séries
  • Ils font tout pour faciliter la prise de décision : investissements lourds dans des push intelligents de produits, des contenus, avis, conseils, des vidéos, 3D, et des facilités de paiement. Tout cela afin de recréer le plaisir du contact en magasin (ex : site de lingerie ou des mannequins à nos mensurations défilent avec les produits que l’on souhaite essayer). Là encore vente-privee.com se démarque, puisque l’offre est tellement inférieure à la demande que l’on risquerait d’envoyer le visiteur vers un produit qui est déjà en rupture. Et s’il n’y a pas de facilités d
    e paiement c’est pour la simple et bonne raison que le site refuse que les gens s’endettent pour acheter : belle éthique !
  • Ils rassurent, rassurent, rassurent, … : ils travaillent chaque jour la confiance, c’est-à -dire la disponibilité du service client (mail, téléphone, …), la proximité avec les clients, la rapidité de livraison. Selon une étude de la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance), 97% des internautes français sont satisfaits de leurs achats sur Internet.Une fois n’est pas coutume vente-privee.com se distingue par un délai de livraison bien plus long (logistique de déstockage oblige), mais il mise tout sur un service client haut de gamme intégré (110 salariés du site uniquement dédié au service client) afin d’obtenir un bouche à oreille positif. Mais le meilleur service client est celui que nous n’avons pas à appeler, il faut donc être transparent avec le client, avoir l’information en ligne si possible et acquérir des outils proactifs.
  • Ils travaillent leur transformation : parlons rentabilité, 98 visiteurs sur 100 partent sans acheter, identifier ses points de rupture : aller droit au panier (voir où et pourquoi les visiteurs ont quitté les pages), Up-selling/Cross-selling au moment du panier. Chez vente-privee.com, le Up-selling et Cross-selling sont optimisés autant que possible.
  • Ils créent les conditions du réachat : par des newsletters ou CRM, en segmentant la clientèle et en identifiant les cycles de vie des clients, bien rédiger l’objet du mail car peu de mails s’ont réellement ouverts.Vente-privee.com n’arrive pas à faire comme les autres puisqu’il envoie tout le temps la même newsletter (Cécile de Rostand …). Mais surtout un grand bravo à Vente-privee.com qui réussit à faire ce que bon nombre avait cessé d’espérer : faire lever les gens à 7h du matin !!!

Pour ceux qui voudraient relire la synthèse des deux premiers jours de la Convention e-Commerce 2008, vous trouverez le premier épisode ici, et le second ici.N’oublions pas la vidéo et les slides de la conférence Converteo sur le reporting et l’analyse de la performance business des sites Internet, c’est par ici.Bonne lecture et à l’année prochaine pour la convention e-Commerce 2009.

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