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Comment bien analyser ses taux de rebond ?

Posté dans E-Marketing & trafic qualifié, Web analytics par Raphaël Fétique

Qu’est-ce que le taux de rebond ?

Il s’agit d’un des indicateurs web les plus intéressants, mais c’est pour coup le plus mal compris et interprété. Avant toute chose, il faut revenir à ce qu’est un rebond.

D’un point de vue comportemental, je dirais qu’il s’agit d’une absence d’intérêt de l’internaute pour le site Internet sur lequel il vient d’arriver. Une métaphore serait celle d’une maman qui vient de finir un plat et qui tend une cuillère à bébé pour qu’il goûte le plat. Soit ça plait et le bébé avale le contenu de la cuillère. Soit il fait la grimace et tape dans la cuillère.

De la même manière, un internaute arrive par une page d’arrivée (qui s’appelle une landing page uniquement dans le cadre d’une campagne marketing). S’il aime le contenu présenté, il va s’impliquer davantage dans sa visite. S’il n’aime pas, il va quitter le site. Derrière le concept d’aimer, vous pouvez naturellement intégrer de nombreuses problématiques :

  • Crédibilité du site : crédibilité de la marque (recherche d’information sur l’économie du tiers monde, arrivée sur le site de la fédération islandaise de curling), crédibilité du look&feel (site médical utilisant un code couleur rouge et mauve… là où le blanc est la référence car synonyme de propreté, hygiène…)
  • Continuité du message et pertinence de la page d’arrivée (vous cherchez une TV LCD, on vous amène sur des meubles en carton…)
  • Priorisation des éléments et structure de la page (quels éléments sont présents au-dessus de la ligne de flottaison ?)

Il y a bien d’autres paramètres qui entrent dans le fait qu’un internaute n’éprouve pas d’intérêt pour le site qu’il visite, mais ce n’est pas l’objet de cet article. Alors revenons-en à nos moutons rebonds. Historiquement, deux approches ont été retenues par les outils de webanalyse pour mesurer un rebond. La première consiste à dire qu’un rebond est une visite de moins de XXX secondes (10 secondes par exemple). La seconde consiste à dire qu’une visite d’une page est un rebond.

Quelle est la meilleure approche ? Aucune certainement : rester 11 secondes sur un site ne signifie pas que j’éprouve de l’intérêt et arriver directement sur la fiche produit que je recherchais via le référencement naturel et quitter le site au bout de 5 minutes de lecture de cette page ne signifie pas que je n’éprouve aucun intérêt pour le site.

Une méthode mixte consisterait à croiser les deux informations, mais là encore la mesure du temps passée est arbitraire et la notion de pages vues est à questionner notamment si on considère que les sites disposent de rechargements partiels de pages qui ne génèrent pas de changement d’URL (par exemple un clic sur un onglet détails techniques d’une fiche produit ou un site en flash).

L’astuce est d’utiliser la page vue virtuelle, mais là encore il s’agit d’un intermédiaire de mesure qu’il faut envisager avec recul. Un internaute qui arrive sur un site confus peut fermer la fenêtre mais également cliquer de manière aléatoire sur un des éléments de la page en espérant améliorer son sort.

Rebond et objectifs de visite

Un internaute arrive sur un site rarement par hasard. Il a un objectif de visite. Le visiteur va donc rapidement se poser la question « ce site peut-il m’aider à atteindre mon objectif ? ». Le taux de rebond mesure donc la capacité de la page d’arrivée à faire espérer que le site répondra au besoin.

Cette précision conceptuelle a son importance dans l’interprétation des taux de rebond que vous pouvez lire dans vos outils de webanalyse. Le visiteur qui arrive sur la home d’un site d’information pour vérifier qu’il n’y a pas de nouveaux articles à lire va atteindre son objectif en ne visitant que la home du site : rebond ? L’outil va dans la majorité des cas mesurer un rebond, alors qu’une étude attitudinale et de satisfaction auraient convergé vers un résultat plus positif : l’internaute a atteint son objectif.

De même, le visiteur, très en amont dans son cycle d’achat, qui cherche de l’information sur un produit qu’on lui a présenté dans un emailing et qui arrive directement sur la fiche produit via le dit emailing peut finalement être satisfait de sa visite en restant uniquement sur la page produit et pourtant il y aura rebond. Il faudrait mettre des vidéos, des onglets ou d’autres éléments cliquables avec la méthode des pages vues virtuelles pour affiner la mesure du rebond et voir si l’internaute s’implique avec le produit. Oui, sauf qu’il cherchait peut être uniquement une information poussée sans avoir à effectuer un seul clic…

Beaucoup de conjonctures, mais c’est à ce prix qu’on étudie le comportement des internautes.

Page d’arrivée et source de trafic

Segmentation et contextualisation de l’information sont la base de l’analyse d’informations. Le taux de rebond n’échappe pas à la règle. Le taux de rebond d’un site se révèle ainsi être une mesure présentant très peu d’intérêt quand on l’exprime au global. Par contre, segmentez par type de page d’arrivée et par source de trafic et là vous arrivez à faire parler le taux de rebond.

2 exemples pour comprendre :

  • 40% de taux de rebond sur la requête « TV LCD » (Adwords ou Naturel) qui pointe sur la page catégorie TV LCD (landing page de la campagne ou page la plus pertinente pour Google) : mauvaise performance, le visiteur qui cherche TV LCD est censé chercher un modèle. Il ne va pas acheter forcément pendant la visite, mais il va chercher à analyser les modèles. Selon la structure de la page catégorie, il sera certainement impossible d’envisager d’étudier les différents modèles sans cliquer sur un descriptif ou une option de comparaison.
  • 80% de taux de rebond sur la requête « horaires d’ouverture piscine Joséphine Baker » qui pointe sur la page des infos pratiques de la piscine Joséphine Baker. Cette page présente l’information sans avoir besoin de cliquer. Pourquoi chercher à générer une seconde page vue ? Attention donc à l’obsession de faire baisser les taux de rebond sur n’importe quelle combinaison de pages et de sources.

Multi-touch & webanalytics : conférence Converteo/Auto-IES à Emetrics Paris !

Posté dans Evénements & livres blancs, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Emetrics ParisNous avons le plaisir de vous annoncer notre présence en tant que « speaker»  à la conférence Emetrics Paris des 15 & 16 juin à Paris (Hilton Arc de Triomphe). Cette conférence itinérante réunit dans chaque pays les experts en webanalytics et les clients particulièrement intéressés par cette thématique.

C’est la première fois que cette événement arrive à Paris, et le programme s’annonce vraiment qualitatif.

Nous animerons une conférence avec Jacques Kirchner, Directeur Marketing d’Auto-IES, leader de la vente de voitures neuves en ligne sur le sujet suivant :

Multi-touch : évaluer le comportement des internautes avec les webanalytics dans le cadre d’un mix e-marketing complexe

Les stratégies marketing des annonceurs sont de plus en plus complexes et incluent des campagnes sur de très nombreux supports (référencement, affiliation, display, e-mailing, …). Les différents modèles de rémunération (post-view, post-clic, à la performance) sont complémentaires mais difficiles à agréger : chacun des partenaires apporteur de trafic semble vouloir s’attribuer une seule et même conversion ! On sait pourtant qu’il faut souvent de nombreuses visites pour générer une conversion, et que la complémentarité des supports permet d’améliorer grandement la performance globale d’un site. Comment utiliser la webanalyse pour comprendre le comportement d’un internaute dans son processus de conversion et ses attitudes lors des différentes visites menant à la vente ?

De nombreux annonceurs nous sollicitent en ce moment pour auditer leurs investissements online et le tracking de ceux-ci… Dans de très nombreux cas, la capacité à comprendre les complémentarité entre les sources permettent d’avoir une réflexion bien plus pertinente qu’une réflexion uniquement orientée « ROI par source»  (sinon, on serait tenté de tout couper, sauf l’achat de liens sponsorisés de mots-clés de marque, en exagérant un peu).
Nous serons normalement en mesure de présenter à cette conférence un case study assez disruptif et en pointe par rapport à ce qui se fait sur le marché… mais chut !

Vous souhaitez participer ? Utilisez le code promo CONVERTEO010 lors de l’inscription pour bénéficier d’une remise de 15% !

Google Analytics : variables personnalisées (Astuce N°10)

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Dernière astuce de notre série de conseils Google Analytics : l’utilisation des variables personnalisées !

Dans une installation par défaut, Google Analytics est centré autour du tracking des pages : quelles sont les pages les plus consultées, les pages d’entrées, les pages de sorties, combien de visiteurs atteignent la page de confirmation de commande, etc. ?

La partie « Visiteurs»  fait remonter des informations importantes sur les visiteurs, mais qui restent toutefois très génériques : quel est le pourcentage de visiteurs qui sont des visiteurs fidèles ? D’où viennent-ils ? Quel navigateurs utilisent-ils, etc.?

Par défaut, Google Analytics est donc incapable de segmenter votre audience selon quelques critères précis : les prospects vs. les inscrits, les visiteurs qui sont passés par tel ou tel dispositif vs. les autres, etc.
Pour cela, vous devez ajouter à votre code de tracking une fonction nommée setCustomVar et qui possède plusieurs attributs. (nous ne parlerons pas ici de l’ancêtre de cette fonction, setVar, qui n’est pas supprimée par Google mais qui est beaucoup moins puissante que setCustomVar; fermons ici la parenthèse !).

Pour segmenter votre base d’audience, vous devez appeler cette fonction lorsqu’une partie de votre audience atteint l’objectif que vous attendez d’elle.
On considérera que les clients sont ceux qui visitent un contenu qui n’est disponible QUE pour les clients (la page de confirmation, les pages de gestion de compte, etc.). L’appel de cette fonction doit donc être effectué sur ces contenus !

Par exemple : si vous souhaitez distinguer différents types de clients en fonction de leur potentiel d’achat, vous pouvez conditionner l’appel de cette fonction, (et donc l’attribution d’un visiteur à tel ou tel segment de client) en fonction du panier moyen des objets achetés… Voici un exemple du type d’analyse qu’on peut en ressortir dans Google Analytics. En 1, les « petits»  clients, en 2, les « moyens» , en 3 les « bons» .

Variable personnalisée Google Analytics

Pour récupérer ce type d’information, il faut à un moment de la commande qu’on arrive à attribuer au visiteur une catégorie. Pour cela, on appelle la fonction setCustomVar accompagnée de quelques paramètres qu’il faut déterminer :

1
2
3
4
5
6
pageTracker._setCustomVar(
      1,                   // Slot utilisé, nombre de 1 à 5
      "Section",         // Nom de la variable personnalisée (chaîne de caractères)
      "Life & Style",    // Valeur de la variable personnalisée (chaîne de caractères)
      3                    // Périmètre de mesure de la variable personnalisée (1 pour le visiteur, 2 pour la session, 3 pour la page).
   );
  • Quel est le « slot»  utilisé par la variable personnalisée ?

    Si vous utilisez les variables personnalisées de plusieurs manières sur votre site (par exemple : segmentation de l’audience par panier moyen (on l’a vu), par fidélité, par passage par la page FAQ, …), vous disposez de plusieurs slots (numérotés de 1 à 5) pour alimenter le profil de suivi des visiteurs. Attention à bien noter ce que vous avez choisi de mesurer sur quel slot…

  • Quel est le nom de la variable personnalisée ?

    Ce nom correspond au « slot»  utilisé. Cela peut par exemple être « Panier moyen» , « Fidélité» , « Passage FAQ» , etc. C’est une chaîne de caractères.

  • Quelle est la valeur de la variable personnalisée ?

    Pour chaque nom de variable personnalisée, on peut définir plusieurs valeurs possibles. Les valeurs possibles pour « panier moyen»  peuvent être « Petit client» , « Gros client» , « VIP» . Celles pour passage FAQ peuvent être « Oui»  ou « Non»  par exemple. C’est aussi une chaîne de caractères.

  • Quel est le périmètre (» scope» ) de la variable personnalisée ?

    Attention, on touche ici à la complexité du système ! Les valeurs possibles sont 1 (pour le périmètre visiteur), 2 (pour le périmètre de session) ou 3 (pour le périmètre de page). Il faut choisir le 1 si vous souhaitez segmenter vos visiteurs selon leur appartenance à un groupe macrospique, c’est à dire si vous souhaitez que l’attribut de la valeur personnalisée soit conservé lors des prochaines visites de l’internaute. On utilisera ceci pour différencier les visiteurs inconnus des abonnés par exemple. Cela permettra de reconnaître un abonné même si celui-ci ne s’est pas formellement logué sur le site (attention, toutefois, à vérifier les conditions d’attribution du statut prospect à un abonné en fin de contrat, si le cas se présente sur votre site…). Le périmètre 2, de session (ou de visite, si vous préférez) pourra être utilisé pour segmenter la base d’audience selon des actions qui auront été réalisées lors d’une seule et même session. On utilisera par exemple le périmètre de session pour segmenter les visiteurs selon le fait qu’ils aient vidé leur panier, utilisé telle ou telle fonctionnalité au cours de leur visite, etc. Enfin, le périmètre 3, de page, permet de segmenter les visiteurs selon une action effectuée au sein d’une page (une seule…). On pourra segmenter les visiteurs selon le fait qu’ils aient cliqué sur le bouton haut d’ajout au panier, ou le bouton bas, etc. Utiliser setCustomVar en « périmètre 3″ revient presque à utiliser la fonction trackEvent, dont nous avons déjà parlé, et qui permet de mesurer les micro-actions au sein d’une page.

Quelques règles importantes :

-Rien n’empêche d’utiliser plusieurs mesures de setCustomVar sur des périmètres différents en même temps, dans la limite de 5 définitions (différentes) de setCustomVar avant chaque appel d’une fonction trackpageView.
-D’où découle la règle suivante : les appels de setCustomVar doivent, dans le code, être placés AVANT l’appel à la fonction trackPageview.
-La longueur des chaînes de caractères (nom ou valeur) est limitée à 64 bytes (on y arrive vite, par exemple lorsqu’on souhaite insérer des urls dans des valeurs…!)
-Évitez les espaces et caractères accentués. Ils ne sont pas gérés par Google Analytics sur cette fonction (pour l’instant en tout cas).
-Enfin, faîtes extrêmement attention aux règles concernant l’écrasement successifs des setCustomVar lorsque vous appelez plusieurs fois la fonction avec un périmètre « visiteur»  ou « visite»  au cours d’une même visite. Par exemple, si un visiteur arrive sur le site, passe par une page de section X (on attribue un setCustomVar « Section X» ) puis par la section Y (on attribue un setCustomVar « Section Y), l’intégralité de la visite sera comptabilisée comme une visite « Section Y»  car c’est la dernière qui sera prise en compte). Voir cette page pour en savoir plus.

Une fois que cette fonctionnalité est en place sur votre site, rendez-vous sur votre profil Google Analytics pour profiter de cette amélioration. Vous pouvez tout d’abord consulter très simplement la liste de vos variables personnalisées dans le rapport du même nom, présent dans la partie « Visiteurs»  (attention, à ne pas confondre avec le rapport « Valeurs personnalisées» , qui est utilisé par l’ancienne fonction « setVar» ). Organisées par nom, puis par valeur, il est ainsi très simple de consulter pour chacune d’entre elles, les KPI correspondants (tendances des visites, conversions et données e-commerce).

Mais comme évoqué au début de cette article, le véritable intérêt de cette fonctionnalité est de permettre une segmentation très fine de son audience, et donc une analyse poussée de chaque segment. Ainsi, il suffit à présent de définir un segment avancé pour chaque valeur de chaque variable qui nous intéresse, pour pouvoir obtenir toutes les informations dont nous avons besoin. Prenons l’exemple d’un segment permettant d’isoler le comportement des plus gros clients :

Variable personnalisée Google Analytics - Configuration d'un segment avancé

D’où proviennent vos meilleurs clients ? Quel contenu consultent-ils ? Avec quelle régularité visitent-ils votre site ? Quels sont les produits qu’ils recherchent, qu’ils achètent ? Quelles sont les pages qui les font fuir ? Toutes ces réponses peuvent être trouvées rapidement grâce à ce système de segmentation.

Bien sur, vous pouvez appliquer ce raisonnement pour de nombreux cas, en fonction de la qualité de la configuration de vos variables personnalisées, et y voir plus clair sur des points tels que la différence de consultation de pages entre les visiteurs inscrits et non-inscrits, l’impact de la FAQ sur le taux de conversion, le panier moyen associé à un bouton en particulier, etc. Les possibilités sont vastes, et les résultats très pertinents si on se donne la peine de choisir de bons segments.

N’hésitez pas à nous contacter pour toute implémentation avancée de Google Analytics !

Google Analytics : installer, implémenter et débugger (Astuce N°9)

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Vous avez installé Google Analytics, mais les données ne remontent pas ? Nous avons déjà entendu et lu ce problème des dizaines et des dizaines de fois, les raisons des problèmes étant souvent les mêmes !

Combien de temps devez-vous attendre la remontée des données ?

Tout d’abord, il faut savoir qu’entre le moment où vous implémentez le code de tracking Google Analytics sur votre site et le moment où les données vont vraiment remonter dans l’outil, il peut se passer pas mal de temps. Contrairement à certains autres outils (dont AT Internet), Google Analytics ne fait pas remonter les données en temps réel dans le tableau de bord de suivi.
Pour le suivi global, Google Analytics recommande d’attendre 24h pour s’assurer de la bonne remontée des données. Dans les faits, ce délai peut être modulé :
-pour le code de tracking générique, il arrive très souvent de voir remonter les données entre 2 et 4 h après la mise en place du code (tout en s’assurant de sélectionner le jour d’aujourd’hui dans l’interface…)
-pour la remontée des transactions e-commerce (addTrans, addItem), et des variables personnalisées (setVar, setCustomvar), la remontée se fait effectivement après 24h. Attention donc à des calculs hâtifs de taux de conversion sur une analyse du jour en cours, car dans une analyse à la journée il y a une décorrélation entre le trafic qui remonte plus rapidement que les transactions qui sont effectuées par celui-ci !

Quelles erreurs classiques à éviter ?

-L’erreur la plus classique consiste en une mauvaise copie du code de tracking générique proposé par l’interface de Google Analytics lors de l’installation : rajout de sauts de ligne, d’espaces, de caractères supplémentaires, changement de l’ordre des fonctions, etc. Au moindre doute, repartez de zéro pour vous assurer que votre code est conforme aux exigences de l’outil.
-Attention aux appels spécifiques de fonctions lors du clic sur un bouton, un lien, au sein d’une animation Flash (voir la mesure au sein d’une page). Là aussi, assurez vous du fait que le code de tracking générique ait pu être appelé avant de chercher à mesurer des micro-actions au sein d’une page.

Comment aller plus vite dans l’implémentation ?

Nous recommandons fortement deux outils qui sont des plugins pour Firefox qui permettent notamment de vérifier la qualité des informations transmises à Google Analytics avant que celles-ci n’apparaissent dans l’outil. Nous pensons d’abord à :
-WASP, Web Analytics Solution Profiler, qui est capable de détecter la très grande majorité des outils du marché et d’afficher ce qui remonte dans les outils à chaque page (libellés), à chaque action sur la page (clic sur un lien, un bouton, suivi d’un process de commande), etc. Vous serez d’ailleurs déçus car vous constaterez qu’en dehors de l’implémentation globale, la plupart des sites ne mesurent pas grand chose, et n’exploitent pas la toute puissance de ces outils de web analytics. Cet outil est très pratique lorsqu’on veut mettre en place un tracking très fin d’un dispositif et qu’on souhaite recetter l’ensemble des tags mis en place. C’est celui que nous utilisons (en version professionnel) pour réaliser des audits de taggage de sites clients au sein de Converteo.
-Plus classiquement, Firebug est un plugin permettant de suivre toute déclaration et utilisation de fonction javascript, ainsi que toute remontée dans Google Analytics passant par l’image __utm.gif utilisée comme vecteur de variables utilisateurs par l’outil. Firebug est moins facile à utiliser que WASP qui est très orienté webanalyse, mais aussi plus complet.

Google Analytics : domaines, sous-domaines & conversion (Astuce N°8)

Posté dans Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Suite de nos articles sur les subtilités de Google Analytics : comment paramétrer Google Analytics lorsque l’on veut suivre sur un même profil plusieurs domaines ou sous-domaines ? (voir les cas possibles ci-dessous)

Tout d’abord : quel est l’intérêt ? Considérons par exemple le cas où vous possédez un site d’e-commerce et que votre processus de finalisation (panier, confirmation) est hébergé sur un sous-domaine ou un domaine différent de celui qui héberge le site. Si vous ne paramétrez pas bien votre Google Analytics, les commandes effectuées seront considérées comme étant générées par le domaine qui héberge le site (en lien référent), et non par les vraies sources de trafic à l’origine des commandes (Adwords, affiliation, e-mailing, …) utilisées par le visiteur pour arriver sur le domaine principal. Ce qui signifie tout simplement qu’il est impossible de suivre l’efficacité des investissements e-marketing (impossible de relier l’investissement e-marketing à la transaction finale)

Le principe d’agréger les visites de plusieurs répertoires/sous-domaines/domaines permet donc de faire en sorte que l’expérience du visiteur qui passe par plusieurs de ces parties soit considérée de manière uniforme (une seule source de trafic au début de la visite, suivi du temps de visite global, …)

Comment faire ? Il faut tout d’abord modifier le code Google Analytics ajouté sur les sites en rajoutant des appels à des fonctions qui permettront d’agréger sur un même profil des visites parcourant plusieurs répertoires, sous-domaines ou domaines composant votre site. Pour s’assurer que le tracking persiste lorsqu’un visiteur change de domaine, vous devrez aussi modifier les liens entre les sous-domaines pour qu’ils incluent des codes de tracking supplémentaires.
Au minimum, certaines fonctions doivent être ajoutées entre la définition du tracker (var pageTracker = _gat._getTracker(» UA-12345-1″);) et l’appel de la fonction trackPageview qui comptabilise la visite (pageTracker._trackPageview();).

Voici les cas possibles traités par Google Analytics (traduction de l’adresse originale en anglais)

Type de tracking Exemples de domaines Configuration nécessaire
Limité à un sous-répertoire www.example.com/myStore _setCookiePath("/myStore/");
Entre deux sous-répertoires d’un même domaine
  • www.example-commerce-host.com/myStore
  • www.example-commerce-host.com/myCart
_setCookiePath("/first/Path/");
_cookiePathCopy("/new/Path/");
Entre un domaine et un sous-répertoire sur un autre domaine
  • www.example-petstore.com
  • www.example-commerce-host.com/petStoreCart
_setDomainName("none");
_setAllowLinker(enable);
_setAllowHash(false);
_link();
_linkByPost();
Au sein d’un domaine et ses sous-domaines
  • www.example-petstore.com
  • dogs.example-petstore.com
  • cats.example-petstore.com
_setDomainName(".example-petstore.com");
_setAllowHash(false);
Entre plusieurs domaines & sous-domaines
  • www.example-petstore.com
  • www.my-example-blogsite.com
  • dogs.example-petstore.com
_setDomainName("none");
_setAllowLinker(enable);
_setAllowHash("false");
_link();
_linkByPost();
Mesurer un iFrame hébergé sur un autre domaine
  • www.example-parent.com
  • www.my-example-iframecontent.com
iframe.src = pageTracker._getLinkerUrl(» http://www.my-example-content.com» );

N’hésitez pas à cliquer sur les cas particuliers à gauche (liens) pour en savoir plus sur chacune des possibilités. Avec le(s) code(s) modifié(s), toutes les données provenant des sous-répertoires/sous-domaines/domaines sélectionnés remontent maintenant dans un seul et même profil.

Cependant, ce n’est pas encore fini car Google Analytics, dans le paramétrage standard, ne remonte « que»  la partie des URLS visitées qui se trouve après le nom de domaine. Par exemple, http://www.exemple1.com/index.html et http://www.exemple2.com/index.html seront considérées comme une même page par Google Analytics (/index.html). Il faut donc préciser à Google Analytics que le paramétrage doit faire remonter les URLs entières (incluant le domaine ou sous-domaine) et non la partie se situant après le premier slash.

Pour cela, vous devez ajouter un filtre à votre profil pour « reconstruire»  les URLs qui vont remonter dans Google Analytics :
Vous pouvez créer un filtre « Avancé » à appliquer à votre profil, avec les paramètres suivants :
Type de filtre : Filtre personnalisé > Avancé
Champ A : Nom de l’hôte
Extraire A : (.*)
Champ B : URI de la demande
Extraire B : (.*)
Sortie vers : URI de la demande
Constructeur : /$A1$B1

Ce filtre concatène le nom de l’hôte et la deuxième partie de l’URL pour « reformer»  l’URL entière de la page qui a été visitée.

Une fois ce filtre appliqué à votre profil, Google Analytics fera apparaître différemment les deux URLs prises en exemple :
http://www.exemple1.com/index.html
http://www.exemple2.com/index.html

N’hésitez pas à parcourir la page spécifique du site d’aide Google Analytics, ou à nous solliciter pour des projets complexes.

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