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‘Multichannel Funnels’ : Le règne du Last click prendra-t-il fin grâce à Google Analytics ?

Posté dans Offline, mobile & multicanal, Web analytics par Kévin Gentil-Cantin

Nous vous en parlions il y a quelques mois : Google Analytics travaille sur des nouveaux rapports afin de faire apparaitre l’importance des différentes sources menant à une conversion. C’est à présent chose faite, puisque vous pouvez tous à présent trouver ces nouvelles données dans votre outil. Il vous suffit donc pour cela d’utiliser la nouvelle version de Google Analytics, puis de vous rendre dans la partie « Mes Conversions >Entonnoirs de Conversion Multicanaux»  via le menu.

Vue d'ensemble des rapports "Multi-Channels Funnels" sur Google Analytics

Grâce à ces nouvelles données, vous allez donc enfin pouvoir obtenir une vision plus réaliste du comportement de vos clients et de l’impact réel généré par vos différentes sources d’acquisition. En effet, à présent, les internautes sont de moins en moins dans une approche : « Je vois une publicité, je clique dessus, et j’achète» … Ils ont de plus en plus besoin de comparer, d’être rassurés, d’avoir le temps d’acheter le bon produit, au bon moment, avec la bonne offre. Et pour répondre à cela, les annonceurs doivent être présents tout au long de leur parcours : un emailing, quelques bannières, du retargeting, un comparateur de prix, et bien sur, du référencement. Cela semble logique, normal même, mais jusqu’à aujourd’hui, nos outils de web analyse ne rendaient grâce qu’au « Last click« , qu’à la dernière source avant la conversion… Tout cela pour se rendre compte la plupart du temps que la source incontestable de conversion était … notre marque ! Avec ça, on était bien avancé.

Cette époque est maintenant révolue, Google Analytics offre à présent à tous, de manière simple et efficace, une solution pour obtenir une vision plus réelle du parcours des clients à travers les différentes sources d’acquisition que vous utilisez et dans lesquelles vous investissez. Comme une équipe sportive, grâce à ces données, ceux qui passent la balle au buteur final peuvent enfin aussi être récompensés, mis en avant, et non pas dénigrés car « leur coût d’acquisition est bien trop élevé» .

Mais une vidéo vaut mieux qu’un long discours, et Google en a justement réalisé une afin de présenter le sujet et les fonctionnalités offertes par son nouvel outil :

Indéniablement, le rapport le plus pertinent de cet ajout est le rapport « Conversions indirectes» , qui va vous permettre très rapidement de vous rendre compte de l’ampleur du multi-sources sur votre acquisition. Combiné à la fonctionnalité très intéressante de « groupe de canaux»  et à un retraitement/analyse des données, il est ainsi possible de différencier les sources « Amont»  des sources « Aval» , à savoir, celles qui attirent le client par rapport à celles qui le convertissent au final. Un tout premier pas intéressant est de simplement trier les groupes de canaux par conversions finales, puis par conversions assistées, et de comparer les classements. Il est fort probable que cela mettra en avant une ou deux sources payantes qui n’étaient pas estimées à leur juste valeur jusqu’à maintenant.

Conversions assistées vs Conversions finales dans Google Analytics

Enfin, ces données cumulées aux budgets doivent permettent de calculer des coûts d’acquisitions plus proches de la réalité, et donc de mettre en avant les sources qui doivent être coupées (partiellement ou totalement) et celles qui par contre méritent plus d’investissements. Nous avons ainsi pu obtenir sur les premières études que nous avons réalisé pour deux de nos clients des résultats du type :
- Source A = coût d’acquisition réel inférieur de 19% au coût max d’acquisition
- Source B = coût d’acquisition réel inférieur de 41% au coût max d’acquisition
- Source C= coût d’acquisition réel supérieur de 24% au coût max d’acquisition

Et comme vous pouvez le voir, ces résultats sont directement opérationnels et permettent d’agir de suite sur la stratégie d’acquisition en modifiant les budgets, de manière à conserver un coût d’acquisition satisfaisant sans couper la « source»  même des conversions.

Bien sur, ces nouvelles données sont loin d’être parfaites. Seules les interactions ayant eu lieu dans les 30 jours avant la conversion sont prises en compte, ce qui est problématique pour des processus d’achat longs (pour l’immobilier par exemple). Par ailleurs, le manque de fiabilité du suivi des visiteurs par cookie (même first-party) prend encore plus de place dans le cadre d’un analyse multi-sources. Enfin, certains rapports proposés par GA ne sont pas parfaits, notamment celui présentant les chemins de conversion, qui n’est pas du tout exploitable en l’état et demande un retraitement lourd dans un tableur pour en sortir quoi que ce soit.

Mais pour nous, une chose est sure, c’est que, face à l’irréalisme totale que peut représenter le « Last click»  dans l’analyse d’une stratégie d’acquisition, l’approche multi-source est clairement une révolution nécessaire, et Google Analytics propose avec son outil une voie pertinente et satisfaisante pour faire vos premiers pas dans ce nouveau monde.


Si vous souhaitez aller plus loin et avez besoin d’aide sur ce sujet, n’hésitez pas à nous contacter. Les consultants Converteo sont formés aux problématiques multi-sources depuis maintenant plus d’un an, puisque nous avons commencé à travailler activement sur ce sujet en avril 2010 (voir notre livre blanc).

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Infos pratiques :

- Il faut actuellement 36h pour que les données multi-source soient traités par Google et apparaissent dans l’outil (contrairement aux données « classiques»  qui sont visibles après 24h maximum).

- L’historique des données multi-sources est fourni depuis fin janvier 2011. Certains comptes peuvent encore n’avoir à disposition que les données depuis juillet 2011 mais cette situation n’est que très temporaire.

- Les données multi-sources ne sont mesurées que sur les 30 jours précédents une conversion. Pensez-y si les cycles d’achat de vos produits sont plus longs.

- Google a mis en place plusieurs pages de supports concernant ces nouveaux rapports, qui vous pourrez retrouver à cette adresse.

- Enfin, de manière logique, pour fonctionner, ces rapports ont besoin d’objectifs définis dans l’outil (ou d’une activité e-commerce trackée via le tag correspondant). Ainsi, si vous n’avez pas encore d’objectifs définis dans Google Analytics, pensez à les créer au plus vite afin de commencer à récolter les données multi-sources.


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Une sélection d’articles sur la mesure du phénomène ROPO, base d’une stratégie multicanal

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Marc Girod

Impact du phénomène ROPO sur la distributionL‘avènement d’Internet au cours de ces 15 dernières années a d’abord profondément changé notre rapport à l’information (grosse base de données mondiale où tout le monde est un contributeur potentiel, parfois à ses dépends). Peu de temps après, c’est l’e-commerce qui est venu bousculer nos habitudes. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Pour preuve, le marché du e-commerce ne cesse de progresser : + 25% de chiffre d’affaires en 2009 en France* par exemple.

Cependant, 53%* des internautes qui recherchent de l’information sur des produits ou des services préfèrent acheter dans un magasin réel.
Le comportement dominant sur internet, dans un contexte d’achat, est donc de rechercher de l’information, ce qui correspond à l’objectif de base d’Internet : faciliter l’accès à l’information (informatique = information automatique).

C’est ce qu’on appelle le phénomène ROPO (Research Online Purchase Offline). Les internautes se servent d’Internet pour se renseigner sur des produits ou des services qu’ils vont ensuite acheter en magasin.

La compréhension de ce phénomène est importante pour deux raisons :
- Attribuer la vente à la(aux) bonne(s) source(s).
- Comprendre la causalité dans le phénomène pourra permettre d’anticiper voire d’optimiser des ventes.

Ce phénomène est encore peu étudié, pourtant il est vital pour toutes les entreprises qui ont l’ambition d’avoir une stratégie multicanal pertinente.

Voici donc une sélection de liens qui s’intéressent au phénomène ROPO et à sa mesure :

*Chiffres : FEVAD 2010

Comment favoriser les comportements multicanal ? – Secteur de l’ameublement et de la décoration

Posté dans Ergonomie web, Offline, mobile & multicanal par Caroline Campioni

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises sur ce blog les nouveaux enjeux autour de la notion de multicanal. Nous allons aujourd’hui nous intéresser aux enseignes du secteur de l’aménagement et de la décoration et décrypter leurs bonnes pratiques pour favoriser les comportements multicanal.

Ce secteur regroupe essentiellement des enseignes initialement brick & mortar et qui face à l’explosion du canal Internet, développent des briques e-commerce depuis quelques années (click & mortar). Il est important également de souligner qu’elles proposent principalement des produits qui engendrent un achat impulsif (stickers par exemple) ou au contraire un achat très impliquant, avec dans ce cas, des temps de réflexion et de prise de décision longs. En effet, certains produits comme une cuisine par exemple représentent un budget important et implique de réaménager l’ensemble d’une pièce. L’achat se fait souvent en couple ou en famille, ce qui complexifie encore d’un niveau le processus d’achat. Les besoins en informations et en conseils sont très élevés.

Dans ce contexte, Internet ne semble donc à priori pas le meilleur canal pour vendre des meubles. Cependant, certaines enseignes ont su tirer parti de ce canal et accompagnent leurs clients tout au long de leur cycle d’achat.

L’OPTIMISATION MULTICANAL DES FICHES PRODUITS

L’enseigne suédoise d’ameublement et de décoration Ikéa semble l’une des plus matures sur la gestion de sa stratégie multicanal. Les produits sont classés par univers et mis en scène dans un catalogue interactif, à travers différentes ambiances. On retrouve sur les fiches produits un ensemble d’éléments favorisant un comportement mulicanal :

ikea_fiche_produit

  • Bouton d’ajout au panier pour les articles disponibles à la vente en ligne (livraison à domicile)
  • Informations sur le conditionnement (nombre, poids et dimensions des colis) afin d’anticiper le retrait de la marchandise en magasin avec sa voiture personnelle ou prévoir la location d’un utilitaire
  • Vérification de la disponibilité du produit en magasin
  • Fonction de création de listes d’achats avec option d’impression et d’envoie par e-mail pour consulter cette liste (format pdf) en magasin, à partir d’un smartphone par exemple. La disponibilité et l’emplacement de la marchandise en magasin sont précisés
  • Accès rapide à la fiche détaillée du magasin de son choix : informations pratiques sur le magasin (horaires, accès, outils de calcul d’itinéraire, téléchargement d’un fichier pour ajouter les magasins Ikéa sur la majorité des GPS du marché) et actualités spécifiques du magasin (offres, nouveautés, carte du restaurant Ikéa Food, possibilité de s’inscrite à la prochaine soirée suédoise…ou comment préparer sa prochaine visite chez Ikéa, comme si on partait en vacances en famille !)
  • Lien vers une assistance en ligne (assistance virtuelle, FAQ, appel téléphonique vers le centre de relation client)

ikea_dispo

L’internaute peut consulter une prévision des stocks en magasin sur 4 jours, il n’a plus qu’à imprimer sa liste d’achat et se rendre en magasin. Le système va même jusqu’à indiquer pour certains articles où trouver celui-ci dans le magasin (les fameuses allées Ikéa…).

ACCELERER LE PROCESSUS DE DECISION AVEC DES KILLERS APPLICATIONS

Ikea Home Planner. Il s’agit d’un petit logiciel à télécharger depuis son ordinateur personnel. Dans un premier temps, il faut définir comme un architecte la pièce que vous souhaitez équiper (forme, superficie, hauteur des murs, etc.) puis vous accédez directement au catalogue Ikéa et faites glissez les éléments qui vous intéressent sur votre plan.
En quelques clics, vous aménagez entièrement votre pièce, vous n’avez plus aucun doute sur les dimensions et votre espace est optimisé. La liste d’achat se complète automatiquement à partir des éléments sélectionnés avec les prix de chaque article et calcule le total de votre « devis ». Encore une fois, il n’y a plus qu’à vérifier la disponibilité des articles, imprimer sa liste d’achat et se rendre au Ikéa le plus proche pour concrétiser ses achats. Si le client a le moindre doute ou souhaite continuer plus tard, il peut également décider d’enregistrer sa maquette sur le serveur Ikéa et poursuivre son aménagement par la suite avec sa compagne ou en magasin avec l’aide d’un conseiller à partir de bornes interactives mises à disposition des clients.
En Espagne et au Royaume-Unis, Ikéa propose une application iPhone utilisant la réalité augmentée pour consulter le catalogue interactif mais aussi mettre en situation un meuble ou un objet de décoration dans son intérieur. A travers un outil ludique, Ikéa offre un véritable service pratique et utile pour ses clients.

ikea_iphone

Ces deux exemples permettent de constater qu’Ikéa possède de véritables armes pour accompagner et réduire le temps de réflexion d’un client avec des outils qui vont permettre de ne plus douter de la pertinence de son achat. On peut appeler ces outils des « killers applications », c’est elles qui vont faire la différence, transformer la réflexion en prise de décision, déclencher l’achat.

Malheureusement, les clients ne sont pas tous très dégourdis avec les nouvelles technologies et on peut supposer que certains de ses outils nécessitent beaucoup de pédagogie voire de la formation des consommateurs. C’est un investissement à ne pas négliger notamment en termes d’accompagnement sur les points de vente, un endroit où le vendeur peut aider le consommateur à utiliser les outils qu’il utilisera plus tard de manière autonome. C’est un pari sur la fidélité du client également, car le client est près à « apprendre»  uniquement si cela peut lui resservir dans le futur. C’est là, par exemple, une différence fondamentale entre le B2B et le B2C : dans le monde du B2B, les acheteurs et les fournisseurs ont mis en place des logiciels pour s’interfacer et sur lesquels ils sont formés car leur relation est pérenne et qu’il cherche à gagner en productivité. Fin de digression

LA COMPLEMENTARITE DES CANAUX ONLINE ET OFFLINE

La stratégie multicanal d’Ikéa est claire : positionner leur site internet et applications interactives en support de leurs points de ventes physiques. Ce dispositif web et applicatif accompagne le client sur les phases amont de son processus d’achat. Il sert à établir et maintenir le contact tout au long du cycle d’achat et favorise le déclenchement d’un achat, qu’importe finalement le canal.
Le secteur de l’ameublement est l’illustration même de la tendance ROPO : Research Online Purshase Offline. Comme précisé au début de cet article, l’achat d’un meuble est très impliquant et Internet ne semble par le meilleur canal pour concrétiser une vente. Cependant, des études montrent que même si le CA généré online représente une faible part du CA global, la majorité des clients a utilisé Internet pour préparer son achat et le CA généré indirectement devient non négligeable. L’observation du nombre de fiches produits imprimées présentées en magasin est un élément qui confirme cette tendance : la complémentarité des canaux online et offline qui doit amener à la définition d’une véritable stratégie multicanal.

VERS UNE TENDANCE BUY ONLINE, PICK-UP IN-STORE ?

Conforama et But propose l’option d’achat en ligne et retrait en magasin. C’est une tendance qui se répand de plus en plus sur les sites e-Commerce. Ces sont les internautes qui sollicitent cette pratique car elle répond à des critères tout à fait justifiés pour le client : pas de frais de livraison, disponibilité quasi-immédiate dans certains cas et maîtrise au final du moment de remise du paquet. Elle représente également un point fort essentiel pour le client : le retour de la marchandise en cas de problème au niveau d’un point de vente physique. Là, où dans le cas d’une vente en ligne, cette problématique, dans le doute, peut être un frein à l’achat.

L’intérêt pour le client est évident, il l’est aussi pour le marchand : faire venir un prospect déjà transformé en client sur un point de vente. Le client qui vient chercher un article commandé en ligne a sans doute vu d’autres articles, il est peut être en réflexion pour l’achat d’un autre produit. C’est une manière de lui présenter différemment le produit et de concrétiser l’achat ou de déclencher un achat impulsif, en complément ou non du produit acheté en ligne.

SYNTHESE

Car un schéma vaut mieux que de longs discours, voici en image le dispositif multicanal d’Ikéa.

Dispositif multicanal d'Ikéa

Malheureusement, Ikéa, contrairement à Conforma et But ne propose pas un service de pick up, l’achat online ne peut donner lieu à une réservation et un retrait en magasin. Etrange, surtout que le retour produit lui se fait forcément en magasin : comment je fais si j’habite à 100 km d’un Ikéa ?

Internet et multicanal : un nouveau blog sur l’effet ROPO par Nicolas Prigent

Posté dans Offline, mobile & multicanal par admin

understand-ropo.blogspot.comAujourd’hui nous avons le plaisir de vous présenter un nouveau blog sur le thème des stratégies multicanal. Understand-ropo.blogspot.com créé par Nicolas Prigent, responsable Europe du marketing et du développement des nouveaux médias chez Euromaster (Michelin), a pour ambition d’investiguer et de proposer une plateforme d’échange sur le thème des ROPO ou ROBO (Research online purchase offline ou Research Online Buy offline). Ce site vous propose de décortiquer les liens étroits qui existent entre Internet en tant qu’outil de prospection, de recherche, de comparaison et de prise de décision et les magasins physiques. L’objectif de Nicolas est de vous apporter son expérience sur ce domaine et d’utiliser cette plate-forme pour « … fédérer les exemples pratiques, les données disponibles pour mieux appréhender et tirer bénéfices de ce phénomène. »

Les questions sur ce sujet sont nombreuses et nous intéressent au plus au point chez Converteo. Comment quantifier les effets de l’outil Internet sur les ventes d’un magasin ? Quels sont les changements qu’Internet a entrainé sur les comportements des clients ? Comment convaincre les responsables de canaux physiques qu’Internet n’est pas obligatoirement un media cannibale, et qu’on doit avant tout réfléchir aux complémentarités entre les canaux ?

Vous pouvez retrouver une interview de Raphaël et Thomas (directeurs associés de Converteo) traitant du phénomène ROPO sur le blog de Nicolas.

Si vous souhaitez en savoir plus et apporter votre pierre à l’édifice, rendez-vous sur http://understand-ropo.blogspot.com

Bonne lecture !

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