Ergonomie web
 

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ClickTale : mesurez les mouvements de souris, clics, scrolls et saisies au sein des pages de votre site

Il y a maintenant quatre ans (!) nous vous présentions un tout jeune outil, Clicktale, qui promettait de fournir des résultats qualitatifs proches de ceux que nous pourrions obtenir à la suite d’un focus group ou d’un test d’eye-tracking. Clicktale a maintenant atteint une certaine maturité et nous vous proposons une revue de cet outil.

Principe et spécificités de Clicktale

Tout d’abord rappelons que Clicktale se concentre sur l’étude des événements habituellement laissés de côté par les outils de webanalyse traditionnels, à savoir : les mouvements de souris, les clics (même hors hyperlien), les saisies (même non validées)…

Son cœur de métier reste l’analyse des mouvements de souris, ce qui amène à le comparer assez naturellement à l’eye-tracking (analyse du mouvement du regard). Mais les résultats sont-ils si proches ? ClickTale a fait ses propres études et revendique 84% de corrélation entre mouvements de souris et du regard. On ne peut donc assimiler parfaitement mouvement du regard et de la souris, même si le chiffre est quand même assez élevé.

Que nous apportent exactement les informations fournies par Clicktale? Elles nous éclairent sur le comportement réel des internautes au sein des pages du site. On se place donc à un niveau plus qualitatif qu’un outil de webanalyse paramétré par défaut. Par conséquent, de nouveaux champs d’analyse s’ouvrent à nous : l’optimisation ergonomique de page, et plus spécifiquement l’analyse de formulaire ou d’autres blocs fonctionnels complexes au sein des pages.

L’optimisation ergonomique de page avec le mousetracking

Les heatmaps fournies par Clicktale constituent une bonne base de réflexion concernant la façon dont l’internaute « se promène » sur la page. Elles nous permettent de déterminer :

  • Quelles informations ressortent, en étudiant les zones chaudes et froides de survol
  • Quelles zones sont cliquées et comment les items de la page sont interprétés par les internautes, grâce aux zones de clics
  • Quelle proportion de la page est effectivement vue par les visiteurs, c’est à dire quelle est leur propension à scroller

Pour approfondir les interprétations, Clicktale nous propose aussi de visionner les enregistrements vidéo du parcours des internautes sur la page : on y voit le curseur de l’internaute parcourir avec plus ou moins de succès la page. Si ces films sont très utiles pour détecter des obstacles ergonomiques présents sur une page, leur visionnage peut devenir une tâche très chronophage et leur interprétation nécessite une bonne expérience des analyses qualitatives. Pour en tirer le meilleur, il faut absolument utiliser le moteur de segmentation intégré, en définissant des règles permettant de ne visionner que les vidéos de visites des visiteurs n’étant pas parvenus à atteindre l’objectif défini.

Voici quelques exemples de rendu sur la page d’accueil du blog (ce n’est objectivement peut-être pas la meilleure page pour comprendre la puissance de l’outil, je vous l’accorde…

Analyseur de clics

clicktale

Analyseur d’attention

clicktale-2

L’optimisation de formulaires avec le mousetracking

Clicktale se révèle particulièrement approprié dans le cas d’analyse de formulaires, puisqu’il nous propose 4 indicateurs très pertinents pour estimer la performance de chacun des champs : le taux d’abandon en cours de complétion, le temps nécessaire à la complétion, le nombre de champs laissés blancs à la soumission et les champs générateurs de messages d’erreur.
L’analyse des indicateurs nous permet entre autres d’arbitrer sur l’ordre des champs, leur caractère obligatoire ou facultatif, leur positionnement, les contraintes de validité… qui sont autant de points sur lesquels peu d’outils alternatifs nous permettent de prendre des décisions rationnelles. Ainsi, nous sommes en mesure de déterminer quels sont les champs les plus problématiques et de prendre les mesures nécessaires pour optimiser le taux de soumission.

C’est sur ce type d’analyse que les enregistrements vidéo prennent tout leur sens : revoir les vidéos d’utilisateurs tentant de saisir une donnée (ex : un numéro de téléphone) mais n’y parvenant pas parce que le champ impose une contrainte de format spécifique est souvent très parlant.

Un outil puissant mais exigeant

Nous l’avons vu, Clicktale peut apporter beaucoup d’informations et donner des éléments de réponse qualitatifs qui sont très complémentaires de données issues d’un outil de webanalyse. Il nous arrive fréquemment de cumuler les deux outils lors d’analyses de pages clés pour un processus de conversion. Mais attention : même si les rapports de Clicktale semblent élémentaires (fatalement, le dégradé de couleurs parait plus sympathique à nos clients que les interminables colonnes de chiffres auxquelles nous a habitué la webanalyse), cet outil suppose d’être très vigilant lors de l’interprétation des résultats : si un bloc n’est pas survolé, faut-il changer son contenu ? Sa position sur la page ? Son ergonomie ? L’ergonomie des blocs voisins ?

Il ne faut pas oublier ce que l’on attend de l’internaute. L’objectif n’est pas forcément de lui faire survoler toute la page mais de le faire convertir au final. Il faut aussi parfois s’affranchir d’un design et tester des ergonomies plus disruptives pour convertir.

En conclusion, ce type d’outil nous paraît très utile avant une refonte d’un site ou d’un formulaire, en complément de données de webanalyse, lorsque l’on a besoin de données pour bien comprendre comment orienter les évolutions futures du site. Ensuite, nous utilisons le plus souvent possible le testing pour confirmer nos précédentes analyses… et faire progresser concrètement la conversion de nos clients !

Reactive marketing : détecter les internautes sur le départ

Posté dans Ergonomie web, Solutions & Partenaires, Web analytics par Raphaël Fétique

« L’air perdu, je me dirige vers la sortie, quand soudain surgit un vendeur…» 

En magasin physique, le vendeur attentif pourra aisément repérer à son comportement le prospect qui a l’intention de quitter le navire. Il pourra dès lors venir à sa rencontre et tenter de le « récupérer» .

Sur Internet, le vendeur ne peut observer directement le comportement de son prospect. Il n’a d’ailleurs pas non plus le moyen de s’interposer entre l’internaute et la croix de fermeture du navigateur, surtout qu’il ne faut que quelques dixièmes de seconde pour franchir les quelques pixels d’écran qui séparent le pointeur de la sortie.

Devatics, jeune société toulousaine dirigée par Romulus Grigoras, développe un outil qui nous semble intéressant à mettre en avant ici et qui selon nous mérite un petit coup de pouce.

Marketing comportemental et reactive marketing

Devatics se présente comme spécialiste du reactive marketing sur Internet, une sous discipline du marketing comportemental. De manière plus pragmatique, Devatics est un éditeur logiciel en mode SaaS qui travaille sur l’exploitation des données issues du mousetracking en temps réel. Pour mémoire, les solutions de mousetracking classiques (exemple : Clicktale), capturent la position du pointeur et ses déplacements (coordonnées (X,Y)) ainsi que les clics réalisés (clic gauche, clic droit et double clic). Habituellement, ces solutions restituent les informations collectées sous la forme d’une vidéo de la navigation de chaque visiteur. En tant que responsable de site, vous pouvez ensuite analyser a posteriori les vidéos pour mieux comprendre vos internautes et détecter d’éventuels problèmes d’ergonomie.

Devatics innove en associant une capture en temps réel et une couche d’intelligence avec des algorithmes issus de la business intelligence. Les algorithmes d’apprentissage utilisés vont détecter les patterns de comportements qui précédent les départs du site par les internautes. Une fois ces patterns mis en évidence, la solution est capable de détecter sur les prochaines visites le moment où l’internaute risque de partir. L’entreprise peut alors décider de déclencher l’apparition d’un message via un popin/overlayer pour tenter de « récupérer»  l’internaute sur le départ.

La notion de temps réel est dès lors clef. Si l’internaute ferme un navigateur en moins d’une seconde, il faut donc que la solution (hébergée sur les serveurs de Devatics) puisse récupérer les déplacements du curseur, traiter l’information pour caractériser le départ imminent et déclencher l’affichage du message en un minimum de temps. Le mode de rémunération actuel de Devatics repose notamment sur la mise à disposition d’un hébergement haute performance de sa solution.

En input, l’outil prend les données de mousetracking en tant qu’électroencéphalogramme mais peut également intégrer des données issues du CRM, de l’outil de webanalyse (et du profil froid) ou de tout autre outil de l’entreprise. Ces sources d’informations complémentaires permettront de différencier les mécanismes de rattrapage en fonction de la page où l’internaute se situe, de son historique d’achat, de sa lifetime value, de la source de trafic dont il est issu (et donc du coût de la visite), du moment de la journée…

De même, l’output qui est par défaut un message affiché à l’écran sous la forme d’un popin/overlayer peut devenir potentiellement l’affichage d’un agent conversationnel, d’une fenêtre de chat avec un vendeur, le lancement d’une vidéo… Il est également possible de tester les différentes mécaniques, en attendant plus ou moins longtemps avant de déclencher l’action. Là aussi, les algorithmes d’apprentissage font le travail pour vous et détectent la solution la plus efficace par rapport à la mission fixée.

Application sur l’abandon de panier

Une des premières applications mise en production chez certains ecommerçants a été le rattrapage des abandonneurs de panier. En utilisant votre solution de webanalyse, vous pourrez vous rendre compte que le panier génère son lot de sorties de site.

L’idée a été donc de détecter les comportements amenant le départ du site sur le panier et à partir de là de tester des messages qui pourraient amener l’internaute à valider son panier et finir son achat. Des messages poussant des bons de réduction (5% de réduction) ou de la rassurance (livraison garantie avant Noël) ont été testés. L’utilisation des bons de réduction a été gagnante : +14% de taux de conversion (test mené en A/B testing, avec et sans déclenchement du module Devatics).

Une nouvelle approche pour mesurer le temps passé

En tant que webanalyste, je considère la mesure du temps passé sur le site comme une mesure de moindre intérêt dont je suis uniquement les tendances (et encore). Elle souffre en effet de 2 problèmes majeurs, qui en impliquent bien d’autres…

Tout d’abord, il faut savoir que sur Google Analytics et la plupart des solutions du marché, le temps passé sur une page est mesuré comme la différence entre les heures de chargement de 2 pages. Ainsi, il est impossible de mesurer le temps de visite des visites avec rebond ou d’intégrer dans le temps de visite, le temps passé sur la dernière page avant sortie du site. Je vous laisse méditer sur cette « approximation» .

Par ailleurs, il faut envisager que ma grand-mère et moi même n’avons pas forcément le même niveau de débrouillardise avec une souris à la main. Là où pour une visite de 8 pages me permettant l’achat d’un produit il me faudra 3min30, il faudra pour le même produit et le même parcours certainement 15min à ma grand-mère. C’est un fait, vous n’y pourrez rien et pourtant si vous analysez le temps passé sur le site, vous aurez tendance à me dire que la visite de ma grand-mère a plus de valeur que la mienne car elle représente un plus grand « engagement»  avec au final pourtant la même valeur économique.

Enfin, à cause de la méthode approximative de mesure du temps passé, les changements d’onglet, les pauses « techniques»  ou tout autre perturbation qui se traduit par le fait que vous n’êtes plus actif/attentif ne vont pas être retranchés pour autant du temps mesuré par la solution de webanalyse.

Devatics, en utilisant la souris comme électroencéphalogramme, va pouvoir mesurer les plages de temps où la souris est inactive et donc les retrancher au temps effectivement passé sur le site. De même, le départ de l’internaute pourra être mesuré de manière précise. Enfin concernant les différences de maîtrise de l’outil web par les internautes, il sera possible de normaliser les temps passés par la mesure d’un niveau de maîtrise/activité. Romulus me confiait d’ailleurs qu’ils ont déjà mené cette étude et qu’en effet, à parcours équivalent, en normalisant par le niveau d’activité, il retombait sur des temps comparables là où précédemment il y avait des facteurs 3.

La mise en place récente du datamining et plus globalement de la Business Intelligence dans le monde des webanalytics nous laisse entrevoir le développement de nouveaux outils qui permettent de mieux analyser les rapports entre le comportement mesuré sur le site et les actions qui pourraient être menées pour améliorer le CA.

Comment favoriser les comportements multicanal ? – Secteur de l’ameublement et de la décoration

Posté dans Ergonomie web, Offline, mobile & multicanal par Caroline Campioni

Nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises sur ce blog les nouveaux enjeux autour de la notion de multicanal. Nous allons aujourd’hui nous intéresser aux enseignes du secteur de l’aménagement et de la décoration et décrypter leurs bonnes pratiques pour favoriser les comportements multicanal.

Ce secteur regroupe essentiellement des enseignes initialement brick & mortar et qui face à l’explosion du canal Internet, développent des briques e-commerce depuis quelques années (click & mortar). Il est important également de souligner qu’elles proposent principalement des produits qui engendrent un achat impulsif (stickers par exemple) ou au contraire un achat très impliquant, avec dans ce cas, des temps de réflexion et de prise de décision longs. En effet, certains produits comme une cuisine par exemple représentent un budget important et implique de réaménager l’ensemble d’une pièce. L’achat se fait souvent en couple ou en famille, ce qui complexifie encore d’un niveau le processus d’achat. Les besoins en informations et en conseils sont très élevés.

Dans ce contexte, Internet ne semble donc à priori pas le meilleur canal pour vendre des meubles. Cependant, certaines enseignes ont su tirer parti de ce canal et accompagnent leurs clients tout au long de leur cycle d’achat.

L’OPTIMISATION MULTICANAL DES FICHES PRODUITS

L’enseigne suédoise d’ameublement et de décoration Ikéa semble l’une des plus matures sur la gestion de sa stratégie multicanal. Les produits sont classés par univers et mis en scène dans un catalogue interactif, à travers différentes ambiances. On retrouve sur les fiches produits un ensemble d’éléments favorisant un comportement mulicanal :

ikea_fiche_produit

  • Bouton d’ajout au panier pour les articles disponibles à la vente en ligne (livraison à domicile)
  • Informations sur le conditionnement (nombre, poids et dimensions des colis) afin d’anticiper le retrait de la marchandise en magasin avec sa voiture personnelle ou prévoir la location d’un utilitaire
  • Vérification de la disponibilité du produit en magasin
  • Fonction de création de listes d’achats avec option d’impression et d’envoie par e-mail pour consulter cette liste (format pdf) en magasin, à partir d’un smartphone par exemple. La disponibilité et l’emplacement de la marchandise en magasin sont précisés
  • Accès rapide à la fiche détaillée du magasin de son choix : informations pratiques sur le magasin (horaires, accès, outils de calcul d’itinéraire, téléchargement d’un fichier pour ajouter les magasins Ikéa sur la majorité des GPS du marché) et actualités spécifiques du magasin (offres, nouveautés, carte du restaurant Ikéa Food, possibilité de s’inscrite à la prochaine soirée suédoise…ou comment préparer sa prochaine visite chez Ikéa, comme si on partait en vacances en famille !)
  • Lien vers une assistance en ligne (assistance virtuelle, FAQ, appel téléphonique vers le centre de relation client)

ikea_dispo

L’internaute peut consulter une prévision des stocks en magasin sur 4 jours, il n’a plus qu’à imprimer sa liste d’achat et se rendre en magasin. Le système va même jusqu’à indiquer pour certains articles où trouver celui-ci dans le magasin (les fameuses allées Ikéa…).

ACCELERER LE PROCESSUS DE DECISION AVEC DES KILLERS APPLICATIONS

Ikea Home Planner. Il s’agit d’un petit logiciel à télécharger depuis son ordinateur personnel. Dans un premier temps, il faut définir comme un architecte la pièce que vous souhaitez équiper (forme, superficie, hauteur des murs, etc.) puis vous accédez directement au catalogue Ikéa et faites glissez les éléments qui vous intéressent sur votre plan.
En quelques clics, vous aménagez entièrement votre pièce, vous n’avez plus aucun doute sur les dimensions et votre espace est optimisé. La liste d’achat se complète automatiquement à partir des éléments sélectionnés avec les prix de chaque article et calcule le total de votre « devis ». Encore une fois, il n’y a plus qu’à vérifier la disponibilité des articles, imprimer sa liste d’achat et se rendre au Ikéa le plus proche pour concrétiser ses achats. Si le client a le moindre doute ou souhaite continuer plus tard, il peut également décider d’enregistrer sa maquette sur le serveur Ikéa et poursuivre son aménagement par la suite avec sa compagne ou en magasin avec l’aide d’un conseiller à partir de bornes interactives mises à disposition des clients.
En Espagne et au Royaume-Unis, Ikéa propose une application iPhone utilisant la réalité augmentée pour consulter le catalogue interactif mais aussi mettre en situation un meuble ou un objet de décoration dans son intérieur. A travers un outil ludique, Ikéa offre un véritable service pratique et utile pour ses clients.

ikea_iphone

Ces deux exemples permettent de constater qu’Ikéa possède de véritables armes pour accompagner et réduire le temps de réflexion d’un client avec des outils qui vont permettre de ne plus douter de la pertinence de son achat. On peut appeler ces outils des « killers applications », c’est elles qui vont faire la différence, transformer la réflexion en prise de décision, déclencher l’achat.

Malheureusement, les clients ne sont pas tous très dégourdis avec les nouvelles technologies et on peut supposer que certains de ses outils nécessitent beaucoup de pédagogie voire de la formation des consommateurs. C’est un investissement à ne pas négliger notamment en termes d’accompagnement sur les points de vente, un endroit où le vendeur peut aider le consommateur à utiliser les outils qu’il utilisera plus tard de manière autonome. C’est un pari sur la fidélité du client également, car le client est près à « apprendre»  uniquement si cela peut lui resservir dans le futur. C’est là, par exemple, une différence fondamentale entre le B2B et le B2C : dans le monde du B2B, les acheteurs et les fournisseurs ont mis en place des logiciels pour s’interfacer et sur lesquels ils sont formés car leur relation est pérenne et qu’il cherche à gagner en productivité. Fin de digression

LA COMPLEMENTARITE DES CANAUX ONLINE ET OFFLINE

La stratégie multicanal d’Ikéa est claire : positionner leur site internet et applications interactives en support de leurs points de ventes physiques. Ce dispositif web et applicatif accompagne le client sur les phases amont de son processus d’achat. Il sert à établir et maintenir le contact tout au long du cycle d’achat et favorise le déclenchement d’un achat, qu’importe finalement le canal.
Le secteur de l’ameublement est l’illustration même de la tendance ROPO : Research Online Purshase Offline. Comme précisé au début de cet article, l’achat d’un meuble est très impliquant et Internet ne semble par le meilleur canal pour concrétiser une vente. Cependant, des études montrent que même si le CA généré online représente une faible part du CA global, la majorité des clients a utilisé Internet pour préparer son achat et le CA généré indirectement devient non négligeable. L’observation du nombre de fiches produits imprimées présentées en magasin est un élément qui confirme cette tendance : la complémentarité des canaux online et offline qui doit amener à la définition d’une véritable stratégie multicanal.

VERS UNE TENDANCE BUY ONLINE, PICK-UP IN-STORE ?

Conforama et But propose l’option d’achat en ligne et retrait en magasin. C’est une tendance qui se répand de plus en plus sur les sites e-Commerce. Ces sont les internautes qui sollicitent cette pratique car elle répond à des critères tout à fait justifiés pour le client : pas de frais de livraison, disponibilité quasi-immédiate dans certains cas et maîtrise au final du moment de remise du paquet. Elle représente également un point fort essentiel pour le client : le retour de la marchandise en cas de problème au niveau d’un point de vente physique. Là, où dans le cas d’une vente en ligne, cette problématique, dans le doute, peut être un frein à l’achat.

L’intérêt pour le client est évident, il l’est aussi pour le marchand : faire venir un prospect déjà transformé en client sur un point de vente. Le client qui vient chercher un article commandé en ligne a sans doute vu d’autres articles, il est peut être en réflexion pour l’achat d’un autre produit. C’est une manière de lui présenter différemment le produit et de concrétiser l’achat ou de déclencher un achat impulsif, en complément ou non du produit acheté en ligne.

SYNTHESE

Car un schéma vaut mieux que de longs discours, voici en image le dispositif multicanal d’Ikéa.

Dispositif multicanal d'Ikéa

Malheureusement, Ikéa, contrairement à Conforma et But ne propose pas un service de pick up, l’achat online ne peut donner lieu à une réservation et un retrait en magasin. Etrange, surtout que le retour produit lui se fait forcément en magasin : comment je fais si j’habite à 100 km d’un Ikéa ?

Rayonnement numérique des marques : le secteur du tourisme

Posté dans Ergonomie web, Evénements & livres blancs, Media & e-Pub par Raphaël Fétique

Dans le cadre du rapprochement avec NPA Conseil, Converteo va s’investir davantage dans la commercialisation d’études sectorielles mettant à profit l’expertise média unique de NPA Conseil sur le marché français et la vision performance e-business de Converteo.

Le rayonnement numérique des marques – Quel positionnement pour les marques du Tourisme dans l’univers digital ?

Les bouleversements induits par le numérique sont nombreux et transforment les usages et les habitudes de consommation des Français. Le poids de l’économie numérique est devenu incontournable dans l’univers du tourisme. Selon Médiamétrie, 19.5 millions de Français préparent leurs achats de voyages sur internet.

NPA Conseil et Converteo ont réuni leurs compétences pour étudier le déploiement des stratégies sur le web des MARQUES TRADITIONNELLES et des PURE PLAYERS. Sur le marché de l’e-tourisme, ce sont les marques nées du net qui ont su davantage s’imposer. Dans un univers où les ACTEURS TRADITIONNELS sont en concurrence avec les PURE PLAYERS, NPA Conseil et Converteo ont créé un dispositif d’analyse du positionnement des marques sur le Net. Il prend en compte les moyens mis en place (organisationnels, investissements publicitaires, ergonomie des sites) et les résultats obtenus (référencement, audience, chiffre d’affaires…).

Les marques prises en compte sont :

  • pour les acteurs « historiques » : Pierre & Vacances, Club Med, Selectour, Nouvelles Frontières, Look Voyages et Jet Tours et Voyages Auchan ;
  • pour les « pure-players » : Promovacances, Expedia, Opodo, Ebookers, Lastminute et Voyages SNCF.

Plusieurs dimensions segmentantes sont identifiées sur le secteur du e-tourisme notamment la nature des acteurs (PURE PLAYERS vs TRADITIONNELS) et les objectifs
de communication (notoriété vs efficacité/performance).

Pour commander l’étude complète, n’hésitez pas à me contacter
Raphaël FETIQUE – rfetique@converteo.com / 06 37 71 24 25
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La nature des acteurs

Les PURE PLAYERS ont su capitaliser sur leur expérience acquise depuis 10 ans et devancent les ACTEURS TRADITIONNELS qui se sont impliqués plus tardivement sur ce media. Ils enregistrent une audience plus forte et proposent des sites offrant une meilleure expérience client. Ces acteurs bénéficient d’un atout majeur, étant filiales de groupes internationaux. Ils peuvent ainsi réaliser des économies d’échelle importantes en globalisant les coûts de développement ou de communication / marketing.

Audiences des sites e-tourisme en 2009

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Les objectifs de communication

Deux stratégies opposées semblent se détacher. D’un côté, les PURE PLAYERS et les DISTRIBUTEURS, puissants en termes de transaction online, construisent la notoriété de leurs marques en diversifiant leurs investissements sur les différents médias.
De l’autre, les ACTEURS TRADITIONNELS et les TOUR OPERATORS, dont les marques sont d’ores et déjà connues du grand public, se concentrent sur des logiques transactionnelles, qui ont pour vocation d’optimiser la rentabilité de leur dispositif de présence en ligne.

Investissements publicitaires des sites e-tourisme en 2009

Les marques qui se distinguent au sein du panel étudié

Les PURE PLAYERS obtiennent de meilleurs résultats que les ACTEURS TRADITIONNELS et ont par conséquent un meilleur positionnement sur le Net. Même si les marques historiques se sont impliquées plus tardivement sur Internet, elles conservent des avantages sur leurs concurrents issus de la toile. Elles exploitent de mieux en mieux les opportunités offertes par Internet à l’instar de Nouvelles Frontières. Club Med, positionnée sur un marché haut de gamme, veille à la qualité de l’expérience client. En termes de PURE PLAYER Expedia est une marque de référence sur le marché.

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Raphaël FETIQUE – rfetique@converteo.com / 06 37 71 24 25
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« Smashing Book»  par Smashing Magazine : un bon complément à Web Conversion !

Posté dans Ergonomie web par Thomas Faivre-Duboz

Smashing Book par Smashing MagazineSmashing Magazine, blog réputé pour les designers et intégrateurs web a produit au fil des mois des benchmarks et des analyses très intéressantes sur les manières optimales de concevoir des interfaces web. Les auteurs ont décidé il y a peu de sortir une version papier récapitulant leurs trouvailles, le Smashing Book.

Web Conversion, notre livre, a été une prolongation logique de ce blog. Le Smashing Book est donc la prolongation de tout le travail présenté sur le blog Smashing Magazine.
Les sujets traités semble approfondir beaucoup plus fortement des thèmes plus techniques/opérationnels que nous n’avons pu « creuser»  dans les 220 pages qui nous étaient alloués par notre éditeur, par exemple :

  • Intégration de templates de pages élaborés avec CSS
  • Principes d’utilisabilité
  • Typographie web
  • Utilisation des couleurs pour l’ergonomie web
  • Optimisation de la performance technique de site (temps de chargement)

Visiblement, le livre a été écrit par une dizaine de co-auteurs, ce qui me laisse un peu perplexe sur la cohérence globale de l’ouvrage : cela a été suffisamment difficile de gommer nos différents styles avec Raphaël pour écrire Web Conversion ;-)

300 pages, en anglais, et 23,90$ au lieu de 29,90$ si vous commandez avant fin septembre, date de sortie de l’ouvrage.

Rappel : Web Conversion est toujours disponible sur Amazon, la Fnac et Dunod.com pour la modique somme de 18,90€.

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