Quand la mesure et l’efficacité dominent, que reste-t-il à l’intuition et la créativité ?

Le culte de la donnée chez Google

Je lisais dernièrement qu’un responsable du design chez Google a quitté ses fonctions pour rejoindre Twitter car il en avait assez de devoir justifier toutes ses propositions en les faisant reposer sur des données quali ou quanti. Sa créativité bridée par les chiffres, il a préféré rejoindre une entreprise où on écoutait et observait moins le client… au profit de l’écoute des créatifs.

Cette anecdote m’a donné envie de réagir car elle est le reflet d’une réalité complexe. D’une part, Internet est un canal mesurable où la quantité de données récupérables est gigantesque. Jamais dans l’histoire du marketing, nous n’avons été aussi près de l’idéal du tout mesurable.

Malheureusement, trop de données tue la donnée, d’autant plus lorsque la donnée collectée ne se suffit pas à elle-même. En effet, la seule donnée quanti ne suffit pas à donner du sens et même sur le web on en revient à devoir mener des études quali. Au final, je rencontre donc beaucoup de responsables Internet qui ont fait une croix sur l’utilisation des données collectées.

Chez Google, il semblerait que le parti pris du « on ne pilote que ce qu’on mesure»  domine. Résultat des changes, les processus de conception sont user centrics et reposent sur du quali et du quanti. Contrepartie, ce sont les données qui pilotent les évolutions. C’est une situation qui est d’une certaine façon la preuve d’un fort degré de maturité, mais également une position extrémiste qui a des failles.

Prise de risque et feedback client

Vouloir à tout prix tout faire reposer sur la donnée amène naturellement à se questionner sur les situations où on ne dispose pas de données. On peut aisément imaginer qu’en l’absence de données, dans une société où la culture de la donnée domine, peut amener à des errements et à des non décisions…

Malheureusement, si un certain nombre de sujets sont à trancher par les chiffres d’autres méritent des éclairages différents. Tout d’abord, il faut se rappeler que la donnée collectée ne permet pas de prendre une décision, mais de se rassurer en réduisant le risque opérationnel lié à une prise de décision. Dit autrement, les chiffres sont là pour donner une direction mais à la fin c’est l’humain qui tranche. D’autre part, certains sujets sont liés aux perceptions/impressions et il est devient difficile d’y associer la mesure.

Autre aspect d’une culture trop rigide de la mesure et de l’efficacité, la tentation de continuer à faire comme avant lorsque tout semble fonctionner. D’ailleurs je levais ce point déjà dans mon article sur le syndrome du bébé canard. Instiller une dose d’incertitude et de nouveautés est le principe même de l’innovation et il faut donc savoir faire le distinguo entre le prédictif et l’analyse.

L’innovation et la mesure

Pour pouvoir innover, il est possible de détecter des signaux faibles indiquant des axes d’innovation, mais c’est rare. De la même manière, tout processus de benchmark amènera mécaniquement à réduire le degré d’innovation.

L’innovation doit donc relever d’autres processus, moins basés sur la mesure et plus basés sur l’intuition et la créativité. Cela n’empêche pas naturellement ensuite de mettre en place des focus groups et des validations par A/B testing (nouveau vs. ancien). Mais au-delà, il faudra surtout mettre en place un cadre de mesure propre. Il sera le garant que l’expérience menée sera pleinement bénéfique, puisqu’elle fournira une grande richesse d’informations permettant notamment de liés les causes et les conséquences pour ensuite rentrer dans une logique d’amélioration continue.

Lorsqu’on parle d’innovation, je pense qu’il convient de se rappeler de l’anecdote de Sony concernant la création du baladeur. La légende raconte que le patron de la firme avait demandé à ses meilleurs ingénieurs de trouver une solution pour qu’il puisse écouter Mozart pendant qu’il jouait au golf. A cette époque, les produits d’écoute de K7 contenaient toujours la fonctionnalité d’enregistrement. Si on avait demandé aux clients, ils auraient insisté pour bénéficier de cette fonctionnalité (principe du syndrome du bébé canard). Le patron de Sony a insisté auprès de ses ingénieurs pour se limiter à la seule écoute. Résultat, la mécanique embarquée était plus faible et le produit final bénéficiait d’un encombrement réduit.

Cette anecdote illustre le fait qu’il faut savoir aller au-delà des besoins formulés par ses clients si l’on souhaite véritablement innover.

La mesure de l’efficacité vue par Converteo

De manière générale, beaucoup de responsables Internet mènent des tests, cherchent à innover, investissent sur de nouveaux médias… mais ils se trompent souvent sur les objectifs et ne se donnent pas les moyens de tirer le maximum des expérimentations menées.

Avant toute chose, pour parler mesure et efficacité de manière sereine, il est important de faire preuve de bon sens. Imaginez vendre des produits où le cycle de décision est de l’ordre de 6 mois (entre l’expression du besoin et l’achat). Lorsque vous investissez sur du Adwords, il est impossible d’envisager de mesurer l’efficacité de votre campagne en fin de semaine. Même si le trafic généré sur le site est satisfaisant, mais vous connaîtrez les impacts business de votre investissement 6 mois plus tard. Votre expérimentation ne change rien à la réalité de vos clients !

Il ne faut donc pas se tromper d’objectifs et mettre en place un cadre de mesure cohérent avec l’expérimentation menée. J’observe que le temps passé à concevoir les plans de test et les plans de taggage est un des investissements les plus rentables. A la manière d’un scientifique qui mène une expérience, dites vous que vos budgets sont limités et qu’il faut donc dès la première itération récupérer le maximum de données en paramétrant et installant les outils de mesure proprement.

Par ailleurs, il faut également savoir accepter le fait que les interfaces web sont d’une grande complexité (aussi complexes certainement que des cockpits d’avion mais condensés dans un écran) et que tous les éléments liés aux impressions des Internautes sont de nature surdéterministe… sans compter la diversité des profils des Internautes et leur maîtrise des interfaces.

Finalement, il s’agit de trouver l’équilibre entre trop de mesures et pas de mesure. Sachez mettre en place les indicateurs que vous comprenez et maîtrisez afin de ne pas avancer dans le brouillard.

Est-ce que vous utilisez la webanalyse pour piloter vos actions marketing et votre site ?

Voici une des questions intéressantes posées par une étude menée récemment pour le compte de Webtrends, éditeur de solutions de webanalyse. Avant d’aller plus loin, j’aimerais vous faire part d’une réalité que les clients des solutions de webanalyse ne perçoivent pas forcément. Webtrends et les autres éditeurs de solution de webanalyse ont conscience qu’une minorité de leurs clients utilisent leurs outils et ce depuis des années. Pour ceux qui proposent une solution hébergée, ils sont capables de connaître en quasi temps réel le niveau d’usage que vous faites de leurs outils. Vous l’aurez compris, les éditeurs de solution de webanalyse se sont faits une raison… tant que le client paie, oublions qu’il n’utilise pas notre produit !

Maintenant que je vous ai dit ça, pourquoi un acteur comme Webtrends a-t-il pu commander cette étude au-delà de pures raisons liées à la communication ? D’une part car le quanti ne suffit pas à comprendre l’usage fait en entreprise, et d’autre part nous savons tous qu’il y a un effet bon élève : lorsqu’on vous demande si vous utilisez votre solution de webanalyse, vous aurez tendance à dire « oui»  pour faire bien, même s’il n’en est rien. Il existe un biais favorable dans cette étude qui renforce l’idée qu’il faut posséder un outil de webanalyse, un petit peu comme les particuliers qui investissent dans des appareils de musculation et qui ne s’en servent jamais.

Concentrons nous à présent sur les enseignements de l’étude 2009 « Analysis & Action» , menée pour le compte de Webtrends par Loudhouse Research auprès de 300 directeurs marketing internet d’entreprises de plus de 250 salariés (dont 39 % de e-commerçants) au Royaume-Uni, en Allemagne, en Australie, en France, en Italie et en Suède :

  • 42% des sociétés interrogées déclarent modifier très souvent ou souvent leurs contenus e-marketing suite à l’analyse du comportement des internautes et 30% utilisent l’analyse du trafic pour apporter des modifications structurelles à leur site
  • En France, ils sont 44% à accorder une grande importance à l’analyse des données générées par leur site et 54% à penser que cette analyse permet de faire évoluer les pratiques commerciales
  • En France toujours, seuls 36% des reponsables interrogés déclarent utilisent régulièrement leur outil de webanalyse, et parmi ceux là, ils sont 56% à en être satisfaits
  • Last but not least, 58% des entreprises interviewées se disent satisfaites du ROI de leurs dépenses marketing internet (56% pour la France), ce taux de satisfaction monte à 77% pour les entreprises utilisatrices de telles solutions

Je suis partagé à la lecture des chiffres évoquées dans l’étude. Je pense qu’il y a déjà un préalable qui serait de définir le périmètre des outils autres que les outils de webanalyse qui sont évoqués de manière non explicite dans l’étude. Par ailleurs, je trouve un peu léger de parler de souvent ou toujours alors que nous sommes sur des pratiques professionnelles et qu’il serait aisé de chiffrer les fréquences (quotidiennement, hebdomadairement, mensuellement…).

Concernant les chiffres eux-mêmes, j’ai voulu les comparer aux échanges que j’avais pu avoir depuis 2 ans avec la centaine de prospects et clients que j’ai pu cotoyer. Au-delà des anecdotes vraies d’entreprises qui paient plusieurs milliers d’euros par mois de licence pour un outil laissé entre les mains d’un stagiaire qui fait quelques analyses à la marge, ou d’autres acteurs qui paient une personne pour faire le suivi de leur plan de taggage mais qui se connecte à leur outil moins d’une fois par mois, j’ai cherché à me faire une idée chiffrée de l’usage réel de la webanalyse en entreprise.

Naturellement, il ne s’agit pas d’un sondage mais d’échanges informels dans un cadre commercial. La composition de l’échantillon n’est pas forcément représentative et si je n’ai pas le biais « bon élève» , il y en a forcément d’autres.

Dans l’étude Webtrends, 30% des répondants déclarent avoir utilisé leur outil de webanalyse pour modifier leur site. Pour ma part, j’aurai plutôt tendance à estimer ce chiffre à hauteur de 20% sur base de mes « entretiens» .

Parmi les motifs récurrents avancés pour expliquer la non utilisation de la webanalyse pour améliorer un site Internet, j’ai pu noter :

  • « Mon site est mal taggé»  => Dit autrement : je n’ai pas investi suffisamment de temps et de moyens pour collecter correctement les données pertinentes de mon site
  • « La webanalyse ça ne sert à rien, c’est de l’art divinatoire»  => Dit autrement : je n’ai pas de profils analytiques en interne
  • « Il y a trop de données, je ne sais pas par où commencer»  => Dit autrement : je n’ai pas de méthodologie, je ne sais pas faire la différence entre du reporting et de l’analyse
  • « Je n’ai pas le temps»  => Dit autrement : je n’ai pas compris qu’en utilisant la webanalyse, je sauverai ma tête et je ferai gagner à mon entreprise davantage que mes confrères qui ne se servent pas de la webanalyse

Dans l’étude Webtrends, 42% des répondants déclarent optimiser leurs campagnes avec leur outil de webanalyse. Pour ma part, j’aurai plutôt tendance à estimer ce chiffre à hauteur de 60% sur base de mes « entretiens» .

Principaux motifs avancés par ceux qui ne le font pas :

  • « Mon agence s’en occupe»  => Dit autrement : j’espère que mon agence s’en occupe…
  • « Mon site est mal taggé» , « Il y a trop de données, je ne sais pas par où commencer» … Vous l’aurez compris, les motifs avancés précédemment s’appliquent également ici

Rapide calcul pour vous dire que sur base de mes entretiens, on trouve un ratio « 3″ entre le nombre d’e-marketeurs qui utilisent leur outil de webanalyse pour suivre leurs campagnes (et donc leur audience) et ceux qui l’utilisent pour améliorer leur site. En France, la webanalyse est avant tout utilisée dans une perspective de génération de trafic et d’ailleurs cela m’avait surpris de voir le nombre d’agences et d’acteurs qui parlaient de webanalyse tout en limitant leur discours au tracking des mailings, campagnes d’acquisitions ou au SEO (étude de la longue traîne des mots clefs). Nous sommes moins nombreux à parler de la webanalyse comme outil de tracking du comportement visiteur sur site et comme outil d’amélioration de la performance business intrinsèque du site, mais les temps changent et les choses vont dans le bon sens.

Dans l’étude, le ratio est différent, mais on observe que l’amélioration du site passe après l’optimisation des dispositifs de génération de trafic. Concernant les différences entre mes chiffres et ceux de l’étude, je pense qu’elles sont principalement dues à la composition des échantillons en termes de profils des répondants et taille/typologie des sociétés interrogées. Par exemple, au moins la moitié des sociétés que j’ai rencontrées ne travaillent pas ou peu avec une agence e-marketing. Ceci implique qu’ils opèrent en interne le tracking de leurs investissements.

Même si les chiffres sont différents, il n’empêche qu’ils restent faibles. Personnellement, je déplore depuis longtemps le manque de pragmatisme et d’analyse d’une grande partie des acteurs présents sur le Net. Problème de formation ou d’adaptation, incompréhension des enjeux… Souvent on me prétexte par mauvaise foi ou par ignorance que la webanalyse n’est pas un sujet prioritaire pour gagner des parts de marché ou développer son activité. Certainement… mais il faut dans ce cas être richement pourvu et espérer ne pas avoir en face de soi des concurrents qui eux sauront tirer parti de la webanalyse. Une récente étude Forrester nous révèle que les e-marketeurs qui intègrent les données de webanalyse avec leurs applications d’email marketing peuvent générer jusqu’à 4 fois plus de recettes et 18 fois plus de bénéfices nets, que les e-marketeurs qui envoient des mailings en masse.

A vous de choisir, mais sur le long terme, il ne sera plus question d’utiliser la webanalyse ou non, mais de s’en servir de manière optimale, alors préparez vous à franchir le cap ou à vous recycler ;-)

Analyse du Top10 de l’e-Commerce américain par taux de conversion – Impact de la saisonnalité et croissance de l’e-Commerce

Chose promise, chose due : j’ai finalisé quelques slides sur l’analyse du Top10 des e-marchands américains par taux de conversion. Toutes vos remarques sont les bienvenues pour mettre à jour le document. Bonne lecture !

Top 10 mensuel des e-marchands américains sur base du taux de conversion en 2007 et 2008

Après avoir suivi pendant plus d’un an le Top 10 des e-marchands américains sur base du taux de conversion, j’ai compilé pour vous cette précieuse information publiée sur www.MarketingCharts.com. Je vous livrerai prochainement mes analyses concernant la saisonnalité du taux de conversion et la performance globale de l’e-commerce américain.

Ce classement a été établi sur base d’un panel Nielsen Online (Megaview Online Retail). Seuls les sites américains consultés par par plus de 500 000 visiteurs uniques / mois sont inclus dans l’étude. Les visites du panel sont comptabilisées à partir du lieu de travail et du domicile.

Pour mémoire, Taux de conversion = Nombre de clients uniques / Nombre de visiteurs uniques

En d’autres termes, si Proflowers a un taux de conversion de 41,5% en août 2008 d’après l’étude Nielsen Online, cela signifie que 41,5% des membres du panel qui ont visité Proflowers au mois d’août ont réalisé au moins un achat sur ce site au mois d’août. Pour la pertinence de la mesure panel, je vous renvoie à nos précédents articles sur le sujet.

2007 – Top 10 mensuel des e-marchands américains sur base du taux de conversion

Juin 2007

1. FTD.com fleur 22,0%
2. Office Depot matériel de bureau 19,8%
3. Roamans mode, prêt-à-porter… 18,1%
4. QVC généraliste 17,9%
5. J.Crew mode, prêt-à-porter… 15,8%
6. HSN.com généraliste 15,0%
7. Ebags.com bagages 14,9%
8. 1800flowers.com fleur 14,4%
9. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 14,3%
10. Christianbook.com livres, DVD 13,7%
Moyenne du top 10 non pondérée 16,6%

Juillet 2007

1. ProFlowers fleur 31,7%
2. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 17,6%
3. Office Depot matériel de bureau 14,6%
4. Coldwater Creek mode, prêt-à-porter… 14,3%
5. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 13,3%
6. Eastbay chaussure 13,2%
7. Blair.com mode, prêt-à-porter… 13,1%
8. Lilian Vernon idées cadeaux 13,1%
9. Amazon biens culturels, high tech, … 12,5%
10. QVC généraliste 12,3%
Moyenne du top 10 non pondérée 15,6%

Août 2007

1. 1800flowers.com fleur 27,3%
2. Abebooks place de marché livre 19,8%
3. ProFlowers fleur 19,2%
4. Roamans mode, prêt-à-porter… 17,8%
5. Christianbook.com livres, DVD 17,3%
6. Blair.com mode, prêt-à-porter… 16,7%
7. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 16,1%
8. Alibris place de marché livre 15,3%
9. FTD.com fleur 14,9%
10. eBay C2C 14,3%
Moyenne du top 10 non pondérée 21,1%

Septembre 2007

1. 1800flowers.com fleur 29,4%
2. Office Depot fleur 25,9%
3. ProFlowers mode, prêt-à-porter… 21,4%
4. QVC généraliste 19,7%
5. Blair.com mode, prêt-à-porter… 17,0%
6. J.Crew mode, prêt-à-porter… 16,7%
7. Amazon mode, prêt-à-porter… 16,6%
8. Vistaprint matériel de bureau 16,2%
9. Ebags.com appareil photo, caméra 16,2%
10. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 15,7%
Moyenne du top 10 non pondérée 19,5%

Octobre 2007

1. ProFlowers fleur 27,0%
2. 1800flowers.com fleur 21,3%
3. Roamans mode, prêt-à-porter… 18,9%
4. Blair.com mode, prêt-à-porter… 18,7%
5. Bath & Body Works soin du corps / beauté 17,1%
6. Office Depot matériel de bureau 17,0%
7. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 14,8%
8. eToys.com jouet 14,1%
9. QVC généraliste 13,5%
10. Real Musique et vidéo à la demande 13,3%
Moyenne du top 10 non pondérée 17,6%

Novembre 2007

1. Coldwater Creek mode, prêt-à-porter… 23,7%
2. HearthSong jouet 21,9%
3. Tickets.com tickets spectacle, concert… 20,1%
4. Lilian Vernon idées cadeaux 20,0%
5. Roamans mode, prêt-à-porter… 18,9%
6. Oriental Trading Company farces et attrapes 16,9%
7. Urban Outfitters mode, prêt-à-porter… 15,9%
8. Lands End mode, prêt-à-porter… 15,4%
9. The Sportsman’s Guide nature, chasse et pêche 15,3%
10. QVC généraliste 14,9%
Moyenne du top 10 non pondérée 21,1%

Décembre 2007

1. The Popcorn Factory nourriture 29,5%
2. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 23,6%
3. Abebooks place de marché livre 20,6%
4. Amazon biens cultures, high tech 17,6%
5. Holister Co. mode, prêt-à-porter… 17,6%
6. Lands End mode, prêt-à-porter… 17,2%
7. QVC généraliste 17,1%
8. Coldwater Creek mode, prêt-à-porter… 16,8%
9. Cabela’s nature, chasse, pêche 16,8%
10. Gymboree mode, prêt-à-porter… 16,0%
Moyenne du top 10 non pondérée 19,3%

2008 – Top 10 mensuel des e-marchands américains sur base du taux de conversion

Janvier 2008

1. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 23,6%
2. J.Jill mode, prêt-à-porter… 19,8%
3. Office Depot matériel de bureau 17,8%
4. ProFlowers fleur 17,8%
5. Drugstore.com santé / beauté 17,3%
6. Coldwater Creek mode, prêt-à-porter… 15,6%
7. Chadwick’s mode, prêt-à-porter… 15,0%
8. CDW matériel et services IT 15,0%
9. eBay C2C 14,9%
10. Bose matériel son 14,9%
Moyenne du top 10 non pondérée 17,2%

Février 2008

1. Snapfish tirage photo online 17,4%
2. Vistaprint service d’impression online 16,8%
3. ProFlowers fleur 15,2%
4. Lands End mode, prêt-à-porter… 15,2%
5. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 14,7%
6. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 14,7%
7. HSN.com généraliste 14,6%
8. 1800flowers.com fleur 14,2%
9. eBay C2C 14,0%
10. Blair.com mode, prêt-à-porter… 13,8%
Moyenne du top 10 non pondérée 15,1%

Mars 2008

1. Office Depot matériel de bureau 20,9%
2. QVC généraliste 19,0%
3. Vistaprint service d’impression online 18,3%
4. Roamans mode, prêt-à-porter… 18,1%
5. Lands End mode, prêt-à-porter… 16,2%
6. eBay C2C 15,7%
7. 1800flowers.com fleur 15,5%
8. Ebags.com bagages 15,3%
9. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 14,6%
10. Pottery Barn Kids mode, prêt-à-porter… 14,2%
Moyenne du top 10 non pondérée 16,8%

Avril 2008

1. ProFlowers fleur 27,5%
2. Office Depot matériel de bureau 25,8%
3. Lands End mode, prêt-à-porter… 24,8%
4. QVC généraliste 19,4%
5. CDW matériel et services IT 19,1%
6. HSN.com généraliste 16,8%
7. Vistaprint service d’impression online 16,8%
8. Oriental Trading Company farces et attrapes 16,5%
9. Williams-Sonoma univers de la cuisine 15,6%
10. eBay C2C 14,8%
Moyenne du top 10 non pondérée 19,7%

Mai 2008

1. ProFlowers fleur 35,7%
2. Office Depot matériel de bureau 31,4%
3. Blair.com mode, prêt-à-porter… 23,8%
4. FTD.com fleur 21,3%
5. QVC généraliste 18,7%
6. CDW matériel et services IT 17,9%
7. Lands End mode, prêt-à-porter… 17,5%
8. 1800flowers.com fleur 16,8%
9. Drugstore.com santé / beauté 16,2%
10. HSN.com généraliste 15,8%
Moyenne du top 10 non pondérée 21,5%

Juin 2008

1. ProFlowers fleur 28,4%
2. Office Depot matériel de bureau 25,6%
3. FTD.com fleur 24,3%
4. 1800flowers.com fleur 20,3%
5. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 18,7%
6. QVC généraliste 17,5%
7. Eddie Bauer mode, prêt-à-porter… 16,8%
8. Roamans mode, prêt-à-porter… 16,1%
9. Vistaprint service d’impression online 15,2%
10. eBay C2C 14,9%
Moyenne du top 10 non pondérée 19,8%

Juillet 2008

1. Office Depot matériel de bureau 26,9%
2. 1800flowers.com fleur 20,9%
3. FTD.com fleur 20,3%
4. J.Jill mode, prêt-à-porter… 19,4%
5. ProFlowers fleur 19,3%
6. QVC généraliste 18,2%
7. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 15,9%
8. Children’s Place mode, prêt-à-porter… 15,2%
9. Blair.com mode, prêt-à-porter… 14,9%
10. Zales bijoux, montres 14,6%
Moyenne du top 10 non pondérée 18,6%

Août 2008

1. ProFlowers fleur 41,5%
2. 1800flowers.com fleur 20,8%
3. Blair.com mode, prêt-à-porter… 20,1%
4. QVC généraliste 20,1%
5. Lane Bryant Catalog mode, prêt-à-porter… 19,7%
6. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 19,7%
7. Roamans mode, prêt-à-porter… 18,8%
8. The Sportsman’s Guide nature, chasse et pêche 17,7%
9. Office Depot matériel de bureau 17,3%
10. eBay C2C 15,2%
Moyenne du top 10 non pondérée 21,1%

Septembre 2008

1. 1800flowers.com fleur 25,2%
2. Office Depot matériel de bureau 24,8%
3. ProFlowers fleur 21,3%
4. QVC généraliste 20,3%
5. Blair.com mode, prêt-à-porter… 16,6%
6. J.Crew mode, prêt-à-porter… 16,3%
7. Amazon biens culturels, high tech, … 15,8%
8. Vistaprint service d’impression online 15,6%
9. Ebags.com baggage 14,7%
10. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 14,2%
Moyenne du top 10 non pondérée 18,5%

Octobre 2008

1. Office Depot matériel de bureau 28,2%
2. ProFlowers fleur 26,7%
3. Roamans mode, prêt-à-porter… 21,4%
4. Blair.com mode, prêt-à-porter… 21,1%
5. Lands End mode, prêt-à-porter… 20,7%
6. Talbots.com mode, prêt-à-porter… 20,6%
7. QVC généraliste 20,0%
8. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 17,1%
9. Staples matériel de bureau 16,1%
10. eBay C2C 14,3%
Moyenne du top 10 non pondérée 20,6%

Novembre 2008

1. ProFlowers fleur 30,6%
2. Metrostyle mode, prêt-à-porter… 23,6%
3. QVC généraliste 21,6%
4. Office Depot matériel de bureau 21,6%
5. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 21,5%
6. Tickets.com tickets spectacle, concert… 20,1%
7. Blair.com mode, prêt-à-porter… 18,9%
8. Lands End mode, prêt-à-porter… 18,4%
9. 1800flowers.com fleur 17,8%
10. The Sportsman’s Guide nature, chasse et pêche 16,8%
Moyenne du top 10 non pondérée 21,1%

Décembre 2008

1. ProFlowers fleur 31,1%
2. L.L. Bean mode, prêt-à-porter… 25,7%
3. Amazon biens culturels, high tech, … 23,7%
4. VitaCost santé / beauté 23,0%
5. Coldwater Creek mode, prêt-à-porter… 22,4%
6. QVC généraliste 21,1%
7. Roamans mode, prêt-à-porter… 20,4%
8. Office Depot matériel de bureau 20,2%
9. Lands End mode, prêt-à-porter… 19,3%
10. Victoria’s Secret mode, prêt-à-porter… 19,2%
Moyenne du top 10 non pondérée 22,6%

Webleads Tracker : qualifier des leads en B2B, même sans formulaire de contact

Générer une audience élevée c’est bien, savoir la convertir, c’est mieux. C’est surtout le cas en B2B, lorsque le panier moyen est très élevé et que chaque information pertinente peut aider les commerciaux terrains à conduire la vente. Mais comment faire lorsque le formulaire de contact ne suffit plus ? Lorsque le flux de contacts est trop faible, ou au contraire trop important et que les contacts doivent être priorisés ? La société Smartline Systems propose de répondre à ce besoin des entreprises en mettant au point une solution nommée Webleads Tracker qui permet aux sites de B2B d’identifier leurs visiteurs, d’en faire de véritables prospects et de générer une information riche, source de revenus bien évidemment, même si les visiteurs ne remplissent pas obligatoirement un formulaire de contact !

En quoi cela consiste-t-il ?

Tout visiteur laisse des traces sur un site : son adresse IP, son domaine, les actions qu’il réalise sur le site. C’est ici que le travail de Webleads Tracker débute : retracer le chemin parcouru par le visiteur, scorer son parcours pour calculer son niveau d’intérêt (score d’appétence marketing), puis tenter de l’identifier en obtenant le nom de la société et les informations s’y rapportant. Le traitement d’un seul lead nécessite selon Hervé Gonay, le fondateur de la société, 5 moteurs à base d’intelligence artificielle et peut demander jusqu’à 15 minutes de calcul pour un taux de résolution pouvant monter jusqu’à 60%. L’information est ensuite traitée et scorée afin de valoriser le lead. Le score dépend du temps de la visite, des pages visitées (les pages ayant chacune un score attribué préalablement par la société en fonction de son importance pour cette dernière) et d’autres facteurs comme les mots clés tapés dans le moteur de recherche. Il est ainsi possible de distinguer les visiteurs à fort potentiel des autres. Par exemple, les visiteurs arrivant sur la page « Contactez nous » ou sur la page « Téléchargez le Livre blanc » d’un site B2B se verront attribuer un score bien supérieur. A contrario, les visiteurs ne visitant qu’une seule page ou ceux consultant la partie « Recrutement » du site pourront avoir un score fortement dégradé, leur intérêt pour les offres commerciales étant certainement très faible.
Une fois ce score calculé, la solution géolocalise le lead, permettant ainsi à la société de s’adresser au bon établissement. En effet, il serait contre-productif de se baser uniquement sur le siège social, alors que le but de cet outil est de réduire les coûts de détection de projets.

On aboutit alors au document Excel suivant :

Webleads Tracker

Ce tableau est adressé régulièrement (tous les mois) aux entreprises clientes. Il liste les prospects à fort potentiel avec leur nom, leur score, le nombre d’actions réalisées sur le site, la durée et la date de leur visite, le code APE, Siren, Siret, Chiffre d’affaire, Effectif, Adresse, Téléphone….

Mais le travail ne s’arrête pas là . Ces données, certes riches mais encore brutes peuvent ensuite être traitées par des centres d’appels en charge de compléter la qualification, voire d’alimenter leur hiérarchisation actuelle avec des données complémentaires et propre à chaque activité (projet, timing, budget …).

Cela nous a l’air très prometteur sur le papier, mais quelle est la qualité du prospect obtenu ? La solution propose pour l’instant de récupérer uniquement les contacts génériques d’établissement disponibles sur les annuaires commerciaux, et non ceux de la « vraie » personne qui a effectivement consulté le site. Comme l’explique Hervé Gonay, associé fondateur, elle permet d’aider à déterminer quels seront les coups de fil les plus efficaces, mais pas de déterminer à coup sûr le bon interlocuteur. Qu’en est-il donc en termes de R.O.I. ? Hervé Gonay nous a déclaré facturer les sociétés au lead identifié (25 €), ce qui le rapproche d’un modèle Adwords (identification d’un visiteur possédant un besoin) qui est donc fortement dépendant du panier moyen d’achat. Pour donner un ordre d’idée, l’offre Starter Pack permet ainsi l’identification de 20 leads qualifiés pour un budget de 490 €.

De même, quid de la notion d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs ? Même si nous sommes dans le B2B et que les techniques d’identification et de tracking ne datent pas d’hier, n’y-a-t-il pas un risque d’intrusion de la part de cet outil au fonctionnement rappelant Big Brother ? Tout réside certainement dans le discours des personnes du service client qui seront chargées de recontacter les prospects, et dans leur capacité à faire croire que ce rappel est le pur fruit du hasard, et non le résultat d’une mécanique sophistiquée !

En tout cas, on attend les premiers retours d’expérience, et d’ici là , vos commentaires ! ;-)

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