Le taux de conversion du business model Freemium
Sébastien Provenchet, rédacteur du Blog Praized faisait part dernièrement dans un de ses billets des performances en terme de conversion d’un business model Freemium.
Freemium désigne un modèle dans lequel le service de base est gratuit (free) et les services avancés (premium) sont payants. Dans notre vie de tous les jours, et surtout sur Internet et dans le monde du logiciel, cette approche est très populaire. Entre Meetic/Match, LinkedIn/Viadeo, Flickr, SecondLife… vous avez tous souscrit au moins une fois à ce système basé sur l’expérience et la frustration. Orientés BtoB ou BtoC, ces sociétés vous offrent un service de base vous permettant de vivre l’expérience nécessaire pour se faire un avis. Il est aussi possible d’offrir l’ensemble des services mais pour un délai limité… Dans tous les cas, on parie sur votre rapide appropriation/attachement au service et surtout sur le fait qu’on va créer de la frustration lorsque vous arriverez à la limite des fonctionnalités disponibles ou de la période d’essai. Ainsi, en vous proposant à portée de clic une solution qui va venir répondre à votre besoin (besoin plus ou moins artificiel qu’on a créé avec la version d’essai), on a de fortes chances de vous voir souscrire à la version premium.
Qu’en est-il de la performance de ces modèle ? Un business model intelligent ne suffit pas à booster un taux de conversion, qui lui est le fruit de multiples variables, et par conséquent difficile à anticiper.Les sociétés interrogées sur la performance de leur offre ont indiqué qu‘en moyenne leur taux de conversion était de l’ordre de 3%. Pas terrible… !Comment expliquer cette performance ? A priori la notion d’expérience est fondamentale dans ce modèle, mais c’est une arme à double tranchant. Essayer signifie pouvoir prendre conscience du service/produit. Cela signifie aussi pouvoir lui donner une valeur (valeur perçue), mais une valeur due à l’expérience, et non pas une évaluation influencée par la communication ou les avis extérieurs. L’utilisateur se fait un avis et dès lors soit il y avait satisfaction et la valeur finale perçue se retrouve supérieure à la valeur perçue initiale, ou il y a insastisfaction et la valeur perçue finale et inférieure à la valeur initiale. Or dans la décision d’achat (passage au premium), c’est la valeur finale qui va entrer en jeu et être comparé au prix du premium.Vous comprenez donc que laisser les utilisateurs avec votre produit et ensuite les faire payer vous oriente déjà vers des problématiques de type rétention/fidélisation. Il faut en effet que le client soit satisfait pour envisager qu’il puisse payer. Mais plus encore, il faut que l’expérience lui ait fait percevoir une valeur de votre produit/service supérieure au prix affiché pour le premium. Enfin, vous avez essayé de créer un besoin par l’utilisation de ce modèle, et naturellement s’il est gratuit d’essayer, cela devient facile de croire au besoin (par exemple: Twitter ?
). Quand il s’agit de payer, il faut être convaincu du besoin.Pour terminer, il ne faut jamais oublier la dimension marketing d’une offre. Est-ce que le service répond à un vrai besoin ? Quelle est la légitimité du premium et de son niveau de tarification ? Y-a t’il des solutions concurrentes ? Peut-on aussi les expérimenter ?Le niveau moyen de 3%, proches des taux observés en moyenne dans l’e-commerce, peut facilement justifier que le modèle ne doit pas être appliqué à tort et à travers. Au delà des moyennes, il serait intéressant de connaître les taux qui peuvent être atteints lorsque ce business model est parfaitement adapté à l’offre.









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Selon Nicolas Koenig, qui insiste surtout sur la distinction entre open source et solution propriétaire, le choix d’une solution open source peut vite coûter cher pour cause de difficulté à adapter l’outil. On pourra citer notamment le manque/absence de service support, de documentation, ou tout simplement les problèmes techniques et « bidouilles» nécessaires pour le webmaster puisse adapter son site à son offre et à son positionnement, démarche ô combien légitime et inévitable.Quand je précise « coûter cher» , ce n’est pas nécessairement une question de coût facial. Lorsque vous effectuez un choix pour votre business, il faut utiliser une logique mettant oeuvre le concept du ROI. Dès lors il ne faut pas oublier de considérer et chiffrer :- Le temps supplémentaire que vous mettrez à développer votre site : coût salarial en terme de facturation interne (les gens qui bossent sur ce problème ne sont pas disponibles pour se consacrer à une autre problématique), impact business en terme de chiffre d’affaires perdus et coût stratégique car vous risquez de perdre votre position de first mover- L’indisponibilité du site que vous provoquerez si vous avez des difficultés à le modifier/gérer : coût salarial, perte de chiffre d’affaires immédiatement et à plus long terme car impact sur la satisfaction client et la rétention/fidélisation- Les performances business plutôt médiocres dues à un site moins convaincant/rassurant car moins adapté (par exemple avec un panier moyen qui sera plus faible).Pour revenir sur le dernier point, la question clef qui revient en premier est « vend-on de la même manière des t-shirts et des DVD ?» . La réponse est non.Votre élément de différenciation n’est pas seulement ce que vous vendez, mais la façon dont vous le vendez et le mettez en avant : la manière dont est organisée votre page d’accueil (meilleures ventes ? produits récents ? information textuelle sur l’offre… ?), votre processus d’achat (2, 3, 4 étapes ?), vos fonctionnalités (liens contextuels entre vos produits, click-to-call, ugc, …) et des multitudes d’autres choix à opérer (call-to-action, 


Cela faisait quelques temps qu’avec Thomas nous nous posions la question de la refonte de notre blog. Pas question de changement radical, mais d’optimisation, histoire de profiter de tout l’espace disponible… Espace sur notre page (colonne vide) et espace sur le Net (envahir la toile, avec le taux de conversion pour credo). Plus sérieusement, vous l’aurez compris, il était question d’optimisation de notre référencement et de l’expérience utilisateur.