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Boutique physique et site Internet : les clients tirent parti du meilleur de chaque canal, faites comme eux !

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

« Doit-on investir dans le web et créer un site Internet ? » demande le patron de la société brick&mortar à ses équipes.
« Doit-on investir dans des points de retrait de marchandise ou des magasins physiques ? » demande le patron de la société pure player.

Deux sociétés diamétralement opposées en apparence, mais une même question : quel intérêt de construire un réseau présentant à la fois des points de vente physiques et un site Internet. A titre d’exemple, la Fnac d’une part et Pixmania d’autre part se sont posés ces questions il y a quelques temps déjà et ont investi pour compléter leur réseau par un site Internet pour le premier ou par des points physiques pour l’autre. On peut s’imaginer que la décision a dû notamment s’appuyer sur la prise de conscience et l’acceptation que le client n’est pas mono canal et qu’il faut donc l’accompagner dans ses comportements.

Les comportements des utilisateurs sont multicanaux

Il suffit de regarder tout autour de vous, d’interroger vos proches ou tout simplement prendre du recul sur votre comportement d’achat pour comprendre que nous sommes multicanaux. Mais cette observation ne suffira certainement pas à convaincre le conseil d’administration de vous suivre dans le projet d’ouvrir un site ou des boutiques physiques. Il vous faut des chiffres, et ça tombe bien car l’enquête réalisée par Dia-Mart, Côté clients et Nouveau Monde DDB sur le thème « les points de vente ont tout à gagner des sites marchands », relayée par le JDN, permet de chiffrer et mettre en lumière la place de chaque canal. Je vous préviens, l’étude vise plus à convaincre les acteurs brick&mortar à investir sur le numérique que les pure players à investir dans la pierre, mais je pense qu’il faut y avoir une priorité en terme de business pour les sociétés ayant demandé l’étude.

Cette étude met ainsi en avant les rôles que joue un site marchand d’enseigne dans le processus d’achat et la relation client. Nous apprenons ainsi que pour près de 85% des personnes interrogées, le site marchand les aide à préparer un futur achat en magasin, contre 41% qui répondent utiliser le site afin de préparer un achat futur sur ce même site… Ce niveau de réponse me laisse songeur sur ce que les interrogés ont compris par préparer, car les études démontrent un cycle d’achat en ligne comportant 1 à 2 visites avant un achat sur le site. En même temps, cela signifierait que proportionnellement il y a beaucoup plus de ROnPOff (Research Online Purchase Offline Customer) que de ROnPOn (Research Online Purchase Online Customer) (voir l’excellent article de Capitaine Commerce sur les ROPO) dans la population. Quid des ROffPOn ou des ROffPOff ? Lisez la suite !

Mais arrêtons-nous sur la performance multicanale ici illustrée. Le site prend une nouvelle dimension, plus qu’un canal de distribution supplémentaire, c’est un véritable pilier sur lequel peut reposer l’activité commerciale offline et une source de dynamisme pour les magasins physiques. Il s’intègre dans le cycle d’achat des clients. Preuve en est, 90% des clients du site le sont également dans les magasins de l’enseigne. Mais aussi un outil de fidélisation : 24% des utilisateurs du site marchand ont tendance à plus fréquenter le magasin physique auquel renvoie ce site… Le client ne différencie pas la relation qu’il a avec une marque selon les canaux. Il n’y a que les professionnels qui s’imaginent qu’un client change de personnalité quand il change de canal… Plus sérieusement, je reprends toujours l’exemple de la banque. Si le client fait une simulation de prêt en ligne, lorsqu’il va voir son conseiller, il aimerait bien que celui-ci puisse l’aider à poursuivre la démarche qu’il a commencée en ligne et ne lui redemande pas l’ensemble des éléments. Le client n’a pas conscience d’être multicanal, il a juste conscience d’interagir avec une même enseigne. Vous noterez donc également les implications en termes de qualité des services et de l’expérience client. J’ai déjà été consulté par des marques centenaires qui paient des millions pour construire une boutique physique et qui ont un budget de refonte de leur site de 15 000 euros, et malheureusement ça se voit !

Si votre directeur général refuse encore d’investir dans une boutique en ligne, je crois que vous détenez quelques clefs pour négocier. Alors oui, il vous prétextera que les taux de conversion sont bien moindre en ligne que dans les magasins physiques, mais rappelez-lui que le comportement d’achat est un tout, dont il faut maîtriser l’ensemble des phases pour maximiser le taux de conversion global. Laisser la place à un concurrent d’entrer dans le cycle d’achat, et vous lui donnez une chance de conclure l’achat à votre place.

Lorsqu’on considère la population des ROnPOff (Research Online Purchase Offline Customer) il est légitime de se demander quel est le type d’information disponible sur Internet qui aide tant les clients dans leur processus de décision d’achat. Pour 68% des internautes, le site Internet permet de se renseigner sur le produit avant de l’acheter en magasin, pour 56% et 54%, il est respectivement un outil de conseil et un moyen de vérifier la disponibilité avant de réaliser l’acte d’achat en magasin.

Mais pourquoi le client ne va pas directement en magasin pour se renseigner et se faire conseiller ? Des raisons nous viennent logiquement à l’esprit. Par manque de temps ? Parce que le site permet un accès illimité et constant à l’information ? Parce qu’au travail ou à domicile, à midi ou à minuit, le service et l’information disponible est simple d’accès ? Par confort, dans le sens où le projet d’achat n’en étant encore qu’au stade de simple réflexion, le consommateur n’a peut être pas envie de subir des incitations externes de vendeurs ou autres ? Pour pouvoir comparer et consulter des guides d’achat ou forums en parallèle ? Ou tout simplement par flemme de se déplacer ?

Face à l’émergence puis à l’explosion des sites marchands des sociétés brick&mortar, il est presque logique que la concurrence sévissant dans le monde réelle soit transposée au monde virtuel. Elle est même plus importante, puisqu’à tous ses sites viennent se rajouter ceux des sociétés pure players. Mais alors quels sont les facteurs clés de succès qui permettent à des sites d’enseigne de sortir par le haut du panier ?

Selon l’enquête Dia-Mart, un site est préféré aux autres sites du même secteur d’activité par 38% des personnes interrogées pour son choix de produit et pour sa facilité à trouver le produit. Longue traine et ergonomie, une équipe qui gagne ! Lorsqu’on vous dit de soigner votre descente produit et votre moteur de recherche (50% des internautes utilisent le moteur de recherche au cours de leurs visites sur un site d’e-commerce), il ne s’agit pas d’une best practice… mais bien d’une règle élémentaire.
Ensuite viennent en seconde position avec 37% et 36% le prix (quelle surprise !) et l’ambiance à travers la présentation du produit et des gammes. Et enfin pour 35% des interrogés, la qualité des produits proposés et la mise en avant des nouveautés sont des critères de préférence entre différents sites issus d’un même secteur.

Le consommateur a besoin de retrouver l’offre de l’enseigne, mais tout en étant rassuré sur le monde virtuel et accompagné dans sa démarche d’achat. Le client apprécie très largement la possibilité de pouvoir suivre sa commande en ligne ou encore de pouvoir vérifier en temps réel la disponibilité d’un produit dans les magasins près de chez soi. Là encore, le rôle d’accompagnement du site web est mis en avant et son intérêt est réel.

Cependant, même si l’offre est identique (voire souvent plus fournie) sur Internet, que nous trouvons des « Exclusivités Internet », que les outils d’aide et d’accompagnement mis à la disposition du consommateur sont de qualité, il existe encore de véritables freins à l’achat en ligne. 58% des consommateurs consultés répondent qu’ils ont besoin de toucher et de voir le produit, et pour 32% il est plus facile de comparer dans un magasin physique. On constate ainsi que pour certaines générations de consommateur, Internet ne pourra jamais se substituer au bon vieux magasin en dur, à ses allées et à la présence d’un vrai vendeur. Le site aura certes un impact réel, puisque sources d’informations, mais l’acte d’achat passera nécessairement par la case magasin physique. Certes la crise impose des réductions de coût, mais que cela n’empêche pas les pure players de bien réfléchir à l’intérêt d’un réseau physique.

Naturellement, la population et les usages évoluent. Il sera intéressant de regarder l’évolution de ces chiffres car il ne serait pas étonnant qu’ils diminuent avec le temps. Des outils comme ceux concoctés par nos amis de FittingBox (essayer leur application sur le site Rayban.com, bluffant), des agents virtuels ou encore des comparateurs de produits mieux pensés sur les sites marchands nous permettront d’aller dans ce sens.

Synthèse

Il existe une vraie complémentarité entre les boutiques physiques et les sites Internet. Le site permet au consommateur de réaliser une première étape dans son acte d’achat, et ce, de chez lui. Le site facilite et incite donc à l’achat en magasin, mais surtout il permet d’amplifier l’activité des enseignes. En échange, il s’appuie sur la notoriété du réseau physique et y trouve une source de légitimité, levant ainsi une partie des réticences de l’internaute à acheter sur Internet.

Aux US, hormis Amazon et eBay, les leaders du e-commerce sont des enseignes “physiques”. En France, celles-ci se sont longtemps montrées timides, laissant les pure-players s’installer solidement. Elles disposent toutefois d’arguments convaincants pour, selon les conclusions de l’étude, “aller au front sans complexes”.

Sources:

http://www.journaldunet.com/ebusiness/commerce/dossier/les-points-de-vente-ont-tout-a-gagner-des-sites-marchands/les-points-de-vente-ont-tout-a-gagner-des-sites-marchands.shtml

Cécile Moulard à la Une du Publicitor-Mercator

Posté dans Evénements & livres blancs par Raphaël Fétique

Un petit billet pour vous annoncer l’interview de Cécile Moulard (ex Amazon et ex Meetic) sur le thème : « Osons (avec recul) l’écologie numérique !« . J’ai beaucoup aimé, car l’ensemble de l’interview en revient aux usages et notre lien avec les nouveaux moyens de communication. Très bien observé et analysé, la lecture de ces quelques lignes vous interpellera forcément.

Morceau choisi :

On sait que deux personnes qui se rencontrent pour la première fois vont d’abord échanger leurs adresses e-mail et leurs numéros de téléphone portable – deux instruments a-territoriaux – avant (bien avant), d’échanger leurs adresses physiques (snail mail) ou leurs numéros de téléphone fixe. Cela dénote un changement important dans le mode de relation désiré et accepté dans le quotidien : dans ce monde où l’on peut tout savoir sur tout et tout le monde, ma coquetterie est de rester flou sur « où » je suis et ce que fais.

Cécile Moulard, ex DG d'Amazon France et ex Directeur Marketing Europe de Meetic
Je ne vous cacherai pas que j’apprécie beaucoup Cécile, qui est une des marraines du projet Converteo. Elle est une vraie source d’inspiration, qui prend beaucoup de recul sur le Web. Son intelligence est vraiment un élément rassurant dans un monde où tout le monde s’improvise expert ou vendeur de best practices…

A la création de Converteo, Cécile nous a poussé avec Thomas à construire une vraie méthodologie avant de nous lancer. Je ne lui dirai jamais assez merci, car c’est aujourd’hui ce travail initial qui un des éléments les plus différenciants avec notre environnement concurrentiel. Le travail structurant sur la méthodologie nous a permis d’ancrer dans nos interventions une rigueur et une connaissance des enjeux de nos clients qui nous confèrent une maturité que notre expérience en nombre d’années ne nous aurait jamais donné.

Merci Cécile !

Convention e-Commerce Jour 3 : Internet mobile, séduction client, Web 2.0 et quelques facteurs clefs de succès pour les sites marchands

Vous l’attendiez tous, voilà le jour 3 de la convention e-Commerce… On me dit dans l’oreillette que ça fait deux semaines que l’article attendait une validation pour une publication. En tout cas votre patience est récompensée.Aujourd’hui au menu c’est web 2.0, Internet mobile, séduction client et enfin au dessert une série de bonnes pratiques à appliquer au site marchand avec intelligence.

Comment créer un site pour mobile ?

Surprenant, mais c’est bien la société Xiti, société de référence en web analytics qui nous explique comment créer un site accessible par téléphone mobile à partir d’un site web préexistant en nous exposant l’exemple de 20minutes.fr. Mais plus que les idées qu’elle propose, nous retiendrons de cette conférence les nombreuses interrogations qu’elle soulève sur la place et les attentes de l’utilisateur, ainsi que sur le rôle de ce site par rapport à celui d’un site « traditionnel » :

  • Quel est l’utilisateur de ce site et quelles informations va-t-il chercher sur son mobile ?
  • Doit-on considérer le site mobile comme un compagnon du Web classique ou comme un média à part entière?

Avez-vous des réponses à ces questions ? Si oui n’hésitez pas à commenter ! Dans quelques jours, Raphaël FETIQUE vous fera une synthèse de la table ronde qu’il a animé au colloque de l’IAB 2008 sur le thème « La mobilité apporte-t-elle une valeur supplémentaire au Net ?» . Promis, vous aurez des réponses.

Les règles d’or d’une communauté

La société The Best Match nous a ensuite exposé les étapes clefs pour créer, puis développer une communauté :

  • Identifier quels sont les besoins de mes cibles dans le Web 2.0 ?
  • Satisfaire ces besoins grâce aux contenus que l’on apporte aux internautes
  • Convaincre : créer et regrouper les avis de consommateurs, organisation de la prise de parole de la majorité silencieuse
  • Fédérer une communauté d’ambassadeurs qui vont véhiculer un message (ensemble de bloggeurs « influents »)
  • Animer la communauté via des community managers (équivalent du webmaster pour le 2.0), via des contenus chauds et des widgets
  • Avoir une vision long terme et ne pas baisser les bras : cela peut prendre du temps !

Beaucoup de bon sens au final et peu de choses très concrètes. Naturel me direz-vous, il ne s’agit que de grandes règles et c’est à chacun de se les approprier.

La rentabilité au pixel²

La société Born to Be Interactive nous a ensuite donné un petit cours sur comment concevoir et structurer les landing pages et nous a donné quelques petits conseils afin de rassurer le client sans le perturber. Sans oublier le leitmotiv de cette conférence qui a été : un magasin cherche à optimiser sa rentabilité au m², un site doit quant à lui travailler sa rentabilité au pixel². Que l’on soit d’accord ou pas, il faut reconnaître que c’est une image originale.

Séduction client mode d’emploi

Ensuite, Altima, agence interactive française nous a proposé quelques exemples intéressants de ce qu’il est possible de faire en terme de médias et nous a ensuite révélé quelques « ingrédients miracles » pour notamment créer des fiches produit séduisantes :

  • L’identité du produit : marque, libellé, référence, …
  • Les infos commerciales : prix, disponibilité, offres commerciales associées
  • Les caractéristiques : taille, poids, matières, ingrédients, …, à hiérarchiser
  • La description : ce sont les caractéristiques mais présentées de façon à séduire l’internaute et à lui faire comprendre tout ça
  • Les labels : info, marketing, caution, références, …
  • Les UGC (contenus générés par les utilisateurs) : notes, commentaires, avis, …
  • Le stress : stock, livraison gratuite, vente flash (exemple : montrer un produit avec marqué « vendu » ou « non disponible »), …, on met l’internaute dans une situation de commande
  • Les services : financement, montage, livraison, cadeau, …, à adapter au produit et au secteur
  • Les médias : visuels, zoom, 360°, scénarisation, mettre en avant l’image, le bon contenu au bon endroit

Il est vrai que présentée comme ça, cette liste n’a rien de très séduisant, et pourtant elle est une checklist intéressante à garder sous la main lorsque vous créez votre boutique en ligne.

Les 10 enfin plutôt les 6 règles d’or d’un site marchand ou comment réussir en faisant tout l’inverse des bonnes pratiques traditionnelles

En guise de conclusion de la convention e-Commerce 2008, nous avons assisté à la conférence de Cashstore et de Vente-Privee.com. Il y avait foule, mais ça en valait la peine. Catherine Barba avait confié à Raphaël et Thomas le premier jour que Vente Privée serait de la partie et qu’elle avait un souci : Vente Privée n’appliquait aucune de ces best practices… Normal car Vente Privée n’est pas un site d’e-Commerce classique, mais tout de même dérangeant pour la conférence. Nous attendions donc avec impatience pour savoir comment Catherine allait encore une fois nous émerveiller/Sur la forme, nous avons eu droit à deux orateurs au top, qui avaient un beau jeu de scène. Seul incident, on nous avait promis 10 règles d’or mais nous avons été prévenus que le chiffre passerait finalement à 6… Qu’importe tant que la qualité est là ! Mais surprise générale, il n’y a en fait qu’une seule vraie règle d’or : ne pas avoir de certitude sur un marché qui change aussi vite.Après un « ouf » de stupeur, la présentation débute sur les 6 règles secondaires :

  • Les marchands qui vendent le plus sont ceux qui savent attirer le plus de vrais acheteurs : oublier le fantasme d’un modèle 100% R.O.I. et l’illusion du buzz et du 2.0 qui font tout, il faut surtout investir sur sa marque. 1ère contradiction du cas vente-privee.com puisqu’ il ne communique pas en off-line, il réalise un recrutement ROIste à base de parrainage (on peut parrainer quelqu’un et lorsque cette personne achète on est rémunéré)
  • Ils conditionnent d’emblée le e-chaland à l’achat :1) Ils déclinent, testent, mesurent, encadrent (ex : Amazon.com qui testent constamment, mais les modifications sont quasiment invisibles)2) Ils séduisent, surprennent, donnent envie3)Ils soignent l’accueil ! Encore une foisVente-privee.com fait l’inverse, il n’y a que 2 home pages : une pour les membres et une pour les non-membres. Cela s’explique par le fait que le métier du site est différent, car eux doivent écouler des fins de séries
  • Ils font tout pour faciliter la prise de décision : investissements lourds dans des push intelligents de produits, des contenus, avis, conseils, des vidéos, 3D, et des facilités de paiement. Tout cela afin de recréer le plaisir du contact en magasin (ex : site de lingerie ou des mannequins à nos mensurations défilent avec les produits que l’on souhaite essayer). Là encore vente-privee.com se démarque, puisque l’offre est tellement inférieure à la demande que l’on risquerait d’envoyer le visiteur vers un produit qui est déjà en rupture. Et s’il n’y a pas de facilités d
    e paiement c’est pour la simple et bonne raison que le site refuse que les gens s’endettent pour acheter : belle éthique !
  • Ils rassurent, rassurent, rassurent, … : ils travaillent chaque jour la confiance, c’est-à -dire la disponibilité du service client (mail, téléphone, …), la proximité avec les clients, la rapidité de livraison. Selon une étude de la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance), 97% des internautes français sont satisfaits de leurs achats sur Internet.Une fois n’est pas coutume vente-privee.com se distingue par un délai de livraison bien plus long (logistique de déstockage oblige), mais il mise tout sur un service client haut de gamme intégré (110 salariés du site uniquement dédié au service client) afin d’obtenir un bouche à oreille positif. Mais le meilleur service client est celui que nous n’avons pas à appeler, il faut donc être transparent avec le client, avoir l’information en ligne si possible et acquérir des outils proactifs.
  • Ils travaillent leur transformation : parlons rentabilité, 98 visiteurs sur 100 partent sans acheter, identifier ses points de rupture : aller droit au panier (voir où et pourquoi les visiteurs ont quitté les pages), Up-selling/Cross-selling au moment du panier. Chez vente-privee.com, le Up-selling et Cross-selling sont optimisés autant que possible.
  • Ils créent les conditions du réachat : par des newsletters ou CRM, en segmentant la clientèle et en identifiant les cycles de vie des clients, bien rédiger l’objet du mail car peu de mails s’ont réellement ouverts.Vente-privee.com n’arrive pas à faire comme les autres puisqu’il envoie tout le temps la même newsletter (Cécile de Rostand …). Mais surtout un grand bravo à Vente-privee.com qui réussit à faire ce que bon nombre avait cessé d’espérer : faire lever les gens à 7h du matin !!!

Pour ceux qui voudraient relire la synthèse des deux premiers jours de la Convention e-Commerce 2008, vous trouverez le premier épisode ici, et le second ici.N’oublions pas la vidéo et les slides de la conférence Converteo sur le reporting et l’analyse de la performance business des sites Internet, c’est par ici.Bonne lecture et à l’année prochaine pour la convention e-Commerce 2009.

Une nouvelle fonctionnalité pour Google Analytics : Le benchmarking…

Posté dans Web analytics par admin

Nous avons appris récemment que Google venait d’intégrer, à Google analytics, une fonctionnalité de benchmarking. Quelle surprise ! En effet il y a quelques mois, l’un des responsables de Google France assurait à Raphaël qu’ils n’avaient pas l’intention d’intégrer un outil de benchmarking !

Benchmarking Google Analytics (Cliquez pour agrandir)Benchmarking Google Analytics (Cliquez pour agrandir)

Benchmarking Google Analytics (Cliquez pour agrandir)

Maintenant que c’est chose faite, expliquons en quelques mots le principe. Si vous acceptez de partager vos données (anonymement) avec les autres sites du même secteur d’activité, vous aurez accès à la fonctionnalité « Benchmarking » sur Google analytics. Celle-ci vous permet de consulter les évolutions de votre marché (taux de conversion, trafic…). Il ne s’agit pas d’une révolution dans le monde de l’analyse, d’autres outils vous proposent déjà de consulter ce type d’information ( Xiti http://www.xiti.com/ ou Fireclick http://www.fireclick.com/).
Benchmarking Fireclick (Cliquez pour agrandir)Benchmarking Fireclick (Cliquez pour agrandir)

Benchmarking Fireclick (Cliquez pour agrandir)

Quelles sont les différences entre ces outils ? Un début de réponse avec ce petit comparatif.
    Tableau comparatif des outils de web analyse

Bien entendu il vous faudra prendre du recul par rapport à ces résultats. La pertinence dépendra du nombre d’utilisateurs dans votre secteur d’activité, du taggage de votre site ainsi que de la définition des indicateurs.D’ici quelques semaines les premiers chiffres seront disponibles et vous permettront donc de vous situer par rapport à votre environnement concurrentiel. Mais cet outil n’est pas une fin en soi.En effet, il me semble bien plus important d’analyser les résultats de votre site non pas par rapport à ceux de votre secteur mais plutôt par rapport à vos résultats de l’année N-1. En parallèle, si vous voulez vraiment expliquer les évolutions, il vous faudra ventiler les indicateurs par catégories de pages et par sources de trafic. Seule une telle démarche permet de comprendre quels sont les facteurs (ergonomique, design, saisonnalité…) qui impactent l’évolution du taux de conversion et d’agir en conséquence.Prenons pour exemple le cas d’Amazon. Le taux de conversion du site est passé de 17,6 % au mois décembre 2007 à 9,6% en janvier 2008 (Source Nielsen NetRating MegaView Online Retail Report, Dec 2007 / January 2008.). Une comparaison des taux de conversion du secteur sur le mois de décembre et ensuite sur le mois de janvier n’apporterait aucune information. Par contre, l’étude de la variation du taux de conversion d’Amazon comparée à la variation du secteur permettra de valider l’hypothèse de la saisonnalité comme une des explications à cette chute impressionnante. La comparaison en absolu apprend peu de choses, seules les variations des indicateurs sont véritablement exploitables en terme de benchmarking. Il est donc primordial de conserver et d’analyser les informations selon l’historique et les segments disponibles…Liens vers les outils :http://www.google.com/analytics/fr-FR/index.htmlhttp://www.xiti.com/http://www.fireclick.com/

CleverSet: recommandations intelligentes, Me-commerce

Posté dans Solutions & Partenaires par Raphaël Fétique

Fondée par Bruce D’Ambroso en 2007, expert en intelligence artificielle (professeur emeritus de l’université d’Oregon USA), la technologie de modélisation comportementale de CleverSet permet de prédire ce que tel ou tel acheteur en ligne cherche, et de recommander les produits qui pourraient les intéresser.

CleverSet se démarque des services de recommandation de type Amazon, du fait que ses recommandations ne sont pas seulement basées sur l’historique des achats mais aussi sur de nombreux éléments qui définissent le comportement de l’acheteur. Les algorithmes de modélisation statistiques prennent en compte plusieurs variables clés: le profil, les clics de souris, le temps de vue des pages, les pages précédentes, les produits vus. Ces facteurs ont pour ultime but de déterminer au mieux ce que l’utilisateur sera le plus enclin à acheter et du même coup de convertir ces visiteurs en clients.

En Octobre dernier la startup était élue « meilleur opportunité d’investissement»  au sommet « Web 2.0 Launch Pad»  CA. CleverSet s’est vendu a la compagnie de e-commerce ATG (Art Technology Group) pour 10 millions de dollars . Bruce Ambroso reste chef architecte de la personnalisation en temps réel.La compagnie Wine Enthusiast utilise les services de personnalisation de CleverSet pour offrir aux amoureux du vin une expérience unique. Wine Enthusiast est maintenant capable de prédire ce que chaque acheteur attend de leur site en leur présentant des recommandations pertinentes. Le déploiement de l’outil est assez simple (quelques heures) et a augmenté les revenues par visiteurs de 23% en deux mois.

L’ un des avantages de CleverSet est qu’il apprend continuellement en se basant sur les actions de chaque acheteurs. Par exemple sur les technologies antérieures, un client recherchant un tire bouchon se voit présenter des recommandations pour d’autres produits, tirés des comportements passés de tous les acheteurs (» les gens qui ont acheté ce tir bouchon ont aussi acheté ces verres a vin» ). Toutes les personnes ayant le tir bouchon affiché auront les mêmes recommandations. Tandis qu’avec l’outil CleverSet, WineEnthusiast est capable d’offrir en temps réel des recommandations individuelles de qualités. Chaque individu se voit offrir un ensemble unique de produits adaptés en terme de goûts, couleurs, tailles, formes et marques pour une session d’achat particulière.On peut ensuite imaginer ce type de technologies appliqué à d’autre domaines tel que la publicité en ligne et le SEO.

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