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2008/2009, l’heure des bilans : dédicace à Mademoiselle-Bio.com !

Posté dans e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

2008 se termine, l’heure des bilans arrive !

De bilan, il en est par exemple question avec nos clients. Ces périodes sont l’occasion de faire le point sur l’évolution de leur performance sur Internet, le niveau d’atteinte de leurs objectifs et les axes de développement pour 2009.

A ce propos, je souhaitais partager avec vous la sortie récente du site de Mademoiselle Bio, spécialisé dans la vente de cosmétiques Bio plutôt haut de gamme. Nous avons participé à la refonte du site sorti il y a quelques semaines, en apportant une aide experte à la responsable du site Violette Watine. Le graphisme a été réalisé par Dekalog, l’intégration et l’hébergement par Rentashop sur sa solution. Au final le résultat est très abouti et totalement sur mesure !

En effet, ce site intégrait un challenge en termes de marketing et d’architecture de l’information : concevoir un site autour de 3 axes majeurs pour le développement de la société qui sont le Commerce, le Contenu éditorial, le Communautaire (blog). Vous aurez reconnu les fameux « 3C»  qui feront d’ailleurs l’objet d’un article d’ici quelques semaines. En résumé, ces axes doivent apporter des synergies permettant de faire progresser le CA final généré par le site. Par exemple, le contenu éditorial peut servir à attirer de l’audience (référencement), le blog à faire (re)venir les visiteurs intéressés, ces deux axes pouvant être des supports de la partie commerciale. Bien sûr, les implications peuvent être beaucoup complexes, nous y reviendrons.

Après diverses discussions, le choix retenu a été de placer ces trois axes dans 3 onglets différents du site (» La boutique» , « l’Expertise» , « Le blog» ), le contenu au sein de chaque onglet devant permettre de naviguer de manière fluide sur le site (exemple : passer du contenu à l’achat par des mises en avant intelligentes de produits liés aux articles). Le constat clair était que ce type de population (féminine, sensible au bio / développement durable) ne pouvait pas être acheteur sans conseils d’experts et sans échanges avec d’autres acheteuses, d’autant plus que toutes les marques ne sont pas connues du grand public. Le passage du cap du premier achat est donc extrêmement important, surtout dans la cosmétique où la fidélité aux produits peut être phénoménale.

Je vous encourage à aller voir le résultat en images sur mademoiselle-bio.com

La bonne nouvelle, c’est que les résultats chiffrés sont pour l’instant excellents, avec une conversion en nette hausse à périmètre comparable par rapport à l’année dernière (nous ne sommes pas autorisés à communiquer le chiffre). Ajoutez à cela un trafic qui progresse rapidement (sans dégrader la performance de conversion), un catalogue produit qui s’étend, une politique de prix et des investissements maîtrisés : la fin de l’année 2008 fut donc une belle récompense pour Mademoiselle Bio, et donc pour nous ;-)

Violette nous a convié avec Dekalog et Rentashop à fêter tout cela dans les locaux de Mademoiselle Bio. Ce fut l’occasion pour nous de nous plonger dans d’autres aspects de la vie d’un e-commercant en forte expansion. Nous ne sommes pas spécialistes de la logistique, mais c’est toujours un plaisir de parcourir des stocks et de voir comment les processus de préparation de colis sont au fur et à mesure optimisés. Cela fut également l’occasionde voir que le respect du client (délais, discours, sav) est tout en haut de la checklist de Mademoiselle Bio. Un exemple rassurant et une belle illustration d’une réussite basée sur des critères simples : de bons produits (cela dit, pour ce qui est des cosmétiques, je la crois sur parole ;-) ) et une excellente qualité de service.

Je ne résiste pas à l’envie de publier ici un des mots placés dans les colis par le préparateur… En tant que client e-commerce, j’aimerais recevoir beaucoup plus souvent de tels messages accompagnant ma commande ;-)


Mademoiselle Bio

Bravo et longue route à Mademoiselle Bio (on sait à quel point les objectifs sont élevés)

… et une excellente année 2009 à tous nos lecteurs !

PhotoSupplements : navigation visuelle et images en grand format

Posté dans Solutions & Partenaires par Jonathan Koskas

Nous en avions parlé il y a quelques mois, notamment ici et : la possibilité de voir des visuels de produits en grand format se généralise et devient un « must-have»  pour les sites d’e-commerce, de tourisme, etc.

Particulièrement dans les pays latins, l’impossibilité de voir en détail (ou de toucher) peut être un fort frein à l’achat lorsque l’on souhaite vendre un produit matériel, ou tout simplement lorsque quelques bons visuels valent mille discours (c’est tout particulièrement le cas sur les sites d’hôtels, de destinations touristiques ou encore les sites d’immobilier). La présence chez les internautes d’écrans de plus haute résolution et d’accès à plus haut débit rend l’implémentation de ce type de solution à grand échelle tout à fait envisageable aujourd’hui.

L’adoption d’une technologie de visualisation fera t-elle la différence entre votre site et ceux de vos concurrents ? Peut-on affirmer aujourd’hui qu’il s’agit d’un facteur décisif dans le processus d’achat, pouvant améliorer la conversion prospect/client de manière significative ?

Une partie de la réponse à cette question est apportée par le gourou du Web design, à savoir Jakob Nielsen, qui souligne que « le plus simple pour améliorer les pages produits, augmenter les ventes et degré de fidélité est de montrer de meilleures photos»  (10 High-profit Redesign Priorities, Mars 2007).

Petit tour d’horizon des solutions disponibles

La photo « grand format»  est-elle l’avenir du commerce en ligne ? C’est en tout cas la conviction de l’agence Web UHT, société éditrice de la solution Photosupplements, qui offre la possibilité aux sites d’e-commerce de se doter d’une technologie innovante permettant l’affichage grand format des photos des produits disponibles à la vente. L’idée étant bien entendu de permettre à l’internaute de pouvoir voir le produit correctement, et donc de communiquer un maximum d’information sur celui-ci afin de déclencher in fine l’acte d’achat.

Cliquez ci-dessous pour le lancer le diaporama

navigation visuelle et images en grand format

PhotoSupplements vous donne la possibilité de créer des diaporamas en mode plein écran pour vos différentes gammes de produits. En plus de proposer une excellente qualité d’image (voir le site de Laure Montebello), cet outil présente une fonctionnalité non négligeable: la possibilité d’attribuer des tags à vos différentes photos permettant ainsi de créer des liens visuels entre plusieurs diaporamas, de quoi aider les e-commerçants à « suggérer»  du contenu commercial pertinent à leurs visiteurs et augmenter in fine la taille du panier moyen. PhotoSupplements est une solution clé en main, facile à installer et à gérer, qui peut être utilisée sur tout navigateur, jusqu’aux téléphones mobiles. Il s’agit donc d’une offre complète multi-plateforme qui pourrait se montrer extrêmement utile auprès de nombreux e-commerçants soucieux de se différencier par rapport à une concurrence toujours plus rude.

Si néanmoins vous doutez du caractère persuasif d’une photo haute définition pour vanter les mérites de vos produits, vous pouvez vous orienter vers des technologies alternatives, telles que celle proposée par Shopping life. Ici, il s’agit de miser sur l’experience full-3D et de proposer une navigation comme une immersion dans un « monde virtuel» , vous permettant de naviguer au gré de vos envies et de flâner dans ce que l’on pourrait qualifier de centre commercial en 3D. Après avoir téléchargé le plugin vous permettant de gérer la 3D dans votre navigateur (Internet Explorer, Firefox…) vous êtes libre d’explorer ce centre commercial d’un genre nouveau. La plateforme de blog-boutique 42stores.fr propose également de transformer n’importe quel catalogue produits en véritable galerie 3D à l’aide de l’extension CoolIris (ex-Piclens).

Néanmoins, nous pouvons nous questionner sur l’adoption et donc l’intérêt d’un outil reposant sur l’installation d’un plug-in, ce qui constitue une barrière à l’entrée importante pour l’utilisateur lambda.

Dans ce cas, la « voie du milieu»  pourrait être incarnée par les « catalogues interactifs»  (sur le modèle du site Ikea France) qui proposent une navigation à mi-chemin entre la photo et le mode de navigation immersif, permettant ainsi de plonger le visiteur dans le monde de la marque sans aucune contrainte technique si ce n’est l’installation de Flash Player (dont le taux de pénétration avoisine les 98%).

Les catalogues ne sont pas morts

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Jonathan Koskas

Les nouvelles en provenance des géants de la vente par correspondance (VPC) se succèdent… et malheureusement se ressemblent ! Alors que la Camif se déclarait en cessation de paiement en Octobre dernier, le groupe La Redoute annonçait avec fracas une restructuration débouchant, d’ici quatre ans, sur 674 suppressions de postes.

La VPC traditionnelle en chute libre

Habituellement, la VPC se fonde sur un mécanisme simple : un catalogue de produits à l’attention des clients cibles et des points de retrait éparpillés sur l’ensemble du territoire. Néanmoins, la montée en puissance du canal internet a clairement remis en cause ce schéma. En effet, le consommateur a profondément modifié ses habitudes de consommations et est devenu un internaute-consommateur. La Toile s’est clairement installée comme complément indispensable aux catalogues traditionnels.

Est-il raisonnable de subitement tirer un trait sur ce type de modèle ? Peut-on envisager un scénario qui remettrait le « bon vieux catalogue papier » au cÅ“ur des actions MD (marketing direct) des entreprises ?

La fonction du catalogue traditionnel

Aujourd’hui le catalogue que vous recevez par voie postale est encore largement conçu dans un esprit d’» immersive shopping experience» . En d’autres termes, il est destiné à immerger la cible dans un univers précis où différents produits sont mis en scène, ce qui permet in fine d’encourager aussi bien le cross-selling (produits complémentaires) que l’up-selling (montée en gamme). Qu’il s’agisse d’une plage ensoleillée au large du Brésil ou de la salle à manger de vos rêves, cette « théâtralisation » des produits dans leurs environnements respectifs permettrait de véhiculer un pouvoir émotionnel important et donc de renforcer le désir d’achat.

Le catalogue est donc encore aujourd’hui considéré comme un outil « déclencheur d’achat ». Néanmoins, force est de constater que son utilisation appelle l’usage d’un outil supplémentaire : l’envoi de bon de commande par courrier, l’appel téléphonique ou … la commande en ligne ! Il semblerait que de plus en plus de commandes, déclenchées par le catalogue papier, se concrétisent sur la Toile. Il est donc urgent de s’interroger sur les lourds investissements sur la création, la production et la distribution et de remettre en cause la forme classique des catalogues traditionnels.

Vers une nouvelle utilisation du catalogue papier

On peut donc penser que l’usage du catalogue va évoluer de manière complémentaire à celle de sites marchands. L’explosion du e-commerce, avec plus de 66% du chiffre d’affaire de la VAD sur Q1 2007 (source FEVAD), devrait mener à une nouvelle approche des différents canaux de vente. Et il semblerait que le catalogue papier soit appelé à devenir un relai vers la vente sur le Web (Business driver).

Nous pourrions en effet envisager un support papier conçu comme une première étape vers l’achat en ligne, qui comporterait de nombreuses informations utiles par produit et qui véhiculerait des facteurs de rassurance qui favorisent l’acte d’achat.

Quid des « catalogues virtuels»  ?

De nombreux acteurs sont déjà positionnés sur le marché du « catalogue virtuel », outils permettant de virtualiser le contenu d’un catalogue traditionnel afin d’en promouvoir la visibilité sur le Net (Fluidbook, Easy-catalogue etc.). Malgré le caractère innovant de ce service, on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel support qui, en dépit de présenter l’avantage d’un coût très inférieur à son grand frère « papier », ne semble pas aussi engageant en terme de décision d’achat.

Ikea et la navigation immersive

Au lieu d’adapter purement et simplement un catalogue papier au format online, pourquoi ne pas essayer de tirer parti à la fois de l’avantage du catalogue traditionnel (univers immersif) et de ceux d’une expérience d’achat en ligne (achat immédiat, interactivité, avis) ?

C’est précisément la voie empruntée par le géant Suédois Ikea dont le site propose un parcours de navigation largement inspiré de l’univers du catalogue et de ses magasins. Au delà d’une simple version Web de son catalogue papier, Ikea mise donc sur une navigation immersive calquée sur l’expérience client offline.

A lire :

http://www.solution-ecommerce.fr/E-commerce-et-avenir-du-catalogue-papier

http://www.journaldunet.com/cc/04_ecommerce/ecom_marche_fr.shtml

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1054940