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Le colloque IAB France 2008 : retour sur les interventions du matin

Colloque IAB 2008 : les valeurs de l'InternetJ’assistais le mardi 21 octobre au colloque de l’IAB France qui avait pour fil rouge « Quelles sont les valeurs de l’Internet en 2008 ?»  La première partie du colloque je l’ai passée sagement assis à écouter et prendre des notes. En fin de journée, j’ai changé de rôle pour passer à mon tour sur scène afin d’animer une table ronde sur le thème « La mobilité apporte-t’elle une valeur supplémentaire au Net ?» . Avant de revenir sur cette table ronde pleine d’enseignements, je vous propose dans cet article de faire un point sur interventions du matin.

Accueil et Introduction

Le colloque était animé par Richard STRUL, Coordinateur de la Commission Informer de l’IAB France et Fondateur de Résonéo, société de conseil en stratégie et marketing pour l’e-business. Pour l’anecdote, le colloque avait lieu dans des locaux de BNP Paribas, alors que dehors la tempête de la crise financière soufflait. Heureusement la BNP a les reins solides, et le courant n’a pas été coupé pendant la journée.

Jérôme de LABRIFFE, Président de l’IAB France et Directeur du canal Internet et mobile chez BNP Paribas s’est chargé de faire un point sur la position des annonceurs par rapport au canal. Même s’ils sont encore nombreux à bouder l’Internet et à ne pas intégrer de vision online à leur stratégie de communication, il y a de fortes chances de voir Internet devenir le média refuge pour 2009. Parmi les raisons évoquées, on retiendra la capacité du canal à offrir un tracking du R.O.I. à parfaire mais existant. Une table ronde du colloque a eu pour objet de discuter de l’enjeu de la mesure, nous reviendrons sur ce point.

Le colloque de l’IAB s’inscrivait dans un calendrier chargé : Assises de la Presse et Assises du Numérique. L’IAB est une association qui ne peut se permettre de se désintéresser de tels événements. De la fracture numérique à la redistribution des budgets des annonceurs de la presse vers d’autres canaux, David LACOMBLED a justement noté que tous les acteurs de l’Internet devaient participer au débat.

Comment les marques gèrent leur communication en cette période en crise ?

Le premier débat de la journée a été animé par Pierre KUPFERMAN, journaliste spécialisé en stratégie marketing à La Tribune
et opposait Dominique LEVY, Directrice Associée et Directrice du Planning Stratégique TNS SOFRES et Guillaume MULTRIER, Directeur Général d’Isobar. Vous retrouverez les slides de Guillaume par ici.

Je me permets de reprendre un slide qui a donné lieu à une question très épineuse de Jérôme de LABRIFFE.

Anticipation sur les investissements publicitaires par secteur suite à  la crise financière
Source : TNS Media Intelligence

Vous noterez que les secteurs les plus touchés, d’après les anticipations, sont les secteurs dépendant du crédit : automobile, immobilier… Sur la grande consommation, chaque acteur fera ce qu’il sait faire le mieux. Les acteurs du offline feront du offline, les pure-players feront du online. Tout cela semblait un peu trop simpliste et surtout avait un arrière goût de propagande discours commercial. Jérôme de LABRIFFE qui voulait approfondir le sujet s’est donc demandé quel était l’intérêt de parler de tendances quand les annonceurs sont plutôt à la recherche de conseils précis de la part des agences. Il ne s’agit pas seulement de suivre des tendances de marché, mais de définir des stratégies spécifiques à chaque annonceur, qui permettront dans certains cas de réduire en suivant la tendance, ou d’investir plus, à contre courant, pour saisir une opportunité. Chaque euro économisé ou investi devra avoir un objectif au-delà du simple mimétisme de marché.

Cette question m’a rappelé dernièrement une discussion avec un spécialiste de la vente de vins en ligne. Après avoir rencontré de nombreuses agences de communication, il avait dû conclure qu’elles étaient incapables de comprendre son métier… Les agences lui avaient proposé un plan de communication misant tout sur Noël, ce qui est un plan de communication générique d’e-commerçant ne tenant pas du tout compte de la saison des primeurs (le Noël des vendeurs de vin !). La plupart des agences ne connaissaient même pas le « concept»  des primeurs ! Jérôme aurait pu donc être encore plus acide et demander est-ce que la crise va enfin amener les agences à se professionnaliser et à faire correctement leur travail de conseil. Dans la lignée de cette réflexion sur le rôle des agences, un reproche qui est aussi apparu pendant les échanges est le manque chronique de réactivité. J’étais il y a quelques temps au Canada, et j’ai vu de nombreuses campagnes intégrant la crise financière dans le message porté, avec notamment les banques qui cherchaient visiblement à éviter des retraits d’argent massifs. Je me rappelle que Revu et Corrigé avait mené un rapide audit des sites des banques françaises quelques semaines après le début de la crise. Aucun site ne faisait mention de la crise et aucun n’apportait d’éléments de rassurance… Les agences n’arrivent-elles pas à convaincre les annonceurs ? Ou manquent-elles de réactivité ?

J’ai apprécié la liberté de ton du débat, et le fait que les vrais problèmes étaient abordés. Le reste de la journée s’est inscrit dans la même logique avec notamment une table ronde où nous avons eu le droit à une bataille à peine cachée entre les annonceurs et Google. Avant d’enchaîner sur la table ronde suivante, j’aimerai revenir sur une observation effectuée par par Dominique LEVY : les ménages ont mis au point des stratégies de consommation relevant du yield management. La tendance va s’accentuer avec la crise, mais déjà depuis quelques temps, les études permettent d’observer que les ménages apprennent à attribuer une valeur à chaque chose et effectuent un arbitrage individuel au moment d’acheter. Cette consommation raisonnée et stratégique s’explique également par une prise de conscience des enjeux environnementaux et énergétiques par les consommateurs. Pour Dominique LEVY, lorsque l’argent reviendra, l’argent ne sera plus ré utilisé de la même manière. Peut-on parler d’un paradigme de déconsommation pour autant ? A suivre !

Les metrics du Net vs les metrics du Off : comment les utiliser ?

En lisant le programme du colloque, j’avais identifié en tant que webanalyste une table ronde que je ne pouvais rater sous aucun prétexte. Sans faire durer le suspense, le débat a été à la hauteur des enjeux, mais je regrette qu’aucune vision n’ait réussi à s’imposer. J’ai découvert que les problèmes que je relève au quotidien depuis 2 ans, sont identifiés par les experts présents autour de la table depuis 10 ans, mais qu’ils n’ont pas trouvés de réponse satisfaisante pour l’instant. Cela ne me rassure pas sur la capacité de l’Internet à atteindre rapidement la maturité, mais je me réjouis à l’idée des défis à relever et des belles places à prendre…

La table ronde était animée par Guillaume VASSE, Coordinateur de la Commission Mesurer de l’IAB France et directeur marketing de Skyrégie avec pour experts :

  • Benoît CASSAIGNE, Directeur des Mesures d’Audience, Médiamétrie
  • Michel GRANDJEAN, Directeur Général du CESP
  • Julien GUIRAUD, Digital Marketing Manager, Coca-Cola
  • Isabelle LE ROY, Directrice Innovation, Havas Media
  • Mathieu ROCHE, Directeur Général, Weborama

Les intervenants se sont entendus sur une classification des campagnes selon leurs objectifs. Les campagnes de branding visent à créer/entretenir une notoriété, et à générer de la visibilité. Dans votre esprit, l’association d’idées devrait être branding => display => CPM => difficulté de mesurer le R.O.I. car effet moyen/long terme… Naturellement l’association d’idées est très simpliste, mais je pense qu’elle décrit une réalité bien réelle. En complément existent les campagnes de « response»  où l’objectif est de générer du clic et des actions directes à court terme (achat, inscription, abonnement…). L’association d’idées est « reponse»  => liens sponsorisés et équivalents => CPC ou CPA => R.O.I. mesuré, au moins en apparence. Là encore, la réalité est plus complexe, notamment concernant les dispositifs.

On se rend compte que les objectifs sont différents des deux types de campagne (visibilité vs. action) mais que la fin dernière, ou la cause première, reste normalement l’augmentation du C.A. de l’annonceur. Les agences ont de plus en plus de mal à défendre les campagnes de branding en France, car les annonceurs ont pris goût au « response»  et à la promesse du R.O.I. mesuré et court terme, et ce n’est pas la crise qui va changer cela. Pour avancer, je pense qu’il faudrait plus d’études comme celle qu’on peut trouver ici qui chiffrent les impacts croisés (le branding booste le response, et le response génère du branding). Nous savons que la mesure sur le canal Internet pêche en ce qui concerne la mesure du R.O.I. moyen/long terme, ce qui signifie que l’estimation des impacts croisés ne sera pas chose aisée.

Autre grand sujet abordé, une définition universelle de l’audience, ou dit autrement comment se mettre d’accord sur une currency unique dans le marché de la publicité multicanal. Comment passer outre les spécificités de chaque canal pour poser les bases d’une mesure de référence qui permettra de mieux dimensionner les investissements. Les défis sont nombreux. La constance de la mesure a notamment été citée. Suite à l’agrandissement du panel Nielsen/Netratings, on aura pu observer que l’audience des sites de certains de nos clients a été multipliée par 3, alors que dans le même temps d’autres voyaient leur audience divisée. Difficile pour les annonceurs de se reposer sur cet indicateur avec un tel degré d’incertitude. L’objectif semble pourtant accessible, mais il fera encore couleur beaucoup d’encre. Ce qui est certain pour les acteurs présents, c’est que la mesure site centric et la mesure panel continueront à co exister. Seule la mesure panel est aujourd’hui habilitée à parler d’audience au sens currency, alors que les solutions site centric même labellisées OJD n’ont le droit de parler que de fréquentation, trafic ou puissance de diffusion. Quand on vous dit qu’il faut être précis dans les mots que vous utilisez…

Lors des questions du public, certains responsables marketing dans la salle se sont plaints de la multiplication des indicateurs à suivre et de leur non homogénéité selon les canaux. Des voeux pieux ont été prononcés par l’ensemble des experts, et notamment les agences se sont dites prêtes à être meilleures sur ce point, mais en tant que web analyste, je sais que cela ne pourra avoir lieu sans une réflexion de fond sur l’intérêt de chaque indicateur (quand je lis ça, je me dis qu’on en est loin) et le développement d’une nouvelle génération d’outils de mesure (vous avez essayé de mesurer une température avec une règle ?).

Plus de transparence pour le référencement payant ?

Autant vous dire que je ne comprenais pas trop l’intérêt initialement de cette table ronde. Le CPC par enchère, à part pour le quality score, semble être une mécanique transparente, donc pas de quoi discuter 45 min. Mais après l’introduction, j’ai vite compris que la table ronde aurait pu s’appeler « Plus de transparence pour Google, sinon les annonceurs vont se fâcher !» 

Cela fait plus d’un an que j’observe le marché se plaindre de la place de Google, et craindre dans le même temps le courroux de ce fournisseur tout puissant. Les forces de Porter c’est un peu simpliste, mais dans le cas présent, ça nous laisse entrevoir un gros warning concernant la position de Google, quasiment monopolistique en France (c’est moins vrai dans d’autres pays), et le fait que tous les acteurs du marché rêvent de pouvoir diversifier leur investissement.

Vous me direz, ils sont eux-mêmes responsables… comme tous les internautes d’ailleurs. Les budgets se concentrent là où sont les internautes, et les internautes français sont à plus de 90% sur Google. Sauf que ce raisonnement est partiel. Au cours de leur « cession» , les internautes passent aussi par des sites médias, des plateformes sociales, des sites d’e-commerce, des annuaires… Le vrai problème concerne le fait de parier uniquement sur l’acquisition, alors qu’un vrai travail est à réaliser sur la fidélisation des audiences. Quel besoin de payer à Google un trafic qu’on peut générer par emailing ou par saisie d’url / clic sur les favoris ?

Maintenant que j’ai posé le cadre, vous comprendrez que la table ronde ait pu avoir de l’intérêt et l’allure d’une bataille contre le méchant géant américain ;-)

La table ronde était animée par Richard STRUL avec pour experts :

Comme il fallait s’y attendre, le coeur de la conférence ne concernait pas le modèle d’enchère, mais plutôt la problématique de protection des marques. En effet, les annonceurs présents à la table ronde dénonçaient le fait que Google incitait certains annonceurs à acheter les marques de leurs concurrents, ce qui au passage fait augmenter les enchères, mais qui est légalement interdit en France. Sébastien BADAULT a rappelé qu’en France, les équipes de Google avaient respecté le droit français et ne s’étaient pas prêtés à de telles pratiques, ce qui n’est pas le cas en Angleterre, puisque le droit anglais permet cette pratique sous couvert de publicité comparative.

Les annonceurs ont ensuite dénoncé la difficulté à protéger leurs marques, puisque le dépôt à l’INPI devait être doublé d’une déclaration auprès de Google, et que cette procédure était un doublon coûteux en temps. La réponse fut assez lapidaire. D’après Sébastien BADAULT, Google a mis en ligne un processus permettant de protéger sa marque en quelques minutes. Par ailleurs, Google ne peut se permettre de protéger une marque suite à un dépôt à l’INPI, puisque le déposant peut décider d’autoriser des revendeurs à acheter la marque (Apple peut autoriser la Fnac à acheter le mot clef « iPhone» ).

Peu de choses à retenir sur le fond de cette table ronde, par contre, l’ambiance a révélé un mal profond que je vous invite à surveiller dans les prochains mois.

Retour sur la table ronde sur le m-Commerce à Net Lille Metropole (présentation de Converteo à télécharger)

Comme annoncé sur ce blog, j’étais hier sur Lille pour parler de m-Commerce. Je tiens à remercier toute l’équipe Digiport pour leur invitation et les féliciter pour le succès de l’évènement. Un peu plus de 200 personnes étaient venues écouter la table ronde sur le m-Commerce, ce qui démontre l’intérêt et la curiosité des professionnels face à ce nouveau canal.

Avec mes collègues de table ronde, nous avions 1h30 pour faire le point sur un sujet qui aurait mérité bien plus, mais je crois qu’ensuite nous aurions eu droit à des signes d’impatience (nous étions sur un créneau 11h30-13h…) Bertrand Jonquois DG de Nemo en tant qu’animateur de la table ronde s’est chargé d’introduire le sujet. Il a fait un retour sur la réussite du m-Commerce au Japon, avec notamment des téléchargements records sur mobile pour des romans à l’eau de rose (plus de 20 millions pour un même livre) avec un modèle d’affaire du type abonnement. Ensuite il est revenu sur les investissements en m-Marketing (marketing mobile) qui atteignent au pays du soleil levant les niveaux de l’e-marketing en France en 2004. Si au Japon, le succès est là , la récente étude TNS Soffres permet de prendre la mesure d’un m-Commerce encore balbutiant en France mais avec des signaux au vert qui laissent envisager le meilleur.

A tour de rôle, chacun des experts de la table avait 20 minutes pour essayer de répondre à la question centrale « m-Commerce avenir de la consommation ?» . Jean François Tessier, directeur marketing de Prosodie a ouvert le bal en présentant les solutions et les enjeux liés à la création d’un site et à sa promotion.

Philippe Huyon, responsable d’études à la direction clients de La Redoute a ensuite présenté le retour d’expérience de la Redoute qui a lancé en 2006 un site mobile pour faire de l’achat direct (je saisis le code produit du catalogue, et je règle via mon mobile) alors que la vision était initialement de faire du service client. Le site a ensuite évolué pour intégrer un catalogue produits, qui depuis hier bénéficient de visuels. La Redoute s’était interdit jusqu’alors les images pour éviter de faire exploser les factures téléphoniques des clients… Il est sûr que les opérateurs n’aident pas le m-Commerce !

Pour compléter la vision du m-Commerce, j’avais décidé de jouer le jeu du méchant sceptique qui pense que le m-Commerce ce n’est pas pour toutes les entreprises, pas pour tout de suite, et pas n’importe comment. J’ai notamment insisté sur le fait qu’à mes yeux, le mobile ne suffisait pas à réaliser un cycle d’achat complet pour les produits autres que les biens virtuels à faible coût (logo, sonnerie, jeux) et donc faible implication. Le mobile a besoin de supports/canaux complémentaires pour faire naître le besoin et amener le consommateur jusqu’à l’achat. Je vous laisse découvrir mes slides, n’hésitez pas à commenter et à diffuser la présentation (Creative Commons).

Télécharger la présentation

J’en vois déjà se jeter sur leur clavier pour me dire que je n’ai pas vraiment pris position sur la question de l’avenir de la consommation. Normal, je ne suis pas Nostradamus ! Plus sérieusement, je ne prends jamais de position tranchée en tant que consultant. J’émets des hypothèses, et surtout j’explique les étapes à franchir. Comme l’ont dit les autres experts de la table ronde, la transparence sur la facturation via la multiplication des forfaits illimités est une bonne chose. Un des principaux freins pour faire de l’Internet mobile une pratique de masse était cette question centrale : « combien va me coûter cette cession ?»  Le modèle au kilo octet était une absurdité. Le client n’a pas à se soucier d’un élément aussi technique que le kilo octet.
Mais ce frein en moins, les choses ne vont pas s’emballer pour autant. Vous me direz que l’iPhone amène une expérience de navigation nouvelle, mais je pense que l’essentiel n’est pas là . Pour moi, le m-Commerce deviendra un succès si les entreprises savent intégrer ce canal dans une logique multicanale, en considérant les contextes d’utilisation. Alors que devant un écran d’ordinateur, vous êtes au travail ou à la maison, en train de cuisiner, ou en parallèle de la rédaction d’une note de synthèse pour votre supérieur, lorsque vous utilisez votre mobile, vous êtes dans les transports en commun, à pied, ou à la maison. Mais, vous êtes la plupart du temps pris par le temps, à la recherche d’une solution d’urgence, ou d’un moyen de tuer le temps… Je ne sais si vous percevez la différence fondamentale de contexte et d’attitude, mais c’est de cette compréhension que vous ferez des services mobiles pertinents.

J’ai mis à la fin de ma présentation un slide de prospective avec le tag 2D (qu’on pourra un jour remplacer par la reconnaissance de forme) et la réalité augmentée. Je ne suis pas Nostradamus, mais j’aime rêver. Je rêve d’un téléphone qui deviendrait la clef qu’on porte toujours sur soi et qui ouvre la porte du royaume du numérique. La puissance de calcul embarquée avec l’accès à une banque de données énorme (Internet) doit permettre au téléphone d’enrichir notre réalité et établir une passerelle avec le monde numérique.

Vous me voyez venir ? Si on miniaturise le téléphone, et on en fait une puce directement connectée à notre cerveau, l’Internet mobile prend une autre dimension… Du mal à voir ce que ça pourrait donner ? C’est vendredi soir, je me permets donc de partager avec vous cette excellente vidéo, qui vous démontre que mon rêve peut facilement tourner au cauchemar…


Life 2.0
envoyé par manukeo

m-Commerce, l’avenir de la consommation ?

Posté dans Offline, mobile & multicanal, e-Commerce par Raphaël Fétique

Le m-Commerce va-t-il suivre le même chemin que le e-Commerce ? Y a-t-il déjà aujourd’hui des réussites encourageantes pour le tissu entrepreunarial français ? Le m-Commerce va-t-il supplanter l’e-Commerce ou restera t-il dans son ombre ? Sommes-nous toujours à l’ère de l’Internet Mobile ou à l’ère de l’Internet sur Mobile ?

C’est à ces questions très pertinentes que nous devrons répondre avec Philippe Huyon, responsable d’études à la direction clients de La Redoute, et Jean François Tessier, directeur marketing de Prosodie, avec pour animateur de table ronde Bertrand Jonquois DG de Nemo.

Net Lille Metropole : conférences et tables rondes sur la mobilité

N’hésitez pas à vous inscrire, c’est gratuit, et c’est jeudi toute la journée à Lille Grand Palais dans le cadre du congrès Net Lille Metropole.

D’autres tables rondes à ne pas louper :

  • M-Marketing, nouveau canal, nouvelles pratiques ?
  • Quels contenus pour le mobile ?

Rendez-vous le jeudi 27 novembre à 11h30 à Lille Grand Palais !

Webleads Tracker : qualifier des leads en B2B, même sans formulaire de contact

Posté dans Solutions & Partenaires, Web analytics par Thomas Faivre-Duboz

Générer une audience élevée c’est bien, savoir la convertir, c’est mieux. C’est surtout le cas en B2B, lorsque le panier moyen est très élevé et que chaque information pertinente peut aider les commerciaux terrains à conduire la vente. Mais comment faire lorsque le formulaire de contact ne suffit plus ? Lorsque le flux de contacts est trop faible, ou au contraire trop important et que les contacts doivent être priorisés ? La société Smartline Systems propose de répondre à ce besoin des entreprises en mettant au point une solution nommée Webleads Tracker qui permet aux sites de B2B d’identifier leurs visiteurs, d’en faire de véritables prospects et de générer une information riche, source de revenus bien évidemment, même si les visiteurs ne remplissent pas obligatoirement un formulaire de contact !

En quoi cela consiste-t-il ?

Tout visiteur laisse des traces sur un site : son adresse IP, son domaine, les actions qu’il réalise sur le site. C’est ici que le travail de Webleads Tracker débute : retracer le chemin parcouru par le visiteur, scorer son parcours pour calculer son niveau d’intérêt (score d’appétence marketing), puis tenter de l’identifier en obtenant le nom de la société et les informations s’y rapportant. Le traitement d’un seul lead nécessite selon Hervé Gonay, le fondateur de la société, 5 moteurs à base d’intelligence artificielle et peut demander jusqu’à 15 minutes de calcul pour un taux de résolution pouvant monter jusqu’à 60%. L’information est ensuite traitée et scorée afin de valoriser le lead. Le score dépend du temps de la visite, des pages visitées (les pages ayant chacune un score attribué préalablement par la société en fonction de son importance pour cette dernière) et d’autres facteurs comme les mots clés tapés dans le moteur de recherche. Il est ainsi possible de distinguer les visiteurs à fort potentiel des autres. Par exemple, les visiteurs arrivant sur la page « Contactez nous » ou sur la page « Téléchargez le Livre blanc » d’un site B2B se verront attribuer un score bien supérieur. A contrario, les visiteurs ne visitant qu’une seule page ou ceux consultant la partie « Recrutement » du site pourront avoir un score fortement dégradé, leur intérêt pour les offres commerciales étant certainement très faible.
Une fois ce score calculé, la solution géolocalise le lead, permettant ainsi à la société de s’adresser au bon établissement. En effet, il serait contre-productif de se baser uniquement sur le siège social, alors que le but de cet outil est de réduire les coûts de détection de projets.

On aboutit alors au document Excel suivant :

Webleads Tracker

Ce tableau est adressé régulièrement (tous les mois) aux entreprises clientes. Il liste les prospects à fort potentiel avec leur nom, leur score, le nombre d’actions réalisées sur le site, la durée et la date de leur visite, le code APE, Siren, Siret, Chiffre d’affaire, Effectif, Adresse, Téléphone….

Mais le travail ne s’arrête pas là . Ces données, certes riches mais encore brutes peuvent ensuite être traitées par des centres d’appels en charge de compléter la qualification, voire d’alimenter leur hiérarchisation actuelle avec des données complémentaires et propre à chaque activité (projet, timing, budget …).

Cela nous a l’air très prometteur sur le papier, mais quelle est la qualité du prospect obtenu ? La solution propose pour l’instant de récupérer uniquement les contacts génériques d’établissement disponibles sur les annuaires commerciaux, et non ceux de la « vraie » personne qui a effectivement consulté le site. Comme l’explique Hervé Gonay, associé fondateur, elle permet d’aider à déterminer quels seront les coups de fil les plus efficaces, mais pas de déterminer à coup sûr le bon interlocuteur. Qu’en est-il donc en termes de R.O.I. ? Hervé Gonay nous a déclaré facturer les sociétés au lead identifié (25 €), ce qui le rapproche d’un modèle Adwords (identification d’un visiteur possédant un besoin) qui est donc fortement dépendant du panier moyen d’achat. Pour donner un ordre d’idée, l’offre Starter Pack permet ainsi l’identification de 20 leads qualifiés pour un budget de 490 €.

De même, quid de la notion d’intrusion dans la vie privée des utilisateurs ? Même si nous sommes dans le B2B et que les techniques d’identification et de tracking ne datent pas d’hier, n’y-a-t-il pas un risque d’intrusion de la part de cet outil au fonctionnement rappelant Big Brother ? Tout réside certainement dans le discours des personnes du service client qui seront chargées de recontacter les prospects, et dans leur capacité à faire croire que ce rappel est le pur fruit du hasard, et non le résultat d’une mécanique sophistiquée !

En tout cas, on attend les premiers retours d’expérience, et d’ici là , vos commentaires ! ;-)

Les clients des sites d’e-commerce sont-ils satisfaits ? (Retour café e-commerce Compario)

Posté dans e-Commerce par Thomas Faivre-Duboz

J’ai eu l’occasion d’assister hier à un échange intéressant lors du Café du e-Commerce organisé par Compario (dans les locaux de Microsoft), ayant pour thème « Démographie et technique dans l’Internet» . Pascal Podvin de Compario avait réuni pour l’occasion Denis Duval (3suisses.fr), Bertrand Pineau (Fevad) et François Ziserman (Araok).
Attaquons-nous donc au sujet qui nous intéresse, à savoir la satisfaction sur le marché de l’e-commerce.

Alors que la FEVAD mesure des taux assez élevés de satisfaction globale (de l’ordre de 90% à 95%), Pascal évoque une insatisfaction des internautes dans leur démarche d’achat. Même si l’achat sur Internet est globalement perçu de manière très positive, on constate, dans les faits, toujours autant d’internautes se plaignant des sites Internet et n’arrivant pas à utiliser des fonctionnalités qui paraissent évidentes aux yeux des responsables…

Pour moi, il s’agit d’une simple question de hiérarchie des besoins (on pourrait même penser à la pyramide de Maslow). La croissance du e-commerce a longtemps été mise en doute à cause de besoins de base pas forcément satisfaits: disponibilité des serveurs, fiabilité de la transaction, de la logistique, etc. Rappelons-nous Pere-noel.fr et ses escroqueries en tout genre, ainsi que la peur des internautes liée à leur souci de laisser leur numéro de carte bleue (alors qu’ils s’étaient habitués à le laisser par téléphone à des services clients de VAD pendant des années !).

Aujourd’hui, certains problèmes basiques continuent de préoccuper certains responsables de sites (mais surtout beaucoup de clients) ; citons par exemple les difficultés de Voyages-SNCF à garantir un excellent taux de disponibilité. Toutefois, on peut estimer que le palier des besoins de base a été franchi. Les baromètres FEVAD indiquent des intentions fortes de réachat… et les ventes en ligne de la SNCF ne se sont jamais aussi bien portées.

Cependant, et Pascal Podvin l’a bien souligné, la satisfaction des utilisateurs à l’égard des sites Internet (comme produit) n’a pas vraiment progressé. A titre d’exemple, l’observatoire Yuseo sur l’e-performance des cybermarchés montre à quel point l’atteinte d’objectifs simples reste compliquée pour de nombreux utilisateurs. Des objectifs précis (tels qu’acheter des packs de bouteille d’eau, vérifier les délais et prix de livraison, etc.) ont été demandés à des utilisateurs en situation. Les taux de réussite sur les objectifs simples oscillaient entre 30% et 50% à peine. Un site Internet ne peut pas se satisfaire de tels résultats ! Imaginez la même chose en magasin physique : 50% des personnes qui ne parviennent pas à lire une étiquette ou à trouver la caisse…

Pour contrer ce phénomène, Denis Duval de 3suisses.fr a évoqué une notion importante et qui n’est pas souvent abordée par les e-commerçants : la surprise. A l’heure où de nombreux sites se ressemblent, surprendre positivement le client (par des éléments de design, d’ergonomie, de marketing, …) doit pouvoir contribuer à convaincre et surtout fidéliser les visiteurs. Un point décisif actuellement, étant donné le coût d’acquisition client qui n’a jamais été aussi cher. « Qu’est-ce qui peut bien me faire revenir sur ce site ?», voilà une question que l’on se pose toujours inconsciemment en tant qu’utilisateur. Est-ce le prix ? Le service ? La facilité de recherche ? La comparaison de produits ? La surprise doit permettre de trouver des éléments de réponse à cette question. On sous-estime certainement trop souvent la capacité qu’ont quelques éléments clés à impacter fortement la satisfaction client et la récurrence d’achat.

Faire correctement son travail ne suffit plus : être excellent sur des éléments différenciateurs clés permet d’aller chercher la rentabilité.

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