Google Analytics : recherche interne + quelques liens utiles

Google a sorti le mois dernier une nouvelle fonction (indispensable) – bien cachée – pour son outil de webanalyse Google Analytics, et que vous pouvez maintenant paramétrer : le tracking du moteur de recherche interne.

Quels sont les mots-clés tapés par vos visiteurs dans votre moteur de recherche (avec quelles occurences, … ?). Si vous souhaitez activer cette fonction il faut (le process n’est pas très « Google» … ;-) )

  1. Entrer sur la home page « Paramètres Analytics»  de votre compte
  2. Cliquer sur « Modifier»  sur la ligne de votre profil de site web
  3. Cliquer sur « Modifier»  en haut à droite de l’encadré « Informations sur le Profil du site Principal» 
  4. En bas de cette page, cliquer sur « Effectuer le suivi de la recherche sur site» 

Google Analytics Recherche interne sur site

Une fois arrivé ici, il faut vous paramétrer le suivi de recherche. La première chose à faire est d’indiquer le paramètre de recherche de votre site. Exemple pour notre blog, le paramètre de recherche est « s»  car l’adresse d’une page de résultat issue de la recherche « truc»  est « http://www.converteo.com/blog-conversion/index.php?s=truc» .

Le choix de supprimer ou de conserver les paramètres d’URL implique la chose suivante : si vous décidez de la conserver, Google Analytics conservera dans le rapport autant de pages différentes recherche.php=?recherche1, recherche.php=?recherche2, … que de recherches effectuées. Si vous décidez de supprimer les paramètres d’URL, Google retiendra que recherche.php a « fait»  n pages vues sans préciser les paramètres (n correspondant au nombre de recherche). Sachant que la fonction « Site search»  permet d’analyser les recherches en détail, supprimer les paramètres permet de rendre vos rapports un peu plus propres.

Dernier point : les catégories. Les catégories permettent de distinguer les produits. Si nous avions plusieurs catégories (Article, brève, video, …) de contenu, notre page de résultat aurait par exemple pour URL : « http://www.converteo.com/blog-conversion/index.php?s=truc&category=article» , et ajouter « Category»  comme paramètre de catégorie permet de segmenter les différentes recherches par… catégorie ;-)

Pour aller plus loin, je vous encourage à aller voir 3 blogs qui traitent fréquemment de l’utilisation un peu plus active d’Analytics:
- www.analytics.fr / The Analytics Factor (en français), rédigé par le responsable Google Analytics Europe du Sud
- Lunametrics, le blog de Robbin Steif, consultant US agrée Google Analytics, qui a écrit plusieurs posts sur le filtrage et la segmentation sous Analytics.
- Le blog Webanalytics d’OX2, confrères spécialisés dans la webanalyse où Julien Coquet donne quelques conseils.

N’oubliez pas notre article d’il y a quelques mois concernant le choix de la largeur du champ de recherche (qui peut être adapté à l’usage qu’en font les utilisateurs !)

Résultat du sondage nature du 1er achat sur le Web

Il y a quelques semaines, je faisais le constat que si de plus en plus d’internautes réalisent leur premier achat sur Internet, nous allons bientôt basculer d’un marché de conquête à un marché de renouvellement. Mais comme j’aime ne pas oublier, je vous avais demandé dans un sondage quelle avait été la nature de votre premier achat sur Internet.

Avant de parler des résultats, et d’en faire une rapide analyse, je tenais à vous remercier d’avoir été aussi nombreux à participer. Nous avons été au total 57 répondants à nous rappeler notre première fois sur le Web ;-)

Sans plus attendre, je vous propose de regarder d’un peu plus près les résultats, et mes tentatives d’interprétation… Je ne suis pas dupe sur la représentativité des répondants et de l’audience de ce blog, aucune question qualifiante n’ayant été posée, je ne pourrais pas réaliser de méthode des quotas. Mais je prendrais quand même le risque de m’exprimer.

Résultats du sondage sur la nature du 1er achat sur Internet : 57 répondants

En regardant l’histoire du e-Commerce, on pourra se rappeler que les premiers gros acteurs étaient les libraires numériques, dont le plus connu est Amazon. Alors, quand je vois que le premier achat de 25% des répondants est un livre, je me dis que c’est après tout assez naturel : « produit pas trop cher»  + « e-commerçant connu et crédible»  = « 1er achat sans risque» .

Avec 19%, un achat concernant du petit matériel informatique arrive en 2ème position. Cela me semble cohérent, puisqu’il s’agit là d’accessoires à moins de 100 euros (risque financier limité) et surtout qu’il vise une population d’early adopters/geeks, qui après tout était la première population présente sur le Web, et je suppose la première à acheter sur le Web des produits de son quotidien : du matériel informatique !

Les voyages, qui pourtant en valeur coûtent cher, sont un premier achat sur le Web pour 11% des répondants, ce qui rejoint l’excellente performance constatée de ce secteur sur le Web.

Lorsque j’ai créé le sondage, j’avais pensé aux biens dématérialisés (MP3, VOD, ebook…) mais je n’avais pas pensé aux services. Je me suis fait rappelé à l’ordre par des répondants qui ont par exemple acheté des noms de domaine, qui pour le coup sont uniquement achetables sur le net.

Parce que je ne suis jamais content des résultats, je me suis permi d’essayer d’extrapoler, en croisant la nature de votre premier achat avec un budget moyen par catégorie présentée. Naturellement le budget moyen est critiquable, puisqu’il ne s’agit pas de moyennes constatées sur le terrain, mais de moyennes constatées par un client moyen (moi) lors de ses achats. De toute façon, si j’avais pris les budgets moyens actuels, sachant que certains achats ont été réalisés avant 2000, j’aurai dû appliquer l’inflation… Vous l’aurez compris, je me suis amusé et le résultat est amusant… En moyenne, lors de notre premier achat, nous avons dépensé un peu plus de 100€ sur Internet… Vous en pensez quoi ? Plausible ? En prenant un peu de recul, on constate aussi que nous avons été 78% à acheter un produit/service inférieur à 50€, preuve que le prix a un impact important (qui en aurait douté ?) lors du premier achat.

Bon week end et à lundi

Il fallait que cela arrive !

Il fallait que cela arrive… et c’est arrivé. Nous avons reçu un mail de notre hébergeur ce matin nous indiquant que notre quota de trafic mensuel allait bientôt être dépassé (alors que nous sommes le 22).

Bonjour,
Vous avez souscrit à notre offre start1g pour votre domaine blog-conversion.com. Pour le mois en cours, nous avons détecté que la consommation de votre trafic mensuel dépasse les 80% du maximum autorisé. Pour que votre site ne soit pas interrompu lors du dépassement de la limite, vous avez la possibilité d'acheter du trafic supplémentaire via votre espace client. Il vous est également possible de basculer sur une autre offre pour mieux répondre à vos besoins

Nous avions choisi une solution très low cost au lancement de ce blog et force est de constater que vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire (500 abonnés au flux RSS à ce jour).

C’est une excellente nouvelle que la prise en compte du taux de conversion devienne un passage obligé pour tous les acteurs et qu’elle prenne de plus en plus de place dans les budgets par rapport à l’achat de trafic !

Nous avons donc acheté un peu plus de bande passante pour finir l’année; nous devrions basculer sur de nouveaux serveurs plus rapides en début d’année prochaine.

Merci à tous !

C’est la grève … et la RATP donne l’exemple !

C’est ce court article de NetEco sur le site de la RATP (Transports Publics Ile de France) qui m’a donné l’idée d’aller voir comment la RATP informe ses clients sur l’état du trafic et à quel point celle-ci est capable d’adapter son site internet à la situation actuelle.La problématique de la RATP est compliquée pour de multiples raisons :

  • Il faut prévoir une forte disponibilité de serveurs sur un nombre limité de jours
  • Il faut pouvoir proposer des informations relativement sûres pour ne pas faire de fausses promesses
  • Il faut savoir aller à l’essentiel
  • Il faut s’adresser à des utilisateurs partagés entre le désarroi et l’énervement …

Si l’on parle un peu conversion, c’est parce qu’il est ici question de confiance (une fois de plus), et que la confiance dans la RATP, la gestion de son trafic et la qualité de son site internet se joue aussi pendant ces jours de grève.Et il me semble que le contrat est bien rempli… Lorsque j’entre l’adresse ratp.fr dans mon navigateur favori, un message apparaît discretement pour me faire patienter pendant le chargement de la page, celui-ci pouvant durer quelques secondes (éventuellement quelques dizaines de secondes).

Ratp
Une fois arrivé sur le site, je ne tombe plus sur la page d’accueil classique de la RATP. L’équipe Internet a su mettre de côté les informations inutiles à 95% des visiteurs pour se concentrer sur l’essentiel : la fréquence de chaque ligne. L’heure du dernier bulletin est rappelée pour montrer que l’information est rafraichie régulièrement. A bien y regarder, il n’y a quasiment pas un seul mot superflu. A noter la colonne de gauche qui rappelle les autres points de contacts possibles pour les clients: le numéro de téléphone, le site mobile… ainsi que les liens pour retrouver le site « classique»  de la RATP.
Ratp
Le point-clé à retenir, c’est que le texte a souvent un impact fort lorsque le tri d’information est fait en amont par le responsable Internet, et d’autant plus lorsque le client recherche une information précise (information produit, lien de navigation, etc.). Il est souvent beaucoup plus rentable de mettre en avant – sans forcément avoir recours à des images au graphisme élaboré – la proposition qui convient à 95% des visiteurs, quitte à reléguer la suite sur des liens annexes. Comme le disait hier un responsable de site e-commerce avec lequel nous discutions, le site est comme un linéaire de supermarché qu’il faut savoir optimiser… et c’est ce pour quoi nous nous battons tous au quotidien ;-)

Bons d’achats & E-Commerce : quels impacts sur le chiffre d’affaires ?

Image FotoliaVoici un article très intéressant en provenance de chez Get Elactic concernant l’utilisation des bons d’achat par les consommateurs.

Saviez vous qu’aux Etats-Unis il s’achètera cette saison pour 25 milliards de $ de bons d’achats (en magasin ou en ligne) et que ces bons seront achetés par plus de 50% des américains de plus de 18 ans ?

Cela suffit à en faire une bonne raison d’implémenter ce type d’outils sur votre site internet. Mais il y en a d’autres: faire de la trésorerie positive, diminuer les coûts des ventes (un acheteur avec un bon d’achat est un utilisateur captif), et même encaisser directement environ 30% du montant des bons d’achat. Vous avez bien lu: les chiffres US montrent qu’environ 30% des bons d’achat achetés ne sont jamais utilisés ou finissent par expirer. Cela a représenté l’année dernière plus de 8Md $, et rien que 43M $ pour BestBuy, l’équivalent de la Fnac locale ! L’UFC-Que-Choisir américaine a même décidé de communiquer ces montants aux consommateurs pour leur faire prendre conscience des enjeux.

Bons d'achat et e-commerce

Les raisons à cela : manque de temps, désintérêt de l’acheteur pour les produits concernés par le bon d’achat… ou pire : faiblesse de l’offre ou même ruptures de stock sur les produits sélectionnés. Inutile de préciser qu’une mauvaise expérience avec un bon d’achat n’encouragera pas à revenir acheter sans ce petit plus ! L’autre point à noter, c’est que si ce bon avait été utilisé, le consommateur aurait quasi certainement dépensé plus que la valeur faciale du bon d’achat (cela dit, il faudrait vraiment que le complément soit suffisamment signicatif pour que le total « Bon d’achat + complément – Coût des produit»  représente plus que la valeur du bon d’achat lui-même ;-) )

Si vous arrivez à éviter les problèmes de stock qui peuvent conduire à une mauvais expérience d’achat avec un bon, il y a tout de même fort à parier que la rentabilité des bons d’achat soit fortement positive – dans la mesure où les process de gestion des bons d’achat (mise en place technique, service client) ne vous coûtent pas trop.

A noter que certains petits malins ont bien cerné une frustration forte de la part d’une partie des bénéficiaires de bons d’achat… Il existe aujourd’hui une place de marché qui permet aux consommateurs de s’échanger leurs bons d’achat – surement pour les mêmes raisons que celle qui font que PriceMinister génère un énorme volume d’achat-vente de cadeaux de Noël… en janvier ;-)

Crédit Photo: Maria.P. – Fotolia.com

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