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ClickTale : mesurez les mouvements de souris, clics, scrolls et saisies au sein des pages de votre site

Il y a maintenant quatre ans (!) nous vous présentions un tout jeune outil, Clicktale, qui promettait de fournir des résultats qualitatifs proches de ceux que nous pourrions obtenir à la suite d’un focus group ou d’un test d’eye-tracking. Clicktale a maintenant atteint une certaine maturité et nous vous proposons une revue de cet outil.

Principe et spécificités de Clicktale

Tout d’abord rappelons que Clicktale se concentre sur l’étude des événements habituellement laissés de côté par les outils de webanalyse traditionnels, à savoir : les mouvements de souris, les clics (même hors hyperlien), les saisies (même non validées)…

Son cœur de métier reste l’analyse des mouvements de souris, ce qui amène à le comparer assez naturellement à l’eye-tracking (analyse du mouvement du regard). Mais les résultats sont-ils si proches ? ClickTale a fait ses propres études et revendique 84% de corrélation entre mouvements de souris et du regard. On ne peut donc assimiler parfaitement mouvement du regard et de la souris, même si le chiffre est quand même assez élevé.

Que nous apportent exactement les informations fournies par Clicktale? Elles nous éclairent sur le comportement réel des internautes au sein des pages du site. On se place donc à un niveau plus qualitatif qu’un outil de webanalyse paramétré par défaut. Par conséquent, de nouveaux champs d’analyse s’ouvrent à nous : l’optimisation ergonomique de page, et plus spécifiquement l’analyse de formulaire ou d’autres blocs fonctionnels complexes au sein des pages.

L’optimisation ergonomique de page avec le mousetracking

Les heatmaps fournies par Clicktale constituent une bonne base de réflexion concernant la façon dont l’internaute « se promène » sur la page. Elles nous permettent de déterminer :

  • Quelles informations ressortent, en étudiant les zones chaudes et froides de survol
  • Quelles zones sont cliquées et comment les items de la page sont interprétés par les internautes, grâce aux zones de clics
  • Quelle proportion de la page est effectivement vue par les visiteurs, c’est à dire quelle est leur propension à scroller

Pour approfondir les interprétations, Clicktale nous propose aussi de visionner les enregistrements vidéo du parcours des internautes sur la page : on y voit le curseur de l’internaute parcourir avec plus ou moins de succès la page. Si ces films sont très utiles pour détecter des obstacles ergonomiques présents sur une page, leur visionnage peut devenir une tâche très chronophage et leur interprétation nécessite une bonne expérience des analyses qualitatives. Pour en tirer le meilleur, il faut absolument utiliser le moteur de segmentation intégré, en définissant des règles permettant de ne visionner que les vidéos de visites des visiteurs n’étant pas parvenus à atteindre l’objectif défini.

Voici quelques exemples de rendu sur la page d’accueil du blog (ce n’est objectivement peut-être pas la meilleure page pour comprendre la puissance de l’outil, je vous l’accorde…

Analyseur de clics

clicktale

Analyseur d’attention

clicktale-2

L’optimisation de formulaires avec le mousetracking

Clicktale se révèle particulièrement approprié dans le cas d’analyse de formulaires, puisqu’il nous propose 4 indicateurs très pertinents pour estimer la performance de chacun des champs : le taux d’abandon en cours de complétion, le temps nécessaire à la complétion, le nombre de champs laissés blancs à la soumission et les champs générateurs de messages d’erreur.
L’analyse des indicateurs nous permet entre autres d’arbitrer sur l’ordre des champs, leur caractère obligatoire ou facultatif, leur positionnement, les contraintes de validité… qui sont autant de points sur lesquels peu d’outils alternatifs nous permettent de prendre des décisions rationnelles. Ainsi, nous sommes en mesure de déterminer quels sont les champs les plus problématiques et de prendre les mesures nécessaires pour optimiser le taux de soumission.

C’est sur ce type d’analyse que les enregistrements vidéo prennent tout leur sens : revoir les vidéos d’utilisateurs tentant de saisir une donnée (ex : un numéro de téléphone) mais n’y parvenant pas parce que le champ impose une contrainte de format spécifique est souvent très parlant.

Un outil puissant mais exigeant

Nous l’avons vu, Clicktale peut apporter beaucoup d’informations et donner des éléments de réponse qualitatifs qui sont très complémentaires de données issues d’un outil de webanalyse. Il nous arrive fréquemment de cumuler les deux outils lors d’analyses de pages clés pour un processus de conversion. Mais attention : même si les rapports de Clicktale semblent élémentaires (fatalement, le dégradé de couleurs parait plus sympathique à nos clients que les interminables colonnes de chiffres auxquelles nous a habitué la webanalyse), cet outil suppose d’être très vigilant lors de l’interprétation des résultats : si un bloc n’est pas survolé, faut-il changer son contenu ? Sa position sur la page ? Son ergonomie ? L’ergonomie des blocs voisins ?

Il ne faut pas oublier ce que l’on attend de l’internaute. L’objectif n’est pas forcément de lui faire survoler toute la page mais de le faire convertir au final. Il faut aussi parfois s’affranchir d’un design et tester des ergonomies plus disruptives pour convertir.

En conclusion, ce type d’outil nous paraît très utile avant une refonte d’un site ou d’un formulaire, en complément de données de webanalyse, lorsque l’on a besoin de données pour bien comprendre comment orienter les évolutions futures du site. Ensuite, nous utilisons le plus souvent possible le testing pour confirmer nos précédentes analyses… et faire progresser concrètement la conversion de nos clients !

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Anticiper et préparer son site pour Noël

Posté dans Amélioration continue & testing par Caroline Campioni

Noël est la période de l’année la plus faste pour les e-commerçants français car elle représente en moyenne 20% du CA annuel et jusqu’à 70% pour certains sites avec des produits fortement typés « cadeaux de Noël ».

On ne serait trop vous encourager ainsi à anticiper et préparer cette période dès maintenant pour être prêt pour les premières recherches de cadeaux, qui s’effectuent dès la fin du mois d’octobre.

Tendance des volumes de recherche sur le terme « cadeau » en France sur l’année 2009 – Source Google Insights For Search

Tendance des volumes de recherche sur le terme « cadeau » en France sur l’année 2009 – Source Google Insights For Search

Il ne s’agit pas de lancer une refonte globale de votre site aujourd’hui. Ceci serait absurde car les délais seraient impossibles à tenir d’ici novembre prochain. Nous vous conseillons cependant d’identifier un ou deux chantiers à mener sur les six prochains mois pour optimiser votre expérience client et maximiser votre taux de conversion au moment de la période cruciale de Noël.

Cette anticipation est importante car nécessaire pour mener à bien un chantier de A à Z. En effet, il faut dans un premier temps auditer et analyser les performances actuelles du site pour faire ressortir les éléments à optimiser. A partir de cette liste, prioriser les chantiers et estimer leur durée pour identifier celui qui sera réalisé avant Noël.

Il y a ensuite la phase de rédaction des spécifications techniques et le développement par vos équipes internes ou votre agence web. Vous ne serez sous doute pas le seul à les solliciter d’où l’importance d’anticiper ces travaux. Les phases de test et de recettage peuvent être parfois longues en cas d’aller-retour avec les différents acteurs du projet.

Exemples de chantiers à mener avant Noël

A partir de l’audit et de l’analyse statistique des performances de votre boutique en ligne, plusieurs types de chantiers peuvent être identifiés. Vous trouverez ci-dessous des exemples de chantiers pouvant être réalisés dans des délais de l’ordre du trimestre :

  • Optimiser le processus d’achat : refonte du panier, réorganisation du processus en remettant en question le nombre d’étapes et éventuellement leur ordre, travail sur les call to action et l’appétence de vos boutons, ajout d’éléments de rassurance…
  • Améliorer l’efficacité de vos formulaires : remise en question des champs demandés et des champs obligatoires, optimisation de l’aide contextuelle, gestion dynamique des erreurs (test lors de la saisie et non lors de la validation), alignement des champs et de leurs intitulés au centre ou superposition pour faciliter la lecture et diminuer la gymnastique de l’oeil, ajout d’éléments de rassurance et d’explication…
  • Repenser la structure des pages produits : donner le maximum de place aux visuels produit, travail sur les call to action, pertinence des informations présentées, visibilité du panier…
  • Création de landing pages : créer un template de page mettant en avant une catégorie ou un produit et étant pensé pour accueillir le visiteur. Ce template sera utilisé vos campagnes (Adwords, eMailing, Display…) qui metteront en avant vos catégories ou produits phares. N’oubliez pas les règles de base d’une bonne landing page : crédibilité (le visiteur doit vous trouver crédible dès l’arrivée sur votre site), continuité de la créa et du message (le visiteur doit identifier qu’il est arrivé au bon endroit), éléments prioritaires dont le call to action au dessus de la ligne de flottaison (le visiteur veut voir avant tous les éléments importants, il veut être guidé et voir tout de suite l’issue du tunnel), un call to action pas plus pas moins (le visiteur ne veut pas avoir le choix, il veut que ça soit simple et efficace), sobriété graphique…

N’hésitez pas à nous contacter pour vous accompagner dans ces travaux, nous serons heureux de pouvoir vous amener notre expertise en amélioration du taux de conversion. De la détermination de votre potentiel d’optimisation, à l’assistance à maîtrise d’ouvrage en passant par l’identification des chantiers à mener à travers des audits statistique et ergonomique, nos équipes de consultants sont là pour vous aider à gagner du temps et beaucoup d’argent !

Pourquoi refondre un site Internet et comment utiliser le site existant

Posté dans Amélioration continue & testing, e-Commerce par Raphaël Fétique

Pourquoi refondre un site Internet ?

En 2010, nombreux seront les Directeurs Généraux ou Directeurs Marketing/e-Business à vouloir refondre leurs sites Internet. Certains auront de bonnes raisons :

  • Obsolescence de leur solution e-Commerce
  • De trop nombreux chantiers d’optimisations à traiter d’un coup, d’où une refonte plus « évidente»  et viable économiquement
  • Repositionnement de l’enseigne
  • Changement d’objectifs ou de stratégie ebusiness

Pour tous ceux qui ont mis en place un processus d’amélioration continue, avec des optimisations régulières, la refonte a lieu lorsque la plateforme arrive à ses limites ou parce qu’il y a une vraie révolution dans les objectifs et la stratégie.

D’autres responsables de site s’imagineront avoir de bonnes raisons :

  • Faire table rase du travail d’un prédécesseur
  • S’aligner sur les acteurs de l’univers concurrentiel qui ont tous mené des refontes
  • Suivre les recommandations de l’agence web qui naturellement a préféré recommander une refonte (budget 500K€) plutôt que d’optimiser les pages clefs (budget 10K€)… Juge et parti, cela fait rarement bon ménage, pensez à vous faire accompagner par des gens dont le conseil est le métier et qui sont totalement indépendants de l’impact de leurs recommandations ;-)
  • Se débarasser d’un site qui n’atteint pas ses objectifs

Le site Internet est un laboratoire marketing

Si les trois premiers points semblent être de manière évidente des erreurs, le 4ème l’est peut-être moins et pourtant : avant de se « débarasser»  d’un site, il faut d’abord chercher à comprendre le pourquoi du comment, il ne s’agit pas de jeter l’eau du bain avec bébé, il faut capitaliser ! L’ancien site est une mine d’informations, notamment s’il était bien tracké avec un plan de taggage propre. Il s’agit d’un véritable laboratoire marketing, comme l’est tout site Internet.

On peut y observer le comportement des clients (par quels rayons sont-ils passés ? quels sont les produits qu’ils recherchent dans le moteur de recherche ? à partir des pages catégories ai-je des mises au panier qui se convertissent en achat ?…), étudier les techniques de vente qui fonctionnent, les discours qui font mouche, les approches ergonomiques à retenir… Or trop souvent lors des refontes de site, on oublie qu’on dispose d’une telle mine d’informations. Pire, on veut repartir d’une feuille blanche en veillant à bien se détacher de l’ancien site, parfois juste « pour faire différent» . Absurde en apparence, cette réaction provient souvent de chefs de projet qui ont peur que leur travail soit déprécié par leur direction s’il n’y a pas de rupture. En tant que consultant, je comprends la situation, mais je mets en garde contre cette volonté de casser les codes, remettre tout en question, sans avoir même pris le temps de comprendre l’ancien site et le comportement des visiteurs.

Mener des tests avant d’entériner une décision

Lors de la refonte d’un site, des choix sont à faire et ils amènent parfois de longs débats qui sont tranchés par l’OPGS (opinion du plus gros salaire). Ces choix pourraient être tranchés différemment et notamment en utilisant l’ancien site pour mener des tests avant même de lancer le développement du nouveau site. Modifier une maquette fonctionnelle ne coûte quasiment rien, attendre le lancement du nouveau site pour procéder à des tests et modifier le site est par contre bien plus coûteux.

Systématiquement, lorsque je me retrouve avec un client dans une situation qui fait débat, j’étudie avec lui la possibilité de mener des tests sur le site qui doit être remplacé. L’intérêt est de pouvoir mener, en parallèle du travail de refonte, des tests si c’est techniquement et économiquement possible. Ainsi on peut apporter au nouveau site l’ensemble des optimisations validées par un test grandeur nature avant même qu’il soit mis en ligne.

Synthèse

  • Réfléchir à 2 fois aux raisons qui vous amènent à envisager une refonte
  • Utiliser le site en place pour en apprendre un maximum sur le comportement des clients et pour mener des tests qui permettront au nouveau site d’être d’autant plus efficace à son lancement

Quand la mesure et l’efficacité dominent, que reste-t-il à l’intuition et la créativité ?

Posté dans Amélioration continue & testing, Web analytics par Raphaël Fétique

Le culte de la donnée chez Google

Je lisais dernièrement qu’un responsable du design chez Google a quitté ses fonctions pour rejoindre Twitter car il en avait assez de devoir justifier toutes ses propositions en les faisant reposer sur des données quali ou quanti. Sa créativité bridée par les chiffres, il a préféré rejoindre une entreprise où on écoutait et observait moins le client… au profit de l’écoute des créatifs.

Cette anecdote m’a donné envie de réagir car elle est le reflet d’une réalité complexe. D’une part, Internet est un canal mesurable où la quantité de données récupérables est gigantesque. Jamais dans l’histoire du marketing, nous n’avons été aussi près de l’idéal du tout mesurable.

Malheureusement, trop de données tue la donnée, d’autant plus lorsque la donnée collectée ne se suffit pas à elle-même. En effet, la seule donnée quanti ne suffit pas à donner du sens et même sur le web on en revient à devoir mener des études quali. Au final, je rencontre donc beaucoup de responsables Internet qui ont fait une croix sur l’utilisation des données collectées.

Chez Google, il semblerait que le parti pris du « on ne pilote que ce qu’on mesure»  domine. Résultat des changes, les processus de conception sont user centrics et reposent sur du quali et du quanti. Contrepartie, ce sont les données qui pilotent les évolutions. C’est une situation qui est d’une certaine façon la preuve d’un fort degré de maturité, mais également une position extrémiste qui a des failles.

Prise de risque et feedback client

Vouloir à tout prix tout faire reposer sur la donnée amène naturellement à se questionner sur les situations où on ne dispose pas de données. On peut aisément imaginer qu’en l’absence de données, dans une société où la culture de la donnée domine, peut amener à des errements et à des non décisions…

Malheureusement, si un certain nombre de sujets sont à trancher par les chiffres d’autres méritent des éclairages différents. Tout d’abord, il faut se rappeler que la donnée collectée ne permet pas de prendre une décision, mais de se rassurer en réduisant le risque opérationnel lié à une prise de décision. Dit autrement, les chiffres sont là pour donner une direction mais à la fin c’est l’humain qui tranche. D’autre part, certains sujets sont liés aux perceptions/impressions et il est devient difficile d’y associer la mesure.

Autre aspect d’une culture trop rigide de la mesure et de l’efficacité, la tentation de continuer à faire comme avant lorsque tout semble fonctionner. D’ailleurs je levais ce point déjà dans mon article sur le syndrome du bébé canard. Instiller une dose d’incertitude et de nouveautés est le principe même de l’innovation et il faut donc savoir faire le distinguo entre le prédictif et l’analyse.

L’innovation et la mesure

Pour pouvoir innover, il est possible de détecter des signaux faibles indiquant des axes d’innovation, mais c’est rare. De la même manière, tout processus de benchmark amènera mécaniquement à réduire le degré d’innovation.

L’innovation doit donc relever d’autres processus, moins basés sur la mesure et plus basés sur l’intuition et la créativité. Cela n’empêche pas naturellement ensuite de mettre en place des focus groups et des validations par A/B testing (nouveau vs. ancien). Mais au-delà, il faudra surtout mettre en place un cadre de mesure propre. Il sera le garant que l’expérience menée sera pleinement bénéfique, puisqu’elle fournira une grande richesse d’informations permettant notamment de liés les causes et les conséquences pour ensuite rentrer dans une logique d’amélioration continue.

Lorsqu’on parle d’innovation, je pense qu’il convient de se rappeler de l’anecdote de Sony concernant la création du baladeur. La légende raconte que le patron de la firme avait demandé à ses meilleurs ingénieurs de trouver une solution pour qu’il puisse écouter Mozart pendant qu’il jouait au golf. A cette époque, les produits d’écoute de K7 contenaient toujours la fonctionnalité d’enregistrement. Si on avait demandé aux clients, ils auraient insisté pour bénéficier de cette fonctionnalité (principe du syndrome du bébé canard). Le patron de Sony a insisté auprès de ses ingénieurs pour se limiter à la seule écoute. Résultat, la mécanique embarquée était plus faible et le produit final bénéficiait d’un encombrement réduit.

Cette anecdote illustre le fait qu’il faut savoir aller au-delà des besoins formulés par ses clients si l’on souhaite véritablement innover.

La mesure de l’efficacité vue par Converteo

De manière générale, beaucoup de responsables Internet mènent des tests, cherchent à innover, investissent sur de nouveaux médias… mais ils se trompent souvent sur les objectifs et ne se donnent pas les moyens de tirer le maximum des expérimentations menées.

Avant toute chose, pour parler mesure et efficacité de manière sereine, il est important de faire preuve de bon sens. Imaginez vendre des produits où le cycle de décision est de l’ordre de 6 mois (entre l’expression du besoin et l’achat). Lorsque vous investissez sur du Adwords, il est impossible d’envisager de mesurer l’efficacité de votre campagne en fin de semaine. Même si le trafic généré sur le site est satisfaisant, mais vous connaîtrez les impacts business de votre investissement 6 mois plus tard. Votre expérimentation ne change rien à la réalité de vos clients !

Il ne faut donc pas se tromper d’objectifs et mettre en place un cadre de mesure cohérent avec l’expérimentation menée. J’observe que le temps passé à concevoir les plans de test et les plans de taggage est un des investissements les plus rentables. A la manière d’un scientifique qui mène une expérience, dites vous que vos budgets sont limités et qu’il faut donc dès la première itération récupérer le maximum de données en paramétrant et installant les outils de mesure proprement.

Par ailleurs, il faut également savoir accepter le fait que les interfaces web sont d’une grande complexité (aussi complexes certainement que des cockpits d’avion mais condensés dans un écran) et que tous les éléments liés aux impressions des Internautes sont de nature surdéterministe… sans compter la diversité des profils des Internautes et leur maîtrise des interfaces.

Finalement, il s’agit de trouver l’équilibre entre trop de mesures et pas de mesure. Sachez mettre en place les indicateurs que vous comprenez et maîtrisez afin de ne pas avancer dans le brouillard.

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