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Pourquoi refondre un site Internet et comment utiliser le site existant

Posté dans Amélioration continue & testing, e-Commerce par Raphaël Fétique

Pourquoi refondre un site Internet ?

En 2010, nombreux seront les Directeurs Généraux ou Directeurs Marketing/e-Business à vouloir refondre leurs sites Internet. Certains auront de bonnes raisons :

  • Obsolescence de leur solution e-Commerce
  • De trop nombreux chantiers d’optimisations à traiter d’un coup, d’où une refonte plus « évidente»  et viable économiquement
  • Repositionnement de l’enseigne
  • Changement d’objectifs ou de stratégie ebusiness

Pour tous ceux qui ont mis en place un processus d’amélioration continue, avec des optimisations régulières, la refonte a lieu lorsque la plateforme arrive à ses limites ou parce qu’il y a une vraie révolution dans les objectifs et la stratégie.

D’autres responsables de site s’imagineront avoir de bonnes raisons :

  • Faire table rase du travail d’un prédécesseur
  • S’aligner sur les acteurs de l’univers concurrentiel qui ont tous mené des refontes
  • Suivre les recommandations de l’agence web qui naturellement a préféré recommander une refonte (budget 500K€) plutôt que d’optimiser les pages clefs (budget 10K€)… Juge et parti, cela fait rarement bon ménage, pensez à vous faire accompagner par des gens dont le conseil est le métier et qui sont totalement indépendants de l’impact de leurs recommandations ;-)
  • Se débarasser d’un site qui n’atteint pas ses objectifs

Le site Internet est un laboratoire marketing

Si les trois premiers points semblent être de manière évidente des erreurs, le 4ème l’est peut-être moins et pourtant : avant de se « débarasser»  d’un site, il faut d’abord chercher à comprendre le pourquoi du comment, il ne s’agit pas de jeter l’eau du bain avec bébé, il faut capitaliser ! L’ancien site est une mine d’informations, notamment s’il était bien tracké avec un plan de taggage propre. Il s’agit d’un véritable laboratoire marketing, comme l’est tout site Internet.

On peut y observer le comportement des clients (par quels rayons sont-ils passés ? quels sont les produits qu’ils recherchent dans le moteur de recherche ? à partir des pages catégories ai-je des mises au panier qui se convertissent en achat ?…), étudier les techniques de vente qui fonctionnent, les discours qui font mouche, les approches ergonomiques à retenir… Or trop souvent lors des refontes de site, on oublie qu’on dispose d’une telle mine d’informations. Pire, on veut repartir d’une feuille blanche en veillant à bien se détacher de l’ancien site, parfois juste « pour faire différent» . Absurde en apparence, cette réaction provient souvent de chefs de projet qui ont peur que leur travail soit déprécié par leur direction s’il n’y a pas de rupture. En tant que consultant, je comprends la situation, mais je mets en garde contre cette volonté de casser les codes, remettre tout en question, sans avoir même pris le temps de comprendre l’ancien site et le comportement des visiteurs.

Mener des tests avant d’entériner une décision

Lors de la refonte d’un site, des choix sont à faire et ils amènent parfois de longs débats qui sont tranchés par l’OPGS (opinion du plus gros salaire). Ces choix pourraient être tranchés différemment et notamment en utilisant l’ancien site pour mener des tests avant même de lancer le développement du nouveau site. Modifier une maquette fonctionnelle ne coûte quasiment rien, attendre le lancement du nouveau site pour procéder à des tests et modifier le site est par contre bien plus coûteux.

Systématiquement, lorsque je me retrouve avec un client dans une situation qui fait débat, j’étudie avec lui la possibilité de mener des tests sur le site qui doit être remplacé. L’intérêt est de pouvoir mener, en parallèle du travail de refonte, des tests si c’est techniquement et économiquement possible. Ainsi on peut apporter au nouveau site l’ensemble des optimisations validées par un test grandeur nature avant même qu’il soit mis en ligne.

Synthèse

  • Réfléchir à 2 fois aux raisons qui vous amènent à envisager une refonte
  • Utiliser le site en place pour en apprendre un maximum sur le comportement des clients et pour mener des tests qui permettront au nouveau site d’être d’autant plus efficace à son lancement

Les vidéos de la journée mondiale de l’utilisabilité 2009

Posté dans Evénements & livres blancs par Raphaël Fétique

Le 12 novembre 2009, sur invitation de Frédéric Cavazza que je remercie, j’ai participé à la 5ème édition de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité (World Usability Day) consacrée au commerce en ligne. J’ai expliqué en quoi l’utilisabilité était un axe de travail prioritaire pour améliorer la conversion.

Conversion = Persuasion + Utilisabilité = « Donner envie de faire»  + « Permettre de faire facilement» 

Vous retrouverez sur le site SimpleWeb l’ensemble des présentations des autres intervenants.

Les intervenants de la 5ème journée mondiale de l'utilisabilité à Paris

Synthèse de la table ronde sur le commerce du futur

Posté dans Evénements & livres blancs, e-Commerce par Raphaël Fétique

Les Rencontres Net 2009J’étais le 24 novembre aux Rencontres Net 2009 organisées par Digiport dans les locaux d’Euratechnologies. Il s’agissait pour moi d’animer une table ronde sur le commerce du futur. J’avais à ma disposition un panel d’experts et en prime les questions SMS des internautes qui pouvaient suivre la conférence en live. Superbe organisation, cadre qui donne vraiment envie d’innover et de créer, bonne ambiance nordiste : une journée très sympathique et enrichissante.

Programme de la journée

Le programme annonçait de nombreuses autres conférences très intéressantes. Vous pourrez retrouver les vidéos et les comptes rendus sur le blog des Rencontres Net 2009 :

  • Conférence plénière : les tendances TIC des 5 prochaines années
  • Atelier 1 : Web de demain – Du Web 1.0 au « no web », vers une connexion web sans ordinateur
  • Atelier 2 : E-santé – Les avancées spectaculaires d’un secteur qui se porte bien
  • Atelier 3 : Textiles innovants – Nouvelles technologies pour un marché high-tech
  • Atelier 4 : Ville intelligente – Le citoyen-usager au coeur d’un monde réel et virtuel
  • Atelier 5 : NBIC – L’interaction homme / machine
  • Atelier 6 : E-commerce / m-commerce – Vers des modes de consommation sans contraintes ?
  • Atelier 7 : Social networking – Un nouveau système de travail pour l’entreprise
  • Atelier 8 : Green IT – Un nouveau modèle économique pour l’entreprise ?

Vers des modes de consommation sans contraintes ?

Pour parler du commerce du futur et de la problématique de la « consommation sans contraintes» , Digiport avait réuni autour de la table des experts réputés qui ont chacun su apporter leur éclairage.

  • Laurence DUCHIEN, Professeur des Universités, Equipe-Projet INRIA ADAM
  • Jean-Michel FLAMANT, Chief Executive Officer , IDEES3COM
  • Patrick BRUNIER, Délégué Général, PICOM
  • Johann GOBE, Co-fondateur, EFIJY

Voici la trame en 4 temps que nous avons suivie avec les questions ou thèmes que je souhaitais aborder :

1. Les attentes et perspectives du marché
- Les attentes des consommateurs ?Qu’est ce que le commerce ubiquitaire ?
- Les attentes des distributeurs/des marques ?
- Les enseignements de l’étranger ?
- Peut-on faire un simple copier/coller du Japon ?
- Quelles sont les technologies innovantes qui sont prêtes à être lancées ?

2. L’expérience online chez soi
- Stimuler les sens : Interfaces tactiles destinées à simuler le toucher de textiles (Feeltact) /Quels terminaux ? Quels interfaces ? Quelles ergonomies ?
- Interfaces riches : Des messages mieux mis en scène / Des univers émotionnels plus riches /Des produits mieux valorisés / Des nouvelles possibilités d’interaction et de manipulation / Un guidage et une personnalisation plus forts / Des processus d’achat simplifiés / Effacer la distance inhérente à la nature du web
- Les miroirs virtuels/cabine d’essayage : Réalité augmentée / Scan des personnes en point de vente
- Les espaces en 3D : Démonstrateur et émulateur
- Vidéo en ligne
- Engager la conversation : Chat / Agents conversationnels

3. L’expérience en magasin et en mobilité
- Le projet Lille Métropole Ubiquitaire : Service sans contact dans les points de vente (Le paiement sans contact / Etiquettes intelligentes / Tag 2D)
- Commerce ubiquitaire et Business model
- Quelle relation avec les opérateurs téléphoniques ?
- Quels terminaux ?
- Les bornes en point de vente : Articulation avec les vendeurs ?
- Marketing sensoriel
- Comprendre et accompagner un client : Tracking des comportements / Identification / Limite juridique / Privacy / Base de données et échange de données / Géolocalisation

4. Sujets transversaux
- La recherche d’informations : Quels interfaces ? Une nouvelle interface totalement vocale ? Quel contenu ? La recherche universelle ? L’avenir de Google ?
- La comparaison des prix : Transparence des prix / Remise en question de la chaîne de valeur ?
- Cibler et conseiller le client
- Déportaliser l’offre / Présence partout (réalité augmentée, plateforme sociale…)
- Les recommandations et interactions sociales
- Co création/Personnalisation
- L’information produit : Les avis et le marketing collaboratif / Le web sémantique / L’enrichissement de contenu / Mise en commun de moyens pour constituer des bases de données produit ?
- Mesure de la performance

En 1h30, nous avons pu finalement débattre de pas mal de points mais malheureusement pas tous. Je vous laisse découvrir tout ça en vidéo.

La vidéo de la table ronde

Vous pourrez découvrir ici la vidéo de Johann de EFIJY dans le même exercice.

Vous trouverez ici les vidéos des autres ateliers et intervenants.

Synthèse : Le commerce du futur sera le X-commerce

La table ronde a permis de voir que le PICOM et l’ensemble des grands de la distribution veulent anticiper et préparer le commerce du futur. Alors que les premières expérimentations grandeur nature vont être lancés, il est intéressant de constater que deux consensus forts se dégagent :

  • Les usages dicteront les pourtours du commerce du futur et non pas les technologies. Une preuve ? La plupart des technologies sont déjà disponibles et rien ne se passe…
  • Le commerce du futur ne sera ni l’e-commerce, ni le m-commerce… mais bien le x-commerce, petit nom que j’ai envie de donner au commerce multicanal, ou comme l’indique le joli « x»  à la croisée des canaux, lorsque le client final achète comme il a envie, quand il a envie en utilisant les points de contact à sa portée sans contrainte.

Euratechnologies – Pôle d’excellence économique dédié aux TICs

Les locaux d'Euratechnologies

Mon intervention aux Rencontres Net 2009 était mon premier passage dans les locaux d’Euratechnologies. Jérôme Fauquembergue de Digiport a bien voulu me faire visiter les lieux et ce que j’ai vu m’a emballé. C’est un très bel outil de travail où il fait bon travailler avec des bureaux et du matériel adapté, qu’il s’agisse d’un projet aux contours flous ou bien d’une PME en pleine croissance.

Tout est plug and play, on se balade avec son ordinateur portable et on ne se soucie pas du reste. Tous les services et conseils sont à portée de main (assistance à la création d’entreprise ou à la levée de fonds par exemple). Il y a des salles de réunion dans tous les sens, des zones de repos, des machines à café et bientôt une cantine pour favoriser les échanges entre porteurs de projets… L’objectif est de faciliter la vie aux entreprises spécialisées dans les TICs pour qu’elles se concentrent sur leur produit tout en rencontrant d’autres entreprises pour monter des projets communs.

Le site est à 25 min des gares TGV de Lille en métro, réhabilitant totalement d’anciennes friches industrielles avec un atrium spectaculaire totalement en verre. Je vous invite à prendre 1h de temps si vous êtes sur Lille et concernés par les problématiques du e-business ou des TICs pour y faire un tour : vous y ferez certainement une rencontre intéressante…